LE DOMESTIQUE
C'est une commission dont Madame m'a chargé, une lettre pour M. le comte de Lowenstein, et je me rends à son hôtel.
SALDORF, prenant la lettre.
C'est inutile, donnez! (Le domestique rentre dans l'hôtel.) FRÉDÉRIC, à part.
0 ciel!
SALDORF.
Vous le voyez, mon cher colonel, je n'ai qu'à parler pour être obéi. J'avais dit à ma femme dft vous écrire, et elle n'a pas voulu se coucher avant d'avoir exécuté mes ordres; je vous remets son invitation.
FRÉDÉRIC, mettant le billet dans sa poche.
En vérité, monsieur le baron...
SALDORF.
Que je ne vous gêne pas. Lisez, je vous prie; moi je m'en vais au bal, parce c[u'il ne faut jamais qu'un mari prenne connaissance des lettres de sa femme; c'est plus prudent, n'est-il
pas vrai ? (il sort par la porte à gauche.)