ACTE ni, SCÈNE I. f
Et pour combler tous mes vœux:
Est-il un destin plus heureui'
AIR
Je vois marcher sous mes bannière»
Des braves qui me sont soumis; J'ai pour sujets et tributaires Les voyageurs de tous pays.
Aucun d'eux ne m'échappe.
Je leur commande en roi.
Et les soldats du pape Tremblent tous devant mol.
On m'amène un banquier : — De l'or ! — De l'or ! — De l'or ! Là c'est un grand seigneur : — De l'or! — De l'or! — De l'or! Là c'est un fournisseur : — Que justice soit faite! De l'or! de l'or! bien plus encor.
Là c'est un pauvre pèlerin :
— « Je suis sans or, je suis sans pain! » — En voici, camarade; et poursuis ton chemin. Là c'est une jeune fillette!
Comme elle tremble, la pauvrette!
« Par charité, laissez-moi, je vous pri«!
« Ah! ah! ah! ah!
« Par charité, ne m'ôtez pas la vie ! « Ah ! ah ! ah ! ah ! « Grâce, monseigceur le brigand!
« Je ne suis qu'une pauvre enfant. > CAVATINE.
Nous ne demandons rien aux belles r L'usage est de les épargner ; Mais toujours nous recevons d'elles Ce que leur cœur veut nous donner.
Ah ! quel plaisir et quel enchantement! Le bel état que celui de brigand!
Mais, mais, dans cet état charmant.,