‹ Opéras - comiquesChapitre 115 sur 305 · HENRIETTE, MADAME BERTRAND · texte numérisé non relu

HENRIETTE, MADAME BERTRAND

HENRIETTE

Dieu merci! elles me laissent seule!... (se retournant et apercevant madame Bertrand.) Comment, Madame ; VOUS voilà encore!

MADAME BERTRAND

Oui, sans doute; nous venons de nous fâcher pour rien, el nous avions tort, car les femmes doivent s'entendre entre elles, et se prêter secoius et protection contre l'ennemi commun, c'est-à-dire contre les maris, et j'en ai appris sur le vôtre.

HENRIETTE

11 se pourrait!

MADAME BERTRAND

Oui, ma clière voisine. J'attendais qu'elles fussent sorties pour vous parler, parce que vous savez bien qu'elles sont si ba- ^ardes, qu'il n'y a pas moyen devant elles de leur rien confier : avec elles, un secret fait l'effet d'une proclamation; on aurait du profit à le faire tambouriner.

HENUIETTE.

Quoi! vous croyez que mon mari...

MADAME BERTRAND

C'est une horreur, ma chère! et ça n'est pas pardonnable ! Apres quelques aimées de mariage, je ne dis pas, on peut avoir des sujets de plaintes. Le chapitre des consolations ou celui des représailles, c'est possible! Mais le jour même de ses noces, c'est une indignité,

HENRIETTE

N'est-ce pas, Madame? Ah çà! vous savez donc...

MAIJAMI: UKRTRAND.

Est-ce que je ne sais pas tout? Mais j'entends du bruit, peutêtre encore quelque commère qui vient nous (Ipranu'er. Venez chez moi nous serons plus en sûreté pour causer, et je vous conterai tout. N'être pas rentré à une pareille lieure! un lendemain de noces!... ah! quelle horreur d'homme! Venez, ma chère, passons par la petite nielle, nous serons plus tôt chez moi. En vérité, voilà une pauvre petite femme qui est bien à

plaindre. (Elle eutre avec Henriette dans la maison, à gauche du spectateur.]

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