‹ Opérations chirurgicalesChapitre 5 sur 22 · Kœberlé, Observations d'ovariotomie. Paris, 1865. p. Gl · texte numérisé non relu

Kœberlé, Observations d'ovariotomie. Paris, 1865. p. Gl

Néanmoins dans les cas ordinaires de la pratique la plupart des chirurgiens se servent indinëremmcnt de toutes sortes de pinces qu'ils ont sous la main et se tirent ainsi d'affaire, tant bien que mal; mais dans la pratique des opérations de gaslrotomie où de nombreuses pinces doivent être appliquées parfois dans les régions profondes de la cavité périlonéale, l'usage de ces instruments présente des inconvénients et des dangers qui m'ont conduit à les modifier et à les perfectionner, pour les appliquer ensuite d'une manière courante et en grand nombre à toutes les opérations. C'est alors, en 1865, que je fis fabriquer par M. Elser, d'après un modèle confectionné par moimême, des pinces assez analogues comme forme aux pinces à pansement des trousses de Charrière, avec des anneaux pour les doigts, à articulation fixe, munies d'un encliquetage destiné à les maintenir fermées et à permettre de saisir avec la même pince des tissus à la fois épais ou très-minces, avec une très -forte compression et avec précision. La livraison de la première douzaine de ces pinces, dont je n'ai pas cru devoir modifier depuis la forme et les proportions, et qui ont d'ailleurs été conservées par ceux qui les ont contrefaites, a eu lieu le 17 décembre 1865, sous le nom de pinces croisées. Ces mêmes pinces me servent encore. Ce sont elles que j'ai appelées successivement: pinces à cliquet, puis pinces à pression et enfin pinces hémostatiques, en 1868.

Les pinces à arrêt, soit à vis, soit à ressort, à coulisse, à crémaillère, avec des mors dentés ou excavés, remontent à une date ancienne. On les trouve figurées avec des formes plus ou moins massives dans les Leçons de chirurgie de Tagault*, dans les Œuvres de Paré^ de Fabrice de Hilden',

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