SCÈNE VIII
Les mêmes, LAURENCE.
LAURENCE
Vous ne m'en voulez pas, monsieur Maxime, 4e vous avoir laissé seul un instant?
maxime.
Robert m'a tenu compagnie.
ROQUEFEUILLE, à part.
Attention! RoquefeuiJIe... prévenons-la! (Bas à Laurence.) Met.,.
LAURENCE
Platt-il?
ROQUFFEUILLE, louuant.
Moi?... Ah ! mes amis, je cr»»is que je nie grippe»
maxime.
Mais ce que je ne vous pardonnerais fias, madame, cVst de nous avoir enlevé madame de Vanvrea, si je n'étais assuré que c'est pour euipéclier sou dépirt.
LMJRENCB,
Précisément !
ROQUEFEUILLE, min» jeu.
Méfiez-vous !
Vous ilîlos ?.••
ROQUEFEUILLE, fabani temblut de croire qu'elle 4 isterrompu Robert.
Tudi3?
ROBERT
Moi, je n*ai pas soufflé mol.
RÛQUEFEUILLE, h Lumee.
II n'a pas souffla mot!
LAURENCE
Ah ! je croyais, (a part.) Qu'est-ce qu'ils ont donc ?
ROBERT, b» à Muine.
Va donc !
LAURENCE
Et de quoi parliez-vous quand j'ai interrompu Totre conversation i Y u-t-îl de l'indiscrétion à vous le demander?
MAXIME, i part.
Comment arriver?
ROQUFEUILLE, à part.
Voyons donc comment il va se tirer de là? '
maximc, but.
Ah! oui, madame, jo racontais à ces messieurs quelques | articula ri lés de mes voyages. Je disais que l'Europe, qui se croit à la léle de la civilisation, a été distancée sur certaines sciences p.ir quelques peuplades océaniennes. La divination, par exemple.
LAURERCE.
La divination!
ROQUEFEUILLE, k part.
Voilà le moyen détourné.
' LAURENCE
Veus croyei à cette science ?
MAXIME
Oui, madame; mais jetais une différence extrême entre la science de M. Desbarolfes et celle des naturels de Nouka-Hiva.
ROBERT, tut»
Au fait!
MAXIME
Exemple, la chiromancie !
R0QUEFEU1LLE.
AU! l'y voilà!
MAXIME, reprenut.
La chiromancie peut, tout au plus, faire connaître le passé. Donnez-moi votre main, s'il vous platt!
ROQCCFEUILLE, bat, à Laurence.
Ne la donnez pas!
LAURENCE
lia main!
ROBERT, à part.
. EuQnl
ACTIÎ DEUXIÈME, 41
ROQUEFEUILLE, bu.
Ne la donnez pas!
LAURENCE, tant comprendre*
Biais...
ROBERT
Donne donc ta main, chère amie!
ROQUEFEUILLE, a part.
Alors, il n'y a qu'un moyeu, (a Laurence.) Donnez- moi l'autre.
MAXIME, bas, à Rub-rt.
Prends ta montre et compte une minute.
ROBERT
Je comprends !
MAXIME
Main de race f madame. Hum !
ROQUEFEUILLE, prenant faalre mata* Tout à fait aristocratique ! (Robert compte, et regarde Roquefeoille.)
MAXIME
Eh bien, qu'est-ce qu'il dit donc, lui?
ROQUEFEUILLE.
Je fuis la contre-épreuve,
Expliquez-moi donc?
ROQUEFEUILLE.
Nous allons tous dire la bonne aventure, belle dame!.*. Laissez faire!
ROBERT, bas, a Maxime.
Compte!
MAXIME
Eh bien, madame, vous avez la main longue, les doigts effilés... vingt...
ROQUEFEUILLE.
Quarante I s
MAXIME
Et, ce que nous appelons ia maiti psychique... quarante.
ROQUEFEUILLE.
Quatre-vingt!
MAXIME
Qui doit servir merveilleusement les conceptions d'une intelligence supérieure.
ROBERT, bas, à Maxime.
Ça y est I
MAXIME, de mémo.
Soixante pulsations 1... Le pouls est excellent!
ROQUEFEUILLE.
Ça y est I Cent vingt! Une lièvre de cheval!
Comment?
ROQUEFEUILLE.
Une fièvre de cheval !
ROBERT
Tu es fou, ou ta montre ne va pas!
ROQUÏFEUILI.E.
Ma montre ne va pas? La montre de ma mère!
ROÉÉRT.
Au diable! Voyons la langue!
fcOQUEFEtJirLti.
Voyons la langue! (a paru) Ouf! et d'utieLfA uareMe.)Oh! vous n'en êtes pas quille, madame. .. il parait que ce n'est pas Uni.
LAURENCE
Comment ?
MAXIME
Dans Part de la divination, madame, là maid n'est que la première page du litre...
Laurence»
Quelle est la seconde ?