‹ Onze jours de siègeChapitre 45 sur 74 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

l'un près de l'autre, non plus comme de vieux époux, mais comme de jeunes amants, me direz- voua quel est le sujet de vos préoccupations T

LAURENCE

Je vous assure...

ROBERT

Depuis huit grands jours, ne vivons-notu pas comme des étrangers ?

LAURENCE, voulant M lever.

Robert!

RORERT.

La! voyez, à l'instant même où, pour la première fois, je vous trouve* seule, vous voulez déjà nie quitter. Vous ne ne m'aimez pas.

LAURENCE

Je ne vous aime pas ! (a part.) Quel supplice !

ROBERT

Est-ce une jeune fille? est-ce ma femme qui me parle?

LAUREPiCE, à part.

Oh I mon Dieu 1

ROBERT

Je vous comprendrais si vous étiez mademoiselle de Croix au lieu d'être madame Maubrny, et si mon amour...

LAURENCE

Mais, je vous assure qu'il n'en esl rien, je...

ROBERT

Si vous m'aimiez, vos yeux se bnisseraient-ils devant les mÎL-ns?... Si vous m'aimiez, me trouveriez-vous ridicule et ennuyeux? Si vous m'aimiez, repousseriez-vous le bras qui

enlace Votre taille ? (il lui prend la taille.)

LAURENCE, au comble de l'afiUtkw.

Robert ! Robert !

ROBERT

Je VOUS aime, moi ! (U veut U preudre dans art bras, elle ae débat.)

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