BEPPO ET GIACOMO
Ah ! monsieur le marquis !
MATHÉO, étonné.
Ils vous connaissent?
Oui, ce sont de pauvres diables que j'ai rencontrés ce matin, et à qui j'ai déjà fait l'aumône. Monsieur l'hôte, je veux bien payer leur souper et leur coucher.
MATHÉO.
Ce sera un écu par tête.
LE MARQUIS
Par tête! c'est peut-être plus qu'elles ne valent; n'importe!
MATHÉO, recevant l'argent.
Dès que monsieur le marquis s'y intéresse, il n'y a pas besoin d'autre recommandation.
ZERLINE
Mon père, on va les loger tout là-haut ?
MATHÉO.
Pas dans la maison , sm-tout quand je vais passer la nuit dehors. Jean, vous leur donnerez un morceau, et puis vous les
conduirez vous-mômo à la grange, ici h. côté, (aux autres gens de l'auberge.) Rentrez et préparez le souper de Milord. (a zeriine.) Toi, ma fille, tu vas me reconduire à quelques pas d'ici, jusqu'à l'hermitage, et nous parlerons de ton prétendu. ( Au marquis.) Adicu, monsieur le marquis; j'espère, demain matin, en revenant avec mon gendre, retrouver encore votre seigneurie.
LE MABQTIIS.
Je l'espère aussi, je me lève tard. Adieu, notre hôte, bon
VOVage. Adieu, ma belle enfant. ( Les domestiques rentrent dan» rhôtellet'ie; Mathéo, qui a pris son chapeau et son bàtou, sort par le fond ai^ec Zeriine.)