‹ Opéras - comiquesChapitre 84 sur 305 · ROGER, HENRIETTE · texte numérisé non relu

ROGER, HENRIETTE

Il est gentil, ce seigneur-là !

nOGER.

Vous êtes donc racommodée avec lui?

HENRIETTE

Sans doute; il a l'air d'avoii- de l'amitié pour vous, ça fait que j'en ai poiu* lui. Mais où va-t-il donc comme cela?

ROGER

C'est un secrè*.

HENRIETTE

Ah! c'est un secret, c'est différent. Adieu, Monsieur, (eiu

fait quel<iues pas pour rentrer dans l'auberge. Roger la retient.) DUO.

HKNRIETTE.

Je m'en vas !

On nous attend là-bas.

R^GER, la retenant.

Tu t'en vas.

Tu ne m'écoutes pas ?

HENRIETTE, reitant.

Que vouliez-vous me diret

ROGER

Que pour toi je soupire, Et que ce nom d'époux A mon cœur est bien doux!

Oui, pour toujours je t'aime j Mais dis-le-moi de même.

Laissez-moi! Je m'en vas.

N'arrêtez pas mes pas.

ROGER

Mais sont^e que [leut-être J'aurais le droit ici De te parler en maître, Car je suis ton mari.

go tE MAÇON.

HENRIETTE, faisant la révérence.

Aussi je vous honore !

uo(;er.

Si de me fuir encore Tu m'o=es menacer Je m'en vais l'embrasser.

ENSEMBLE

HENRIETTE

Je m'en vas!

On nous attuml là-bas.

ROGKR, l'embrassant.

Tu t'en vas.

Tu ne m'écoutes i)as.

(a voix basse , montrant le salon de Taubergi». Ils vont à cette dinse Rester jusqu'à demain ; De ce bal qui commence Attendrons-nous la fin?

HENRIETTE

Monsieur, que dites-vous?

Mais, je dis qu'un époux. Sans redouter le blâme.

Peut enlever sa femme.

HEMUETTE.

Au salon on m'attend.

Et j'y dois reparaître?

ROGER

Soit, m.iis pour un instant; Et puis discrètement Tu peux bien disparaître.

HENRIETTE

0 ciel! y pensez-vous' Vous voulez que je sorte...

ROGER

Là-bas, par l'autre porte.

Loin des regards jaloux.

Ici je vais t'attendre ; Daigne à mes vœux te rendre.

J'attendrai, n'est-ce pas?

HENRIETTE, baissant les yeux.

Je m'en vas!

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