ACTE m, SCÈNE X
LA PBINCESSE.
Que résoudre et tiuel parti preiulro? Amour, ilaigiie nous seconder :
Toi seul ici peux nous guider.
ENSEMBLE
Tendre amour, favorise Notre entreprise; De nous le sort aura pitié.
Car nous avons pour devise :
L'amour et l'amitié.
MADEMOISELLE DE WEDEL, qui a été ouvrir la dernière croiséek Que vois-je sous cette fenêtre?
Un traîneau que l'on a laissé :
C'est un de ceux qui, ce matin peut-être. Sillonnaient le lac glacé.
Quelle idée il m'inspire !
(a la princesse.) Comme moi vous allez souscrire A ce joli projet.
M. DE LINSBERG ET LA PRINCESSE
Mais quel est-il"?
MADEMOISELLE DE WEDEL.
C'est mon secret; Mais à l'espoir mon cœur se livre.
Vite une écliarpe.
M. DE LINSBERG, fouillant dans sa poche, et en tirant un large ruban bleu.
Non; c'est l'ordre de Neubourg!
MADEMOISELLE DE WEDEL, prenant une écharpe qui est sur la toilette de la princesse.
Voilà qui me sufflt. Bientôt, par son secours, D'esclavage je vous délivre...
M. DE LINSBERG ET LA PRINCESSE
Mais quels sont vos projets?
MADEMOISELLE DE WEDEL.
Vous le saurez après;
(Les entraînant.) Il faut d'abord me suivre.
Venez, venez!
ENSEMBLE
Que l'amour favorise Notre entreprise; Qu'il soit avec nous de moitié I
48 LA Nr.IOE.
M.irrlions, maiflioiis sous la devise
!)(• l'aiiiour et de l'amitié.
(Pendant la liloiirncUe de ce morceau, ils descendent par la porte vitrée du fond, et un iniUaut après, par cette porte et les deux cioisécs qui sont restées ouvertes, on aperçoit dans le lointain M. de Linsberg, enveloppé de son manteau et assis dans un traîneau. Mademoiselle de Wedel est devant qui le traîne par l'écharpe qu'elle y a attaciiée. La prin(;csse est derrière, appujée sur le traîneau qu'elle semble pousser. Us marchent avec précaution et d'un air craintif, pendant que l'orchestre reprend eu sourdine le motif de l'air précédent. I<a toile tombe.)