ACTE I, SCÈNE XVI
Pour reposer on n'a pas un instant.
(Apercevant la patrouille qui entoure Frédéric, et qui va remmener.) Mais c'est Fritz qu'en guerrier je vois ici paraître. Qu'as-tu donc fait?
FRITZ
Un coup (le maître.
SALDOKF.
Et ce captif?
C'est un fripon. '
SALDORF.
Où l'as-tu pris?
FRITZ
A la fenêtre.
SALDORF.
D'où venait-il?
FRITZ
De ce balcon.
SALDORF.
Mais c'est chez moi, c'est ma maison!
Je veux le voir. Qui peut-il être?
(Le regardant.) C'est Frédéric!
FRÉDÉRIC, à pari.
Tout est perdu!
Par son mari me voilà reconnu.
SALDORF, riant.
Ah! l'aventure est singulière!
(a Fritz.) Mais je me charge de l'affaire.
(Bas à Frédéric, qu'il prend à part.) Je suis au fait. Comment! fripon, Vous descendiez de ce balcon, De la chambre où repose une jeune ouvrière!
FRÉDÉRIC, à part.
Ociel!
Qui, je le vois, a déjà su vous plaire. FRÉDÉRIC, à part.
Que dit-il?
SALDORF.
Allons donc, entre nous, sans façon.
Convenez-en.
KFIÉDÉRIC, troublé.
Moij je ne dis pas non.
Mais c'était...
SALDOUFj gaiement.
Oh! c'était à bonne intention!
( A demi voix.)
Car c'est toujours ainsi. C'est bon! c'est boni ENSEMBLE.
FRÉDÉRIC
0 moment plein de charmes!
Je renais au bonheur.
Pour mon cœur plus d'alarmes, J'ai sauvé son honneur.
SALDORF.
Dissipez vos alarmes.
Bientôt, heureux vainqueur, Vous reverrez les charmes Qui touchent votre cœur.