‹ Opéras-comiques (volume 2)Chapitre 28 sur 353 · SCÈNE [V · texte numérisé non relu

SCÈNE [V

Les précédents, UN DOMESTIQUE, puis MAXExNCE, h ALBERT.

LE DOMESTIQUE, annonçant.

M. le vicomte de La Roche-Bernard.

DESGAUDETS.

Qu'il soit \e, bienvenu !

LE DOMESTIQUE

Et M. le capitaine Albert d'Angremont.

CORINNE, à part.

La passion d'Antonia... (Haut.) Quelle rencontre!...

DESGAUDETS.

Tu le connais?

CORINNE

Non, mais je suis enchantée de le voir.

DESGAUDETS.

Et moi aussi !... (Lui montrant Albert qui parait en ce moment avec Maxence.)

Comment le trouves-tu ?

CORINNE

Très-bien!...

DESGAUDETS.

Tant mieux!

CORINNE, à part.

Très-bien... pour un Africain!... ce sera pour mes Mémoires une page originale. Un portrait chaud et coloré où l'on sentira

le soleil d'Afrique! (Pendant ce temps, Maxence et Albert, qui sont descendus au bord du tbéâlre, saluent Dftsgaudels et sa fille.)

Je n'ai pas perdu de temps, Monsieur, pour profiter de la permission que vous m'aviez donnée... et venant pour mon plaisir, j'ai rencontré mon ami Maxence !

MAXENCE

Qui venait pour affaires. Vous savez. Monsieur, que le comte do Marignan, moi et plusieurs riches capitalistes, nous sollicitons une nouvelle ligne de chemin de fer, et dans le cas où nous l'obtienfirions, nous voulons vous prier d'accepter la présidence du conseil d'administration

DESGAUDETS.

11 faudrait pour cela être actionnaire, et je ne le suis pas!

MAXENCE

Eh bien ! jetez là dedans, comme moi, quatre ou cinq cent mille francs! c'est facile!

DESGAUDETS.

• Pariez pour vous, monsieur le vicomte, dont la forluue est brillante et assurée... mais moi, c'est dureront!

Page 1