ROGER, HENRIETTE
Il est gentil, ce seigneur-là !
nOGER.
Vous êtes donc racommodée avec lui?
HENRIETTE
Sans doute; il a l'air d'avoii- de l'amitié pour vous, ça fait que j'en ai poiu* lui. Mais où va-t-il donc comme cela?
ROGER
C'est un secrè*.
HENRIETTE
Ah! c'est un secret, c'est différent. Adieu, Monsieur, (eiu
fait quel<iues pas pour rentrer dans l'auberge. Roger la retient.) DUO.
HKNRIETTE.
Je m'en vas !
On nous attend là-bas.
R^GER, la retenant.
Tu t'en vas.
Tu ne m'écoutes pas ?
HENRIETTE, reitant.
Que vouliez-vous me diret
ROGER
Que pour toi je soupire, Et que ce nom d'époux A mon cœur est bien doux!
Oui, pour toujours je t'aime j Mais dis-le-moi de même.
Laissez-moi! Je m'en vas.
N'arrêtez pas mes pas.
ROGER
Mais sont^e que [leut-être J'aurais le droit ici De te parler en maître, Car je suis ton mari.
go tE MAÇON.
HENRIETTE, faisant la révérence.
Aussi je vous honore !
uo(;er.
Si de me fuir encore Tu m'o=es menacer Je m'en vais l'embrasser.
ENSEMBLE
HENRIETTE
Je m'en vas!
On nous attuml là-bas.
ROGKR, l'embrassant.
Tu t'en vas.
Tu ne m'écoutes i)as.
(a voix basse , montrant le salon de Taubergi». Ils vont à cette dinse Rester jusqu'à demain ; De ce bal qui commence Attendrons-nous la fin?
HENRIETTE
Monsieur, que dites-vous?
Mais, je dis qu'un époux. Sans redouter le blâme.
Peut enlever sa femme.
HEMUETTE.
Au salon on m'attend.
Et j'y dois reparaître?
ROGER
Soit, m.iis pour un instant; Et puis discrètement Tu peux bien disparaître.
HENRIETTE
0 ciel! y pensez-vous' Vous voulez que je sorte...
ROGER
Là-bas, par l'autre porte.
Loin des regards jaloux.
Ici je vais t'attendre ; Daigne à mes vœux te rendre.
J'attendrai, n'est-ce pas?
HENRIETTE, baissant les yeux.
Je m'en vas!