‹ Opéras-comiques (volume 2)Chapitre 234 sur 353 · ACTE III, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE X

CHARLES-QUlNT.

Toi, Babiéça approche ici... tu vas faire diligence...

BABIÉÇA, s'avançant.

Votre Majesté m'avait promis ce matin...

CHARLES-QUINT

Tais-toi... tu m'es trop précieux... ton état d'iiomrae marié est une sécurité...

BABIÉÇÂ.

Pas pour moi. Sire.

CHARLES-QUTNT.

Pour le service du roi et de TÉtat.

BABIÉÇA.

Je ne sais pas ce que TÉtat y gagne... mais moi je sais bien...

(Portant la main à son front.)

CHARLES-QUINT

Cest bon... il y aura des indemnités proportionnées.

BABIÉÇA, secouant la tête.

Proportionnées !... les galions de TEspagne n'y suffiront pas...

CHARLES-QUINT

C'est bon, le dis-je!...

MARGUERITE, à parU

0 mon frère ! (Pendant le dialogue précédent entre Charles-Quint et Babiéça, Marguerite s'est approchée du guéridon à droite, en tournant le dos au roi qui est assis devant la table à gauche. Elle remet dans son aumôniére le pa; ier où est écrit le conte, ec retire l'acle d'abdication de François I^r et le serre sous une enveloppe qu'elle prend sur le guéridon à droite. Elle met l'adresse à cette enveloppe, puis revient vers Charles- Quint qui est toujours assis devant la table à gauch , à causer avec Babiéça. Elle cherthe un bâton de cire que Charles-Quint lui présente ga'arament; elle caclièic son enveloppe devant lui, à sa propre bougie, et lui présente gracieusewsnt son message. Charles-Quint le prend de sa propre main et l'ajoute à ses autres lettres qu'il renferme sous une seule et principale envelo[)pe.)

CHARLES-QUINT

Je remercie Votre Altesse. (Tout en mettant les derniers cachets h sa dernière enveloppe ) Toi, Babiéça, tu seras de retour dans dix jours... n'est-ce nas?...

BABIÉÇA.

Plus tôt si je peux, sire.

CHARLES-QUINT

Bien répondu ! et si tu es revenu avant ce terme , nous te ferons compter deux mille doublons. Pars donc... et à l'instant.

Oui, sire... (Bibléça tire de dessous son niaiiteau le chapeau qu'il a Icmi cacIi^ jusque-la, il le met sur sa tête pour se disposer à sortir.)

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