‹ Opéras - comiquesChapitre 118 sur 305 · ACTE m, SCÈNE VI. IH · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE VI. IH

depuis que nous avions muré toutes les portes, j'ai manqué de me laisser choir ; et en me relevant à tâtons, j'ai senti sous ma main une espèce de poignard qui appartenait sans doute aux gens de la maison.

ROGER

Aux gens de la maison !

BAPTISTE

Je l'ai glissé sous ma veste , (a ^oix basse.) et je l'ai là.

ROGER

Donne vite. (Regardant.) C'est la poignée d'une épée. A quoi peut servir un pareil indice? Que vois-je ! un écusson! des armoiries ! Je respire. Voici donc une lueur d'espérance.

BAPTISTE

Est-ce que tu sais quelque chose?

ROGER, sortant.

Pas encore, mais je vais sur-le-champ...

BAPTISTE, l'arrêtant.

Et M. le lieutenant civil, dont tu dois ici attendre les ordres ?

ROGER

C'est vi'ai. Eh bien! va toi-même, va vile chez un de nos voisins qui demeiu-e au coin du faubourg; il saura peut-être à quelle famille, à quel seigneur ces armou'ies peuvent appartenir; et en se rendant chez lui, en le faisant arrêter surle-champ...

BAPTISTE

Le fau'e arrêter! y penses-tu?

ROGER

Je m'en charge. Rends-toi seulement chez le graveur, c'est tout ce que je te demande; ça ne peut pas te compromettre.

BAPTISTE

Jusqu'à un certain point: aussi je ne lui dirai pas mon nom.

ROGER, le poussant.

Fais comme tu voudras, mais va vite et reviens. (Baptiste son

par la porte du fond.)

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