ACTE TI, SCÈNE V. 5'R
LE MAItQUIS, froidement.
As-tu donc peur?
BEPPO
Qui les ramène?
LORENZO, en dehors.
Zerline! Zerline! écoute-moi:
C'est ton amant qui revient jirès de toi. ZERLINE, a^ec joie.
C'est Lorenzo!
GIACOMO
Grands dieux !
LE MARQUIS, avec colère.
Ah! j'en aurai vengeance Mais d'ici là de la prudence !
ENSEMBLE
TOCS TROIS, se retirant vers le cabinet. Que la prudence Guide nos pas !
Faisons silence ; Ne nous montrons pas.
LORENZO ET LES CAVALIERS, en dehors.
Qu'on se réveille en cette ciuberge !
Voici de braves cavaliers.
Ouvrez vite! qu'on les héberge!
Ce sont les carabiniers.
(ils frappent de nouveau à la porte.)
ZERLINE, qui pendant le chœur précédent s'est habillée à la hâte, a remis se» souliers, etc.
Mais un instant! un instant! par Notre-Dame! donnez- vous
patience. (Allant à la fenêtre du fond qu'elle ouvre.) Est-CB bien VOUS
Lorenzo?
LORENZO, en dehors.
Sans doute.
ZERLINE
Vous en êtes bien sûr?
LORENZO
Moi et mes camarades, que depuis une heure vous faites attendre.
ZERLINE
Il faut bien le temps de s'habiller! quand on est réveillée eii sursaut. Mais tenez, (jetant une clé par la fenêtre.) VOUS entrerez pai
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la cuisine, et voici la clé; la lampe y est allumée, d'ailleurs
voici lo jour qui COUimcnce à poindre. <FMe rererme la croisée et re-
Tient prés du lit achever s» toilette.') Ui'pêclions-nous h f,^rand renfort dV'pingles; encore f.uit-il être présentable, surtout devant des
militaires; c'est tei'rible! (Le bruit redouble eu bas i gauche; en dehors, on entend Milord.)
MIL<iRD.
Calmez-vous, Milady ! Je allais voir ce que c'était... je avais payé pour le dormir tranquille, et on volait à moi mon argent!