‹ Onze mois au Mexique et au Centre-AmériqueChapitre 64 sur 157 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Départ pour la terre chaude. — La voie étroite. — Jalapa. — Le Lafayette. — Vera Cruz. — Les zapilotes ou les balayeurs municipaux. — Représentation estivale. — Coutumes du pays. — Orizaba. — Le loto municipal. — Concert de cannes à sucre. — L'asphyxie. — Les posadas. — L'armée mexicaine. — Les régiments dédoublés.

Me voici de nouveau en chemin de fer sur la route de Puebla : je ne reste que deux jours dans cette ville aux azulejos flamboyants, et je prends à midi le train de l'interocéanique qui doit me débarquer à sept heures du soir à Jalapa. De la poussière, de la poussière ! K Mémento quia pulvis es et in pulverem reverteris )7 ; je sens que je me transforme moi-même en cendres : je réagis heureusement à temps.

On traverse des plateaux d'un sec à faire rougir de honte le Sahara! A droite et à gauche s'étendent à perte de vue des steppes sans fin, dominées au sud par le pic d'Orizaba et au nord par la Malinche. Nous roulons sur voie étroite; notre wagon, américain, bien entendu, est plus étroit que sur les autres lignes; on y est très secoué» mais en revanche on y est fort mal assis. Je cause avec le conducteur, un Anglais très comme il faut, vêtu d'une redingote bleue à boutons dorés et coiffé d'une casquette très galonnée. Entre

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