DISTRICT MINIER DE CHIBOGOMO
Dans le rapport de 1904, au retour de mon exploration à Chibogomo, j'écrivais ee qui suit : “Je ne saurais trop attirer l’attention sur ce nouveau district et les découvertes qui s'y sont faites, car je le considère comme appelé à jouer un role important dans l'avenir industriel de notre Province.” Je suis heureux de mentionner aujourc'iui, la réalisation de ces prévisions
A la suite de l'exploration de 1904, un syndicat fut formé par M. P. McKenzie sous le nom de C'ubogomo Mining Co. Ltd , pour mettre ces découvertes en valeur, et ils'assura les services de M. John D. Haruman, ingénieur des mines et expert des plus dintingués.
M. Hardman visita donc ee distriet au printemps de 19), ct pubiia un rapport pour la Compagnie et des articles spéciaux dans la “ Canadian Mining Review ” d'août et de septembre, dans lesquels il donne une opinion très favorable sur l'amiante et sur l'or: ce dernier étant la spécialité de M. Hardman, je cite son vpinion au sujet de la grosse veine de quartz de 40 pids de l'He Portage.
és
La moyenne de l'or libre dans tous les échantillons essayés atteint la somme de $2.50 par tonne ; de ce nombre sept échantillons ne contenaient pas d'or, En séparant les échantillons trouvés dans la grosse veine, celle de 40 pieds, de ceux qui venaient d'autres endroits, la moyenne de l'or libre a été trouvée de $3.14 par tonne, montant, je dois le dire, très satisfaisant et très surprenant pour moi, Pour montrer toutefois l'extréme variété dans la teneur en or libre des échantillons, je puis dire que la plus petite que j'ai tronvée était de 40 centins par tonne de quartz, tandis que la plas haute était de S11.4S. Sous ce rapport, on doit tenir compte que les échantillons de l'exeavation centrale étaient d'une bien plus grande valeur que ceux des excavations à l'Est et à l'Ouest, Le plus riche échantillon, celui de S1L48 à la tonne, venait de la première, comme aussi celui de $S.64 et celui de $S.00, et je suis d'opinion que la distribution de l'or n'eit pas uniforme dans la grosse veine, mais qu'il y à enrichissement à certains eudroits et que l’excavation centrale üpparait certainement comme un d'eux.”
“ La valeur approximative totale de ce quartz en or a été déterminée après des essais sur un grand nombre d'échantillons, comme rariant de $S à $10 par tonne.
* D'après 36 lavages au plat, l'or libre était représenté par 83 à
la tonne. L'or n'est pas également distribué. mais présente'les varia- [=] tions habituelles à tous ies dépôts connus : cependant la haute teneur de $3 en or libre dans un dépôt d'aussi grande dimension donne = l'espoir de résultats satisfaisants, quand les conditions de transport
permettront de l'exploiter pratiquement.”
Dans la même saison de 1905, M. A. P. Low aujourd'hui directeur de la Commission Géologique d'Ottawa fut chargé d'étudier la géologie de ce district qu'il avait déjà traversé plusieurs fois dans ses expéditions vers le nord,
M. Low à publié en février 1906 un rema“quable rapport qui contient une foule d'informations pratiques qui seront d'un grand aide aux prospecteurs de ce district. [1 fait une classification rationnelle pratique des roches de cette région et compare certaines d'elles aux roches du riche distriet de Cobait Le rapport est intéressant du commencement à la fin, mais j'en ai extrait les points saillants que je cite ci-après textuellement pour l'information du publie.
DESCRIPTION GEOLOGIQUE
À cause du bouleversement général des roches et de la présence
de masses éruptives acides et basiques dans toute cette partie du pays,
la géologie de la région décrite dans ce rapport, est variée et c;mpliquée,
Le pays en général est presque plat, ce qui fait que peu de sections des roches se presentent en aflleurements comme dans d'autres endroits. De grandes surfaces sont couvertes de marais, où de petits monticules seulement se montrent au-dessus du niveau de l'eau, rendant dans ce eas la géologie une question d'opinion plutot que de fait, La surface de Ja terre ,crme est généralement couverte d’une végétation touffue et d'un épais tapis de mousse. qui cache les aspérités des roches qui seraient aisément vues autrement,
Les conditions et les inconvénients énumérés plus haut limitent la description géolouiquesuivante prineipaloment aux roches trouvées le long des cours d'eau suivis pendant l'exploration et les couleurs
géologiques sur la carte couvrent seulement d'étroites bandes, sans prétendre décrire la surface entière.
