‹ Opérations minières dans la province de Québec pour l'année 1905 [microforme]Chapitre 18 sur 26 · FT VE · texte numérisé non relu

FT VE

La diabase avec ses produits altérés et les schistes avec les couglomérats associés et l’arkose, forment le sous-sol dans plus de la moitié de la région décrite dans ce rapport. Partant du contact avec les couches supérieures de calcaire de Mistassini, une bande large s'étend à l’ouest et au sud-ouest embrassant la plas grande partie des rives dn lac Wakonichi et s'étendant jusqu'au nort-est de Chibogomo où elle est traversée par du gabbro plus récent et du granit. La diabase apparait encore dans la païtie sud-ouest de ce lac et continue toujours vers le sud-ouest jusqu’au Lac Obatogoman où celle s'élargit et embrasse une zône s'étendant du granit de la partie est du Lac Obatogoman à celui du lac Presqu'ile, à une vingtaine de milles dans le sud-ouest. [L'extrémité ouest de la surface des roches de Wakonichi s'étend du côté ouest de la zône de granit à la rivière Chigobomo et ensuite vers l’ouest comprenant la région aux environs des lacs Ruch et Five-Miles jusqu’au côté nord du Lac Opemiska où elle est coupée par une masse de gabbro. Sa. limite au sud de ce lac est déterminée par les contours irréguliers des masses de granit et de gabbro qui la séparent de la zône sud du Lac Obatogoman. Dans la direction nord, du granit et du gabbro du Lac Opemiska. de la diabase et de la diabase schisteuse sont trouvées le long de la rivière Chibogomo à son confluent avec la rivière Obatogoman, à nne courte distance en bas de laquelle elles sont remplacées par du granit au sud, En plus de ces larges zônes de diabase, des étendues moins considérables se trouvent remplissant les intervalles entre les différentes masses de granit et de gabbro dans la partie au centre de la carte, tandis que des petites bandes de schistes verts sont souvent remarquées dans les masses de ces denx différentes roches.

La diabase se trouve en de larges masses horizontales dont les parties supérieures ont été usées par l'action de la glace qui leur donne l'aspect de petits dômes arrondis, où on la voit en <on état originaire et nou devenu schisteuse par la pression, Cet état de la diae base indique son éruption par des issues venant de l'intérieur jusqu'à ce qui était alors la très mince écorce terrestre. Si la diabase s'est étendue en forme de laccolithes entre les différents lits de roches strs ‘:tiées d'une manière semblable aux éruptions de la Baie du Tonnerre, du Lac Supérieur, toute trace de ces eonches supérieure à disparu par la dénudation, Si l'épanchement s'est fait à la surface comme le long de la côte est de la Baie d'Hudson, l'érosion à enlevé tonte la partie supérieure de la masse qui eut alors laissé Voir une structure amygdaloidale due à une expansion des gaz contenus dans la masse fondue

près de la surface, En l'absence de toutes preuves, la nature de l'éruption peut seulement se décrire comme äppartenant à une de ces deux classes.

Les passages reliant l'intérieur avec les conches de disbase peuvent être représentées par les masses de serpentine constatées sur les bords de la Baie MeKenzie, du Lac Chibogomo, qui s'étendent probablement à l'est sud-est et à l'ouest sud-ouest dans la région aceidentée dont il à déja été parlé, Cette serpentine se trouve maintenant sous forme de longues bandes étroites mélées avec des bandes semblables de diabase sehisteuse, des conglomérats et de l'arkose toutes dues à l'aplatissement et à l'allongement des masses de ces roches par la pression, La serpentine forme deux et peut-être trois de ces bandes s'étendant sur plusieurs milles le long de la Baie MeKenzie. Cette roche est le produit de la décomposition d'une diabase à gros grain riche en olivine, et suivant la règle ordinaire des éruptions, que la matière basique sort la dernière, elle représente probablement la dernière période d'éruption de la diabase qui alors à rempli les orifices en s'y refroidissant, I n'y a pas de preuves qui établissent d'une facon certaine que 11 serpentine appartenait à l'éruption de la diabase de

l'Huronien int-rieur et non pas à celle de l'époque Kewatin.

Le gabbro et les roches anorthosites de la région sont prebablement les différentes phases d'une éruption. Leur grossière texture cristalline indique un lent refroidissement à une profondeur cousidéable de la surfsce, pendant que leur contact avec la diabase schisteuse montre qu'ils ont pénétré cette dernière et qu'ils sont par conséquent plus récents d'âge ; les plus grandes nasses de ces roches sont de forme irrégulière, et s'étendent à l'est de la montagne du Sorcier et la partie nôrd-est du Lac Chibogomo eu traversant le Lac Doré jusqu'au Lac Simon sur la Rivière Chibogomo. La seconde grosse masse est d'environ trois milles de large et s'étend sur plusieurs milles à l'est et à l'ouest le long du coté nord des Lacs Opemiska et Mikwasach.

Les roches volcaniques acides sont représentées par trois différents granits. Le plus vieux de ceux-ci, de couleur Juge où rose, un granit à horneblende et miea, se trouve aux environs de la partie nord-est du Lac Wakonichi plus bas que les conglomérats de l'Huronien Inférieur, dont la plupart des cailloux roulés qu'on y voit dérivent de ce granit. Un second granit à horneblende et mien se trouve sur ie coté ouest de ce lac où il coupe Îles congiomérats et la diabase schitease, et est par conséquent du Post Huronien Inférieur : Ce granit est de cou-

leur plus claire que le précédent et la hornblende est souvent transformée en séricite ce qui change la roche en granit protogine. La zône du Wakonichi s'étend probablement à plusieurs milles à l'ouest et peut être reliée avec de petits dépots de granit, sur la Rivière Ch;bogomo quelques milles plus bas que le Lac Asinitchibastat. Une large zone de granit semblable se trouve sur la moitié sul du Lac Chibogomo, et s'étend ensuite à l'ouest vers la moitié sud du Luce Doré. On la voit encore sur le second élargissement de la Rivière Chibogomo et ensuite sur les cotes occidentales du Lac Simon et de là jusqu'au côté ouest du Lac Asinitchibastat On trouve ensnite du granit de ce genre sur le côté sud des lacs Opemiska et Milwasach et eusuite à l'est le long des branches de la Rivière Obatogoman. Il est très p.obable que ces diverses zones se joignent pour former une longue masse irrégulière s'étendant du Lace Chibogomo au contluent des rivières Chibogyomo et Obatogaman. Quand il est en contact avec le gabbro, le granit est la roche pénétrante, Une autre petite zône de granit hornblende micacé, du rose au rouge, a été constatée le long de la Rivière Obatogoman, au Lac Mukwacha, elle est peut-être le prolongement de celle du Lac Chibogonio.

Le troisième est probablement le granit le plus récent de la région et s'étend du sud à la limite de la carte et de plus loin que lahauteur des terres au lae Obatogoman où on le trouve jusqu'au détroit Lemoine, Du granit semblalÿe se rencontre sur le coté sud du Lac Eau Jaune et le long des rives sud et ouest du Lace Presqu'ile, Il est essentiellement un granit à mica biotite de ‘couleur variant du blane au rosepâle, à grain moyen, et montrant rarement une structure de gneiss, Il contient beaucoup de feldspath avec de la biotite foncée mais peu de quartz.

Les phénomènes glaciaires remarques se limitent à la direction de

stries, dont deux séries ont été reconnues, la plus ancienne étant N. a" E. et la nouvelle N. 30" E.

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