‹ Opération d'ovariotomie suivie de guérisonChapitre 5 sur 8 · EE + D · texte numérisé non relu

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De même que la surface externe , la surface interne est dépourvue de revêtement épithélial. Cependant le liquide est séparé des parois du kyste par une couche peu épaisse d’une matière amorphe, qui pâlit avec les acides faibles, et qui contient une assez grande quantité de granulations réfringentes, ainsi que quelques amas d’hématine amorphe.

On trouve également sur la surface interne des excroissances de formes variées, analogues à celles de la surface externe ; elles sont seulement plus nombreuses, plus larges, et surtout moins denses. Elles affectent des dispositions très-diverses : quelques-unes ressemblent, pour la forme, aux colonnes charnues du cœur; elles sont blanchâtres, peu consistantes, friables et dépourvues de calcifications. La nature de leurs éléments est plus nettement appréciable qu'au dehors : les éléments du tissu conjonclif s’y voient très-bien ; seulement, noyaux et cellules fusiformes, tout cela est volumineux et - granuleux. Les éléments, en un mot, offrent les caractères de ceux qui constituent les tumeurs à prolifération active. Comme dans les excroissances extérieures, ils sont réunis par une matière amorphe peu abondante.

En résumé, les parois des kystes sont formées par un tissu conjonctif dense, sans revêtement épithélial bien marqué, présentant quelques excroissances de même nature que les parois, mais dont les caractères et la disposition différent.

REMARQUES. — Jusqu'à ce que l’ovariotomie ait été pratiquée assez souvent en France pour permettre de poser des règles générales, relatives à ses indications, à son exécution, ainsi qu’à la manière d’en diriger les suites, le soin de tous ceux qui publieront un fait devra être d'en faire ressortir les particularités essentielles.

Je réduirai à quatre les points sur lesquels je désire m'arrêter un instant,

À. Est-il nécessaire, avant de pratiquer l'ovariotomie, d'essayer quelques-unes des méthodes anciennes ? |

Evidemment, s’il s’agit d'un kyste uniloculaire à parois minces, à liquide séreux, l’ovariotomie doit être rejetée sur le dernier plan. Elle le sera de mème si le diagnostic n'est pas solidement posé, s’il y a du doute sur la multiplicité des poches et sur la nature du liquide. Dans ce cas, une ponction devient indispensable pour s’éclairer et ne pas exposer les jours de la

Lu

malade en la soumettant à une méthode grave, alors que des moyens moins dangereux pourraient la soulager et la guérir. Mais lorsque tout est clair et palpable, lorsque le diagnostic est assis sur des signes évidents , quelle utilité y aurait-il à ne pas aborder franchement la méthode? Qu’espérer des ponctions, même répétées, à chacune des poches? Qu’attendre d’une injection iodée ? N'est-ce point courir après un danger tout en poursuivant de vaines espérances?

Chez ma malade, par exemple, que serait-il advenu si j'avais seulement fait une ponction dans la poche hypogastrique, dont les parois étaient minces et friables ? I] se serait fait très-certaineinent un épanchement de quelques gouttes de pus dans le péritoine. Cette poche, qui s’est déchirée sous l'action du gros trocart, se serait déchirée sous la pression du petit; et si elle a déversé son liquide en dehors de sa canule en l'absence de toute pression, comment n'en aurait-elle pas perdu lorsqu'on aurait légèrement comprimé l'abdomen, ainsi qu’on le fait dans toute paracentèse ?

J'ai donc été heureusement inspiré de m'abstenir chez cette femme de toute méthode accessoire, et de m’arrêter du premier coup à l’ovariotomie. Je crois done sage de conseiller d’en agir ainsi toutes les fois que le diagnostic de la multiplicité des kystes aura un cachet de certitude incontestable. |

B. Le trocart que M. Charrière avait eu la bonté de me préter pour mon opération présentait deux renflements, dans le but de permettre qu'à l’aide d’une ligature on fixât solidement les parois du kyste sur l'instrument.

Cette disposition, favorable en un sens, est défavorable en un autre ; car ces renflements, en faisant à la poche une ouverture plus grande qu’il ne convient, peuvent faciliter l'écoulement des liquides au dehors de la canule; circonstance toujours regrettable et qui peut entrainer des dangers, quand les liquides contenus sont hématiques ou purulents. Et d’ailleurs cette ligature n'est-elle pas encore une manœuvre qui allonge l’opération, déjà assez compliquée par elle-même, tout en admettant

. que l’on soit favorisé par la simplicité du cas ?

J'ai donc pensé que l’on pouvait remédier à cet inconvénient

en se servant d’un érocart cylindrique, au lieu d’un trocart à

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