Rhinocéros, p
t96 SUCCESSION DBS ÊTRES.
« ToyoQS aujourd'hui disparaître peu à peu la « genette, et même la civette et richneumon, et quoique à moitié domestiques ^ »
Quatrième proposition. — H n'y a point eu (depuis la création des êtres vivants) de révolution générale, extraordinaire du globe, de cataclysme.
M. de Blainville dit, en parlant des okts : a Une « seule espèce de ce genre a cessé d'exister, esa pèce qui, en Europe, complétait le genre, « comme il Test en Asie et en Amérique , espèce « plus faible et habitant la partie de l'Europe la « plus anciennement civilisée et en même temps (( peut-être la plus peuplée, ce qui a dû hâter sa « disparition du nombre des êtres encore existe tants aujourd'hui, en sorte que Tétat des a choses, par rapport à ce genre, ne demande ce aucun cataclysme, aucun changement dans « les conditions actuelles de la terre, mais seulece ment des progrès incessants dans le dévelop- « pement de Tespèce humaine en Europe. )>
Il dit, en parlant des petits - ours fossiles : c( Leurs ossements ont pu être entraînés, soit c( réunis, soit séparés, et souvent déjà brisés,
i . yiverrasy p. 94,
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« avec les matières de diverse nature que roulaient « les eaux atmosphériques, dans le lieu de dépôt « où nous en trouvons aujourd'hui quelquesce uns par hasard, sans qu'il y ait eu besoin de a catastrophe ni de changement dans les milieux « ambiants pour en déterminer la destruction. )>
Ainsi, selon M. de Blainville, point de révolution extraordinaire, immense du globle, point de cataclysme; des races éteintes, mais par des causes naturelles, lentes, par Tinfluence de rhomme ^ des lacunes dans la série animale vivante, mais remplies par Tintercalation des races éteintes; enfin une création unique et complète.
C'est, de tout point, l'opposé des opinions de M. Cuvîer : des créations multiples et successives; des lacunes dans la série animale, et que rintercalation des races éteintes ne remplit pas *, des populations entières et propres détruites, et détruites par des causes plus puissantes que les causes ordinaires et lentes, par de grandes révolutions du globe, par de vrais cataclysmes.
Enfin , et comme si, entre nos deux auteurâ, l'opposition devait s'étendre à tout, M. Cuvier suppose des créations successives, progressives, qui sans cesse s'élèvent et se perfectionnent, et
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M. de BlaioTÎHe suppose, au contraire, une créatioD unique complète, parfaite» et qui se dété* riore, s'altère sans cesse par des destructions, par des extinctions successives.
H ne reste plus qu'à voir quel est celui des deux, de M. de Blainville ou de M. Cuvier, qui s'est trompé, ou plutôt ce qu'il reste à voir, c'est le Cait qui décide entre eux, savoir, s'il existe, ou non, des dépouilles des populations nouvelles parmi les dépouilles des populations anciennes»
L'examen, ou, plus exactement, l'étude de ce grand fait sera l'objet de mon dernier chapitre.