SCÈNE m, SCÈNE IX
« tis, vous m'en avertirez en sonnant la cloche de l'ermitage; «je viendrai alors avec quelques braves, et je m§ charge de « Milord et de Milady. »
TOUS
Grands dieux!
MILORD ET PAMÉLA, tremblants C'est im complot contre nous deux.
(a Lorenzo.) Que veut dire ceci?
LORENZO
Nous le saurons (il parle bas à un de ses soldats.) MU.ORD.
Je tremble. (a Paméla.) Pour toi.
PAMÉLA
Pour vous!
MILOKD.
Non, pour tous deux.
Que l'amour...
jPAMÉLA.
Ou du moins que la peur nous rassemble! LOREÎSZO, au soldat à qui il a parlé bas. Ainsi que je l'ai dit, va, disfiose-Ies tous.
(a un autre soldat, lui montrant Giacomo.) Toi monte à l'ermitage avec lui ; s'il hésite.
Qu'à l'instant même il tombe sous tes coups. (Aui gens de la noce.) Vous, mes amis, cachez-vous vite Derrière ces buissons épais.
(a Beppo.) Pour toi, reste seul ici, reste!
Et si, pour nous trahir, tu fais le moindre geste...
(Frappant sur sa carabine, et lui montrant le buisson à gauctie.) Songe que je suis là! tu m'entends?
BEPPO, tremblant.
Trop bien!
LORENZO
Paix!
(Un soldat est monté avec Giacomo à l'ermitage qui est en haut de la monta' gne, ea face du spectateur. — Le soldat est dans l'intérieur de la chapelle
310 FP.A-PTAVOLO.
on ne voit, par une des fenêtres du clocher, que le bras de Giacomo qui sonne lentement la cloche. — Les carabiniers sont à droite et à gauche dans les ravins qui bordent l2 théâtre. — Dans le bosquet à droite, Francesco, les paysans. — Dans le bosquet à gauche du spectateur, et près de la porte de l'auberge, Lorenzo, Zerline, Milord, Paméla. — Beppo est seul au milieu du théâtre. — La cloche commence à sonner ) EN SK M BLE.