ACTE III^ SCÈNE IV
L ABBÉ
Et VOUS ne refuserez pas, en nouveaux alliés, de vous donner la main...
MAURICE
Non, parbleu ! voici la mienne...
LE PRINCE, déclamant.
Soyons amis, Cinna, c'est moi qui f en convie.
l'abbé, riant.
Et si, pour ratifier le traité, il vous faut un notaire, je vais chercher celui de la Comédie française ! et d'autres témoins encore ! ([1 sort par le fond.)
MAURICE, étonné.
Que dit-il?
LE PRINCE, riant.
Vous ne vous doutez pas de la brillante compagnie qui vous attend dans ma petite maison... ou plutôt dans la vôtre... car, ce soir, vous êtes le maître, le héros de la fête; à vous les honneurs!
MAURICE, avec embarrai.
C'en est trop, prince !
LE PRINCE
Sans compter une nouvelle surprise que nous vou? préparons, une jeune dame charmante, qui désirerait ardemment vous connaître, et l'abbé, qui est maître des cérémonies, e.^t allé lui donner la main pour vous la présenter avant le souper!
MAURICE, avec enibarras.
C'est moi qui vous prierai de me conduire vers elle... (a part, regardant à droit.; ) Pourvu quc d'icï-là jc puissc délivrer ma captive
et la soustraire à tous les regards! (Il s'approche de U croisée à droite, qui
est restée ouverte, el regarde dans le jardm.)