‹ Onvriers du temps passéChapitre 4 sur 36 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

ouvrières, notre maître à tous, M. Levasseur, tenait compte des résultats obtenus ^

Après plus de six ans, et maintenant que la bataille est décidément gagnée, il est permis de se reprendre et d'y voir plus clair. Si j'entreprenais de récrire ce livre juvénile, je sens bien que je ne le referais pas absolument tel qu'il est. Sans rien abandonner (tout au contraire) de mes conclusions primitives, j'en atténuerais probablement l'expression. Il était nécessaire, en 1898, de frapper fort, d'insister avant tout sur l'extrême diversité des modes d'organisation du travail, sur la prépondérance du travail libre, l'étroitesse de la sphère réservée au travail en jurande. Aujourd'hui, il faudrait se défier de certaines affirmations un peu brutales et un peu sommaires, analyser d'un peu près la notion de hberté du travail. On s'apercevrait que cette notion est, sous l'ancien régime, plus complexe qu'il ne semble tout d'abord ; que si le travail « Hbre » s'oppose très nettement à la jurande, il n'est pas du tout incompatible avec une forte dose de réglementation. Il y a, si bizarre que cela paraisse, des « communautés libres », des « statuts » dans ces communautés, quelquefois môme — tant la langue juridique d'autrefois est imprécise — des « jurés » 1

Tous ces correctifs devraient trouver place dans une édition refondue. Getteédition devrait aussi, sans

(1) Voy. aussi G. Fagniez, Corporations et syndicats, 1905, p. 31 cL suir.

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