Plus des trois quarts de la surface de la région sont occupés par des roches éruptives ne laissant que de petites espaces pour les terrains sédimentaires. Parmi ces deruiers sont classés les calcaires horizontaux et les dolomies quartzeuses de Mista-sini, Ils ressemblent beaucoup aux calcaires de l'Huronien Supérieur des environs du Lac Supérieur, mais comme ils ne renferment pas de fossiles, on ne peut définir leur âge d’une mauière certaine. Des masses de conglomérats et d'arkose à grains fins associés avec de la diabase sont trouvées sur les rives nord, ouest et sud du Lae Wakonichi, dans la partie nordouest du Lac Uhibogomo et à la téte de la Rivière Chibogomo. Les éléments des conglomérats varient en dimension jusqu'à un diamètre de plusieurs pieds et sont surtont composés de différents granits avec quelques cailloux de diabase vert-pale et des masses rondes et plates de schistes vert-foncés.
Les roches d'arkose associées avec les corglomérats varient en texture d'un grain très fin à un grain moyen, et sont composées surtout d'éléments à moitié arrondis indiquant l'action de l'eau. Ils sont en grande partie forinées de feldspath et de quartz et une quantité variable de mica, hornblende et chlorite et paraissent avoir été déposés dans l'eau comme des débris des roches, qu'on voit ainsi dans leur voisinage immédiat, Ceci s'accentne davantage par le changement dans la composition de l'arkose dans les différents endroits; ainsi lorsqu'elle repose sur le granit, elle est rouge et entièrement composée de fragments de cette roche ; en d'autres endroits où elle eit supposée reposer sur un pius vieux schite vert-foncé, eile contient beaucoup moins de felspath rouge et plus de quartz et de chlorite verte,
Le ciment des conglomérats et dans une moindre proportion celui de l’arkose à gros éléments, est une roche verte basique maintenant pre-que ou entièrement changée en chlorite et sericite et généralement schisteuse, La présence de ces minéraux indique l'origine éruptive de la matière qui leseimenteet que probablement des pluies de cendres ou une éruption de diabase recouvrirent les elements alors libres des conglomérats on de l'arkose, dans les eaux peu profondes le long des rives d'une ancienne mer. À certains endroits, spécialement le long de la côte sud-ouest du lae Wakonichi, des cailloux et des masses isolées de conglomérats se trouvent à différents niveaux dans la masse des roches vertes basiques et semblent indiquer que ces dernières
étaient primitivement descouches de roche trappéennes dans lesquelles flottaient des parties de conglomérats, se classant peut-être dans cette masse fluide, par différence de densité.
On suppose que les couches de conglomérats et d’arkose sont de la mème époque que les roches semblables trouvées dans la région ouest du lac Témiscamingue, Elles reposent là en discordance et contiennent dans leurs couches inférieures, des cailloux d’une espèce de schistes tordus, qu'on suppose être l'équivalent de roches anciennes appeiées Kewatin, tandis que les couches supérieures appartiennent à l’Huronien Inférieur. Dans la région que nous examinons, ce contact des conglomérats avec les couches inférieures de schistes tordus n'a pas été constaté, les seuls contacts observés étant ceux des conglomérats et des granits inférieurs, mais comme nous l'avons déjà dit les Conglomérats contiennent généralement des cailloux d'un schiste basique et l’arkose eu certains endroits consiste en une matière fine comme celle qui pourrait résulter de la désagrégation de ces schistes. Ainsi il ÿ a peu de doute que les schistes Kewatin forment en certains endroits les couches inférieures de ces lits comme ils le font à l’ouest du lac Témiscamingue,
De petites étendues de gneiss cristallisés, ressemblant à des roches Laurentiennes, ont été constatées dans certains endroits de cette réé.on, surtout le long de la Rivière Chibogomo et au dessus du Lac Asinitehibastat et sur la Rivière Obatogoman,
Les véritables roches ignées acides ou basiques sont représentées en de nombreux points. Les roches basiques sont plus répandues et représentent probablement trois éruptions ou plus, séparées entre elles par de longs intervales de temps. La plus grande partie de ces roches est de la diabase variant de grain moyen à grain très fin, rendue plus où moins schisteuse par la pression et souvent par la décomposition eu chlorite et schistes Comme nous l'avons déja dit, 11 est très difticile de distinguer entre les couches de différents àges dans de telles roches sans contact actuel entre les anciennes et les nouvelles séries et, malheureusement de tels contacts n'ont pas été observés dans la région Si des zones de la diabase schisteuse du Kewatin ont des affleurements, ils n'ont pas été reconnus et ont été confondus avec la diabase compacte et schisteuse qui comprend des masses de conglomérats et d'arkose, La diabase est seulement feuilletée par endroits et des étendues censidérables peuvent 5e trouver où elle est compacte, soit plate soit en petits dômes arrondis,