ACTE II;, SCÈNE VIII
FRÉDÉRIC, lisant le billet pendant qu'Henriette regarde du cêté du pavillon.
« Que s'est-il passé cette nuit, après votre départ? Quelle est cette arrestation dont j'ai entendu parler? je veux tout savoir. Si mon nom a été prononcé dans cette affaire , s'il me faut perdre le seul bien qui me reste, si mon honneiu- est compromis, je n'ai plus qu'à mom-ir, et tel est mon dessein. « Et c'est moi, moi qui en serais la cause! « Je ne puis ni ne dois plus vous voir; mais tantôt, à deux heures, je serai dans le pavillon du jardin, derrière la jalousie ; jetez-y votre réponse, et après, si mes jours vous sont chers, quittez-moi pour jamais ! »
HENRIETTE
Eh bien! la réponse?
FRÉDÉRIC
Je vais la faire et la lui enverrai, (a part.) Oui, à deux heures. (Montrant la fenêtre du pavillon.) Elle sera là, j'y viendrai.
HENRIETTE, regardant toujours à gauche.
Voici M. de Saldorf.
FRÉDÉRIC
Adieu, adieu, Henriette, (ii s'enfuit par i? droite.)