‹ Opération d'ovariotomie suivie de guérisonChapitre 4 sur 8 · HISTOLOGIE DE LA TUMEUR, PAR M. LE D' CHAUVIN · texte numérisé non relu

HISTOLOGIE DE LA TUMEUR, PAR M. LE D' CHAUVIN

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4. Tissu conjonctif rubané et fibres élastiques constituant la paroi des kystes.

2. Éléments conjonctifs , noyaux et cellules réunis en amas et constituant les saillies de la surface interne des kystes.

3. Eléments altérés (probablement de nature conjonctive) formant les saillies extérieures avec dépôts calcaires.

%#. Eléments en suspension dans le liquide purulent,

Les deux kystes principaux diffèrent essentiellement l’un de l’autre. Nous ne nous occuperons pas des deux petits kystes déjà décrits, leur importance étant secondaire au point de vue de l’anatomie pathologique.

Nous examinerons successivement le liquide et les parois de chaque kyste.

49 Liquide du kyste hypogastrique, kyste purulent.

* Ce liquide présente une consistance que l’on peut comparer à celle de la crème. Son odeur est fade. Il est onctueux au toucher.

L’acide acétique concentré, l’acide nitrique le coagulent en partie, mais la masse liquide ne se prend pas en gelée.

Si l’on ajoute une portion de ce liquide à une quantité égale d’éther sulfurique rectifié, ce dernier se colore bientôt, et si on l’abandonne à lui-même un certain temps et qu’on le décante ensuite, il reste, après l’évaporation de l’éther, une notable quantité de graisse. La potasse dissout ce qui s’est précipité dans le liquide une fois traité par l’éther, et donne à la masse une coloration d’un rouge noirûâtre.

L'examen micrographique démontre différents éléments dans ce premier liquide :

Une quantité énorme de globules pyoïdes et purulents dont les caraclères sont nettement tranchés ;

Des cellules de 5 à 6 centièmes de millimètre, à parois parfaitement distinctes (quelques-unes ont une paroi à double contour), contenant une masse de granulations graisseuses très-réfringentes ; elles n’ont pas de noyau apparent;

Quelques cellules de dimensions à peu près égales, pâles, avec un noyau collé contre les parois de la cellule, contenant un liquide transparent , et quelques rares granulations réfringentes; ces cellules se rapprochent de cette forme à laquelle Virchow a donné le nom de physalide ;

Enfin, en grande proportion, des granulations graisseuses libres flottant dans le liquide, les unes isolées, les autres réunies en amas régulièrement arrondis, comme si elles avaient été contenues dans une cellule dont les parois auraient été détruites.

20 Liquide du kyste supérieur, ou kyste hématique.

La consistance de ce liquide est très-prononcée; il est filant, d’une coloration rougeâtre, presque chocolat. Il n’est pas transparent. Doux au toucher, il offre cependant une certaine différence entre la sensation qu’il détermine et celle que produit le premier liquide.

Quelques gouttes d’acide nitrique versées dans ce liquide le font

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prendre instantanément en une gelée blanchâtre, épaisse, et se solidifiant complétement.

Ici les éléments micrographiques sont plus simples.

On ne rencontre que quelques granulations graisseuses ou protéiques éparses dans le liquide. Les seuls éléments qui prédominent, et qui sont assez nombreux, sont des globules sanguins présentant toutes les altérations qu'ils offrent habituellement quand ils sont soustraits à la circulation. Les uns sont libres , les autres sont empilés comme des pièces de monnaie. Les uns sont nettement arrondis, les autres crénelés, irréguliers dans leurs bords. Il y en a de colorés, de pâles ; d’autres enfin renferment quélques granulations. :

En résumé, le premier liquide est constitué par des éléments purulents , et par une assez grande quantité de graisse en suspension dans un liquide peu albumineux ; le deuxième liquide est de nature hématique, et contient des globules sanguins et une énorme proportion d’albumine. Le,

Parois des kystes. — Les parois de ces kystes, dont les caractères ont déjà été étudiés, sont formées par du tissu conjonctif dense et serré. Elles sont constituées par des fibres rubanées, contournées, intriquées les unes dans les autres d’une manière élégante, comme on le remarque dans toutes les parties où l’on rencontre du tissu fibreux dense. Les fibres qui rentrent dans la constitution de ces rubans sont tellement serrées, qu’il est impossible d’y retrouver Jeurs éléments celluleux, perdus qu’ils sont dans la substance inter-cellulaire. Cependant l'acide acétique , en faisant pâlir cette dernière, finit par en mettre quelques-uns à découvert.

Les rubans conjonctifs sont entremêlés d’un grand nombre de fibres élastiques qui les traversent dans tous les sens. Enfin, ici et là, au milieu des fibres, on aperçoit quelques amas de granulations graisseuses,. |

La surface externe de ces kystes est dépourvue, dans la presque totalité de son étendue, de revêtement épithélial. Les parties qui sont recouvertes d’épithélium pavimenteux sont rares et limitées à un espace peu considérable. Sur cette surface externe se rencontrent de nombreuses excroissances de quelques millimètres d’étendue et d’élévation, ressemblant à des-errues, et présentant, en certains points, une consistance et un aspect qui les rapprochent du tissu cartilagineux. Ces verrues sont formées par la conglomération de cellules fortement serrées les unes contre les autres, allongées , fusiformes, sans noyau apparent, semblant se rapporter à des éléments conjonctifs altérés, et au milieu desquels on trouve des espaces remplis par une substance calcifiée.

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