SCÈNE XV
FRÉDÉRIC, descendant du balcon; FRITZ et sa patrouille paraissant au fond.
FRITZ
Doucement, mes amis, et que votre valeur Soit toujours sur la défensive.
Ah! mon Dieu!
LE CHœua.
Qu'est-ce donc?
FRITZ
J'ai cru voir un volent
Lo loDc; cIl' ce Italcon, !e voyez-vous? — Qui vive!
FRKDÉHIC.
0 ciel!
CHOEUR
Qui vive ! ipii vive!
Il se tait, il a peur.
(Arrêtant Frédéric qui vient de sauter à terre. j( Au voleur! au voirur !
FRKDKIUC, à voix basse.
Tais-toi! tais-loi! crains ma fureur.
FRITZ ET LE CHŒUR
Au voleur! au voleur.
FRF.OERIC, de même.
Tais-foi! tais-toi! c'est une erreur.
FRITZ ET LE CHOEUR
Plus de peur, plus d'alarmes, Nous tenons le voleur.
Quel succès pour nos armes!
Et pour nous quel honneur!
FRÉDÉRIC, à part.
0 mortelles alarmes!
C'est ma coupable ardeur Qui fait couler ses larmes, Et cause son malheur!
FRITZ
La patrouille, je crois, ce soir s'est bien montrée. Au corps-de-garde, allons, suivez-nous promptement.
FRÉDÉRIC, à part. .
0 ciel! quand on saura qui je suis!
(Haut.) Un instant.
FRITZ ET LE CHOEUR
Non, non, suivez-nous sur-le-champ.
(au moment où ils vont l'entraîner, la porte de l'hôtel de Saldorf s'ouvre; deux domestiques en sortent au bruit; puis paraît M. de Saldorf.)