‹ Onze jours de siègeChapitre 44 sur 74 · ROBERT, LAURENCE · texte numérisé non relu

ROBERT, LAURENCE

ROBERT

Ma femme se dit malade, et *e porta à merveille I Nous allons bien voir... Vous me fuyez, Laurence?

LAURENCE

Moi?

ROBERT

Restez» je vous prie... on croirait que je tous fais peur.

LAURENCE

Oh!

ROBERT

Et j'avoue que je serais moi- même tenté de le croire un peu, à voir le soin arec lequel vous m'évitez.

Je vous évite?

ROBERT

Vous ne direz pas, je suppose, que c'est le hasard seul qui met un tiers dan» tous nos tète~i-tèle, et élève sans cesse une barrière entre nous deux?

LAURENCE

Mais si, vraiment... Je n'ai pas remarqué...

ROBERT

Vous ne sauriez croire, ma chère Laurence, le plaisir quo vous me faites en me parlant ainsi ; car, d'honneur, j'en étals presque arrivé à douter de votre affection I

LAURENCE

Oh! quelle idée, Robert I

ROBERT

Ah! dame, cbère amie, vous le savez, le cœur peut se lasser, à la fin, d'aimer seul. ^ de battre 'seul, et sans qu'un autre, cœur lui réponde, et/ alors... Venez donc vous asseoit auprès de moi?

LAURENCE; «ffrftjée»

Merci! merci!

ROBERT

Encore I Vous vous éloignez quand je vous appelle?

LAURENCE

Je ne m'éloigne pas ! (Elle ««!*.)

Venez donc, je vous en prie I

LAURENCE, iWrtDt.

11 le faut bien 1 .

ROBERT

Ah ! Et maintenant, ma chère Laurence, que nous sommes

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