‹ Opérations minières dans la province de Québec pour l'année 1905 [microforme]Chapitre 21 sur 26 · LES TERRES RARES DE LA PROVINCE DE QUEBEC · texte numérisé non relu

LES TERRES RARES DE LA PROVINCE DE QUEBEC

Par FH. NAGANT, INGÉNIEUR-CHIMISTE

On désigne sous le nom de terres rares un groupe spécial d'oxyiles métalliques difficilement réductibles, assez voisins les uns des autres par leurs propriétés chimiques et physiques, et qui se trouvent le plus souvent associés ensemble dans un certain nombre de minéraux relativement rares, tels que la cérite, la gadolinite, la monazite, la samarskite, la thorite, la fergusonite, le zireon, ete. Ces oxydes cons tituent, pour la plupart, des bases puissantes combinées, dans la nature, aux acides silicique, titanique, phosphorique, niobique, tantalique, auxquels s'ajoute le Huor. Comme exemple de fluorure, on peut citer la fluocérite qui contient environ S0 pour cent de cérium avec un peu d'yttrium. Mais, ordinairement, les minéraux qui contiennent des terres rares sont des plus complexes et renferment, outre toute une série de terres rares proprement dites, beaucoup d'autres oxydes métalliques tels que ceux d'uranium, de fer, de manganèse, de la chaux, de l'alumine, de la magnésie, ainsi que de petites quantités de plomb, de bismauth, d'étain, ete.

On connait actuellement une vingtaine de terres rares que l’on peut classer en quatre groupes principaux :

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