‹ Opérations minières dans la province de Québec pour l'année 1904 [microforme]Chapitre 2 sur 27 · PE EE · texte numérisé non relu

PE EE

sam fat Aron

À l'extrémité de ce lac existait un petit poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson ; ce poste est abandonné depuis deux à trois ans, mais la McKencie Trading Co., a construit auprès un petit cump en bois où elle tient un dépôt d'effets et de provisions. De ce lae on prend la rivière Nikaubau, jusqu'au lac Nikaubau, le pays traversé est plat, formé de sable argileux avec une assez grande abondance de petit bois où le cyprès et l'épinette noire dominent. Nous étant arrêtés près de ce lac nous avons exploré du côté sud-ouest les rivières Foamfalis et Askatiche dont les vallées sont également plates, montrant le même terrain sableux argileux et du petit bois dont une partie récemment brûlée.

La rivicre Askatiche assez considérable est la décharge d'un très grand lac dont nous n'avons aperçu que les baies. D'après nos guides il serait bien plus grand que marqué sur les cartes et parait être le chemin pour rejoindre les eaux du St-Maurice. Ce lac formerait une grande nappe d'eau parallèle au lac Nikaubau !

Du lac Nikaubau on suit ‘pendant 14 milles une chaine de lacs de

dimensions moyennes jusqu'à la hauteur des terres qui est représentée par une ligne de collines boisées d'une cinquantaine de pieds d'élévation dont l'altitude est de 1275 pieds audessus de la mer. De ce point on descend par un terrain ondulé et sarni de petit bois et une rivière étroite avec 3 ou + portages pour arriver au grand lac Obatogoman qui décharge par la riviere du méme nom dans la rivière Nottawav. Ce lac qui n’a été qu'in completement arpenté renferme plusieurs centaines d'iles de dimensions variables, celles que j'ai visitées étant formées de wranit,

Vers l'extrémité du lac on rencontre le contact de la formation Huronienne qu'on suit alors constamment et on peut alors commencer à prospecter pour Îles minéraux de cette formation. On continue »lors la route en marchant quatre portages par une rivivre étroite courant dans un terrain ondulé couvert de petits bois avec quelques élargissements formant de petits lacaux jusqu'au lac Chibogomo,

Jusqu'à l'extrémité du lac Obatogoman le terrain est exclusivement formé de wneiss laurentiens dans lesquels on vait de nombreuses veines de pegmatite contenant un peu de mica blane mais pas de dimensions exploitables ; il pourrait se faire cependant que dans l'intérieur il s'en rencontre

de plus grandes dimensions. On trouve aussi en différents points disséminé dans ces gneiss un peu de fer magnétique mais en trop petites quantités. En baut des chutes de la Chaudière on voit de la calcite rose. De l’autre côté de la hauteur des terres j'ai constaté un peu de gravier gris dans lequel en lavant au plat j'ai trouvé une couple de très fines couleurs d’or, mais j'attache peu d'importance à cette indication.

En résumé jusqu'au bout de cette formation Laurentienne je n'ai noté aucun minéral ayant une valeur industrielle ; ce n’est vraiment qu'à partir de l'extrémité N. E. du lac Obatogoman qu'on trouve une variété de roches dignes d'intérêt et j'estime que, à partir du ler. portage vers Chibogomo on devrait commencer à examiner et à prospecter, les roches étant là bien exposées,

DICTRICT DE CHIBOGOMO

Le lac Chibogomo est une grande masse d’eau d’une longueur naviguable de 20 milles environ avec une largeur maxima d'une dizaine de milles et plusieurs baies profondes. On y voit de nombreuses îles quelques-unes formées de granit, d’autres de schistes et diorites, les urèves sont formées de cailloux généralement dioritiques, le terrain est ondulé et couvert de bois où on voit beaucoup de gros bouleaux aptes à lournir de l'écorce à canots. A l'extrémité N. E. on voit les montagnes à la Peinture où Vermillon, du Sorcier, du Jongleur et d'autres d'une hauteur ne dépassant, pas + à 500 pieds. Ce lac a deux décharges dans le lac Doré qui forme la tête de la rivière Chibogomo.

J'ai spécialement prospecté ce district depuis la 1ère décharge du lac

jusqu'i l'extrémité de la Baie McKenzie et sur les deux rives de cette

“ue,

OR

À peu près un mille avant d'arriver à la Copper Pointe on voit sur la crève parmi les cailloux dioritiques, quelques morceaux de quartz jaunâtre : la côte s'élève vour former plus loin la Montagne à la Peinture. A quelques arpents de

la grève on voit de nombreux blocs de quartz et on arrive à un affleure-

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ment que j'ai suivi sur une longueur de 2,000 pieds dans une direction Est Ouest. Au point le plus élivé, à l'Est, à environ 80 pieds audessus du lac, la veine est bien caractérisée par une masse de quartz paraissant plonger verticalement . le mur au S. E. est bien net et dans le sens transversal j'ai mesuré 30 pieds de quartz qui est ensuite couvert de terre et d'arbres ; je n'ai donc pu rejoindre l’autre mur et on se trouve en consé-

quence en présence d’une masse considérable.

