‹ Opéras - comiquesChapitre 222 sur 305 · FRÉDÉRIC, HENRIETTE · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIC, HENRIETTE

HENRIErrE.

Eh ! mais, monsieur Frédéric , comme vous êtes agité ! Votre main est tremblante.

fréui:ric.

Moi ! non, vous vous trompez ! Que me voulez- vous? Que Yen iez vous me dire?

Eh! mais, qu'avez-vous donc contre moi?... vous ne me tutoyez pas ?

FRÉDÉRIC, à part.

Je n'ose plus, je n'ose pas la regarder. Pauvre enfant! (Haut.) Henriette, Henriette, ne m'en voulez pas.

HE^RIETTE.

Et de quoi donc?

FRÉDÉRIC, revenant à lui.

Rien, pardon. Que venais-tu m'annoncer?

HENRIETTE

J'ai dit à Madame que vous étiez ici; mais ce qui m'effraie, c'est que maintenant elle est beaucoup plus mal que je ne croyais.

FRÉDÉRIC

Grand Dieu!

HENRIETTE

Elle a cependant voulu vous écrire, pour vous demander un service.

FRÉDÉRIC

A moi!

HENRIETTE

Oui, quelqu'un de bien mall.oureux pour qui elle implore votic pitié à l'insu de M. le baion ; car elle m'a dit de vous remettre ce billet sans lui en parler : le voilà; (Frédéric le prend vivement.) il ne coutient que quelques lignes, et encore, après les avoii' écrites ^ elle s'est trouvée dans un état affreux.

Malheureux que je suis!

HENRIETTE, regardant du coté du pavillon.

Lisez vite, car j'aperçois M. de Saldorf; il cause avec Fritz, mon mari.

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