CHAPITRE VU
Vera Gruz. — lacer titudes. — Le vent du nord. — La Jatndca. — Le Goatzacoalcos. — Le canoë. — Le confortable dans l'isthme de Tehuantepec. — Jaltipam. — La simplicité dans la toilette féminine. — La forêt vierge. — L'été et Fliiver. — Tehuantepec. — Costumes, mœurs et coutumes du pays. —Les Pintos. ^ Projets de départ.
Vera Cruz est décidément une ville chaude, mais la ventilation y est parfaite , car le vent du nord y souffle avec fréquence. Dès mon arrivée je m'informe du départ de la Jamaïca, le vapeur qui doit me prendre et partir mardi matin. On me répond que ce steamer est encore à Tampico, et qu'il n'y a pas de départ avant sept ou huit jours, à moins que le vent du nord, qui est attendu d'un moment à l'autre, ne permette de sortir que dans quinze jours! Décidément, les voyages sont faciles dans ce pays.
Je retrouve à Vera Cruz un de mes compagnons de la Normandie, M. H***, le chancelier du consulat de France, qui m'exhorte à la patience et me dit que tt manana » nous recauserons de mon départ. Lui aussi a adopté cette formule mexicaine !
21 janvier. — C'est aujourd'hui « manana » , et je rappelle à mon compagnon sa promesse ; il veut bien m'accompagner à toutes les agences maritimes, où