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SCÈNE VII

LE MARQUIS, BEPPO, GlACOMO.

(Le marquis est assis sur le devant du théâtre, près de la table à droite, et

tient uu cure-dent ; Beppo et Giacomo regardent si tout le monde est parti.)

BEPPO, redescendant le théâtre et prenant la bouteille qui est sur la table, se

verse un verre de vin.

A ta santé !

LE MARQUIS, se retournant avec hauteur.

Hein !

BEPPO, de même.

Je dis à ta santé !

LE MARQUIS

Qu'est-ce que c'est que de pareilles manières?

GlACOMO, le chapeau bas.

Excusez, capitaine, c'est une recrue qui ne sait pas encore le respect qu'on vous doit. (Bas, à Beppo.) Ole donc ton chapeau ! Il n'est pas encore au fait; mais il sort dune bonne maison : c'est un ancien intendant qui veut travailler maintenant en brave et à découvert.

LE MARQUIS

Il ne suffit pas d'être brave , il faut encore être honnête et savoir vivi-e. Je n'ai jamais vu, dans l'origine, de troupe plus mal composée que celle que j'ai l'honneur de commander. Les bandits les plus mal élevés! et si je n'y avais établi l'ordi'e

et la discipline... (a Giacomo, lui montrant une carafe et relevant la manche de son pourpoint.) Vcrse TOOi de l'eau! (a Beppo, tout en se la-

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