SCENE PREMIÈRE
ANTONIA, à droita 4u speetateur, près d'un métier à brodef, ne brodant pas, et regardant une lettre qu'elle tient à la main ; CORINNE, à gauche, devant uq« labla et écrivant,
ANTONIA, lisant.
« Attends-moi ce matin, ma chère sœur : nous avons à causer « mariage, il se présente un parti qui me convient fort et doit « te plaire... un ami à moi! » (S'interrompant avec joie.) Est-il possible! (Continuant.) « Hu grand seigneur! » (A part, avec tristesse.) 0
ciel ! (Coîtinuant.) « Qui, à tous ses titres politiques et littéraires, « joint celui de comte! » (a part.) Qui donc, mon Dieu? Seraitce monsieur de Marignan... si assidu depuis quelque temps...
On ! non !... (Elle garde le silence et demeure pensive.)
CORINNE, de l'autre côté, à droite, écrivant.
« Mémoires secrets d'une jeune dame pour servir à l'Histoire « de France du xix^ siècle, chapitre xv. Corinne Desgaudets « commence à réfléchir et à comprendre la nécessité d'un éta- « blis.sement. Coup d'œil rapide jeté autour d'elle!... De tous les « hommes de lettres qui l'environnent, le comte de Marignan,