CHAPITRE IX
Départ pour l'intérieur. — Les femmes qui trottent. — Mixco. — Àntigua. — Un gérant d'hôtel trop mélomane. — Le clou de rue. — Les trois volcans. — Le tremblement de terre. — Chimaltenango. — Saragoza. — Patzizia. — Le relais ambulant. — Tepam. — Les puces et les rats. — Côtes et descentes.
— Chichoi. —Los Encuentros. — Mon cocher devient aphone.
— Totonicapam. — Salcaja. — Quesaltenango. — Allemands et Chinois. — La chambre à quatre lits. — De l'hygiène en général. — De tremblements en tremblements.
J'avais formé le projet d'aller visiter le lac d'Atitlan et les volcans dont les plus élevés dominent rancienne capitale du Guatemala, la ville d'Antigua; je devais également pousser jusqu'à Quesaltenango» qui est la principale ville du pays, afin de me rendre compte des richesses cafetières, ces régions étant des centres très renommés de la culture de cette admirable plante.
Je m'étais enquis des moyens de faire la route : il n'y avait qu'une solution, le cheval ou le mulet; on pouvait bien se rendre à Quesaltenango en diligence en trois jours, mais par une tout autre route. Je préférai d'ailleurs le premier mode de locomotion, avec ses arrêts à volonté et la liberté de mouvements. A grand'peine je pus me procurer un cheval, deux mulets pour mes malles et un mozo. S'il est une chose difficile à Guatemala, où l'on a pourtant des facilités de vie, c'est