‹ Opéras - comiquesChapitre 77 sur 305 · LE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LE DOMESTIQUE

Monsieur, faudra-t-il que la voiture vous attende?

LÉON

Non, rentrez sans moi dans Paris. Je donne congé âmes gens pour toute la soirée. (Regardant sa montre.) Je suis parti de la campagne à six heiu'es. Dans mon impatience , j'ai pressé mes chevaux, croyant que je n'arriverais jamais, et me voilà ime heure au moins en avance.

MADAME BERTIiAND , à Baptiste , regardant dans la couliaM.

Regardez donc cette belle voiture qui s'éloigne.

BAPTISTE

Et quel est ce jeune seigneur qui vient à nous?

MADAME BERTRAND

Je ne le connais pas.

BAPTISTE

Ni moi non plus. Comme il nous regarde! Si c'était quelque observateur, quelque agent de M. Lenoir? Depuis ce que vous m'avez dit , je me défie de tout le monde.

LÉON

Mes amis , quelle est cette barrière?

C'est celle de Charenton.

LÉON, montrant la droite.

Et voilà le chemin le plus court pour me rendre à la porte Saint- Antoine?

BAPTISTE

Oui, Monsiem-, tout droit jusqu'à une grande maison en pierre avec des colonnes. C'est celle de ce seigneur turc dont on parle tant dans le quartier, un méchant homme, à ce que Von dit.

MAI. A M . lil.ItTUAND.

Un m('cr(^ant qui n'a ni foi ni loi, et qui dprnit'rompnt a fait tiici- im de ses esclaves, parce qu'il avait cassé une tasse de porcelaine.

LÉON

Ah! ah! c'est par là qu'est son hôtol?

BAPllSTi:.

Oui, Monsieui; là vous tournerez à main droite, et vous vous trouverez dans la grande rue (jui conihiit à la Bastille.

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