Ce quartz est le même que celui trouvé au bord du lae et on y voit de l'or en plusieurs endroits en petits grains dans le quartz. On voit aussi de la pyrite par petites poches et parfois cette pyrite est cuivreuse, En quelques parties de la veine le quartz est caverneux ce qui est dû probe blement à la décomposition de la pyrite. Cette prrite elle-même contient de l'or. J'ai écrasé imparfaitement au marteau du quartz ne présentant pas d'or visible et dans presque tout les échantillons de quelques livres seulement ainsi traités puis lavés au plat, j'ai trouvé des couleurs généralement fines. J'ai

fait alors briser différents morceaux de quartz dont j'ai retiré | < moreeaux

montrant de l'or et j'ai lavé au plat les débris représentant environ une

centaine de livres. Le concentré du poids de 8 onces environ montrait de nombreuses couleurs et à l'analyse à donné 9 onces, 4 d'or et 3 onces, 6 d'argent à la tonne soit à #20 l'once d'or et $0,58 l'once d'argent une valeur de S190 par tonne de concentré. Un échantillon de quartz ne montrant pas d'or ni de pyrite a donné

Or. 0, onces 45 par tonne Arwent 0. onces .10 par tonne

Pyrite de fer mélangée de roche

Un échanullion de pyrite cuivreuse de cette veinc pris par M. P. MecKenzie et analysé par M. E. J. Donald a donné 3 onces, 21 d’or, soit une valeur de $64.

Les autres échantillons ont été pris par moi et analysés par M. M. L. Hersey.

D'autres échantillons de quartz n’ont pas donné d’or ou des traces, le plus élevé ayant donné 0. onces .04, soit 80 cents par tonne.

En lavant la terre dans le voisinage de la veine j'ai trouvé, dans chaque plat, des couleurs très fines s’élevant jusqu'à 30 couleurs dans un cas. De la veine au Jac j'ai également lavé de la terre Qui m'a donné des couleurs. J'en ai aussi trouvé à l’atfleurement de la veine de cuivre à Copper pointe, dans la direction de la veine dans une roche rouillée au sommet de la Montagne à la Peinture, de l’autre côté de cette montagne sur la baie du Portage et dans les crevasses de roches à l’entree de cette baie. De tous ces faits je conclus que la veine de quartz en question est bien du quartz aurifère dans lequel l’or se rencontre à l’état tres divisé et que la pyrite contient une notable proportion d'or. Les couleurs d’or trouvées dans la terre proviennent de la desintégration de la roche et de la

décomposition des pyrites. Sans vouloir préjuger de l'importance de cette veine qui ne peut être établie que par d’autres travaux, j'estime qu'il y a lieu de la prospecter avec soin dans tout ses atHleurements et d'étendre ce

prospect à toute la région de la Montagne à la Peinture, des couleurs ayant té trouvées à une couple de milles an N. E. des affleurements.

CUIVRE

M. J. Richardson (C. G. 1870-71 page 304) a mentionné la pyrite de cuivre sur le bord du lac Chibogomo, près de la Montagne à la Peinture ; ct M. McKenzie a constaté l'existence de chalcopyrite et de bornite dans cette région sur une pointe qu'il a appelé Copper Pointe ; quelques coups le mine en cet endroit ont montré un commencement de veine d'une couple de pieds d'épaisseur dans iequel on voit ces deux variétés de minerai mélangé avec du quartz, la veine paraît se diriger dans une direction nord, à roche encaissante, étant une variété de diorite schisteuse que Richardson appelle schiste chlorité dans laquelle on voit aussi des morceaux de chal- “opyrite. Îlnya pas assez de travail de fait pour caractériser ce prospect, mais il est intéressant et vaut la peine d’être développé. Un

chantillon de chalcopyrite massive a donné à l’analyse :

Cuivre ne Ce S59 On OI 0MRONCeS par ton VAlaN CU Argent. . ii fé 5 à $ 1

Un échantillon pris M. McKenzie et analysé par Donald à donné :

231902 + .VERCOS ... 1 once, 46

Un autre échantillon essayé pour or seulement a donné : ++. 0'ONCE, Lo

Avant lavé des débris terreux trouvés dans des crevasses de cette veine, j'y ai trouvé des couleurs d'or.

La veine de quartz aurifère ci-dessus mentionnée renferme des petites poches de pyrite de cuivre et en prospectant sur le sommet de la Montagne à la Peinture j'y ai trouvé de petites veines de quartz avec un peu de chalcopyrite.

M. Low dans son rapport de 1892 à 1895 page 257, remarque que ces dépôts de prrite de fer et de cuivre se trouvent, au point de vue géologique, dans les mêmes conditions que les dépôts de nickel de Sudbury et qu'il n'est pas impossible qu'on en trouve dans cette région, quoique les analyses faites n’en montrent pas.

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