ACTE Ilf, SCÈNE VII
l'RlTZ.
Sa défense!... Ah bien! oui, il n'est plus temps, elle a tout avoué.
FRÉDÉRIC, étonné.
Que dites vous?
SALDORF, le prenant à part , et à voix basse.
Oui, mon cher, et ce que vous pouvez faire de mieux maintenant, c'est de vous taire; car la pauvre enfant est convenue de tout, fort heureusement pour moi qui, sur quelques mots mal interprétés, allais me brûler la cervelle avec vous.
FRÉDÉRIC, cachant son trouble.
Se peut-il! (S'approchant d'Henriette avec confusion et respect.) Comment! Henriette, vous avez dit?...
HENRIETTE, se levant du fauteuil où elle était tombée et se soutenant à peine.
Oui, Monsieur; qu'importe la perte d'une pauvre fille? Je devais trop à ma bienfaitrice pour la laisser soupçonner; diteslui que je n'oublierai jamais ses bontés; mais maintenant (a
■voix basse et avec une expression douloureuse. ) je CrOlS que HOUS Sommes quittes!
FRÉDÉRIC
Mais moi, Henriette, je ne le suis pas envers vous, et je dois témoignage à la vérité. ( a haute voix. ) Oui, je l'aimais, j'en conviens; mais j'atteste que, toujours vertueuse, Henriette n'a rien à se reprocher, et qu'elle n'a d'autre tort que mon amour qui l'a compromise, (s'approchant d'elle.) Ce matin, Henriette, ces richesses, ces trésors que je vous offrais pour réparer ma faute, vous les avez repoussés.