‹ Opérations minières dans la province de Québec pour l'année 1906 [microforme]Chapitre 2 sur 33 · QUÉBEC IMPRIMÉ PAR CHARLES PAGEAU · texte numérisé non relu

QUÉBEC IMPRIMÉ PAR CHARLES PAGEAU

Imprimeur de Sa Très Excellente Majesté le Roi

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HON. JEAN PRÉVOST, Ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, Québec.

Monsieur le Ministre,

J'ai l'honneur de vous soumettre moi rapport annuel sir les mines de la Province.

Les progrès signalés dans mon rapport précédent se continuent et l'activité des chercheurs de mines se manifeste per l'accroissement considérable des recettes du Bureau des Mines, Au point de vue de la production, elle s'est élevée de 83,750,000 l’année dernière à 85,500,000 pour 1906. Des découvertes intéressantes de quartz aurifère ont été faites près du lac Opasatica, au nord du comté de Pontiac et tont fait présager que d'autres découvertes suivront dans la saison prochaine. A Chibogomo on a reconnu l'existence du Cobalt, prouvant ainsi la similitude de cette formation avec celle au Sud-Ouest où se sont faites des découvertes si merveilleuses. On peut donc espérer que, une fois desservie par des chemins de fer, notre grande région du Nord, Témiseamingue à Mistassini, prendra un développement comparable à celui des plus riches parties de notre Province. Dans ce travail vous trouverez les notes habituelles sur les Mines en opération et un rapport spécial accompagné d’une carte sur une exploration que j'ai faite au nord du comté de Pontiac et au-delà de la hauteur des terres,

J'ai l'honneur d'être, Monsieur le Ministre, Votre dévoué serviteur, J. OBALSKI,

Surintendant des Mines.

Québec, Avril 1907.

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Les découvertes importantes faites à Cobalt (Ontario) ont eu un certain retentissement dans la province de Québec, à l'est du lac Témiscamingue et de la ligne frontière d'Ontario où la même formation Huronienne existe,

Aux mois de juin et juillet, j'ai exploré mne partie de cette région en suivant le chemin suivant : parti de Ville-Marie en transportant canots et provisions par le chemin traversant les cantons de Duhamel et Laverlochère jusqu'à la ferme Gillies au fond de la Baie des Quinze. De là, suivi en canot cette baie, traversé le lae Expanse puis la rivière Ottawa jusqu'à sa rencontre avec la rivière Kinojevis, monté cette rivière, puis la rivière Keewagama jusqu'au lac du même nom que j'ai traversé dans sa partie nord, ainsi que le lac Yewagama, de là par la charge de ce lac jusqu'à la hauteur des terres, qu'on passe par un portage de 2 milles conduisant au lac Askikwaj, traversé ce lac au sud jusqu'à sa charge que j'ai suivi jusqu'au lac Kienawisik que j'ai traversé, ainsi que le lae Long et le lac Wiquaskopang jusque près de la hauteur des terres : de là, en revenant sur mes pas, j'ai traversé les mêmes lacs et le lac Askikwaj vers l'est jusqu'à la rivière Harricanaw que j'ai descendue jusqu'au lac Obalski, situé à environ 16 milles du tracé du Transcontinental. J'ai exploré cette ligne sur une quinzaine de milles de chaque côté de la rivière Harricanaw que j'ai ensuite rejoint en descendant la rivière Peter Brown. J'ai ensuite suivi le même chemin qu’en venant jusqu'à la rivière Kinojevis, que j'ai remonté jusqu'à la cache No. 9 d'où j'ar exploré la ligne entre les lacs Mulsworth et Spirit. J'ai alors redescendu ia rivière Kinojevis jusqu'à la branche Ouest, que j'ai remonté jusqu'à la hauteur des terres en traversant les lacs Kajakanikamac et Kakameonan, De la hauteur des terres je suis descendu jusqu'au lac Agotavekami que j'ai traversé au nord-ouest jusqu'à la rivière Abittibi que j'ai descendu jusqu’au lac du même nom ; je l'ai traversé à l'est et ai remonté la rivière Amitikik jusqu'à la ligne du Transcontinental. le suis ensuite revenu en traversant le lac Agotawekami que j'ai traversé du nord au sud, suivant ensuite la rivière jusqu'au lac Obadowagasking, que j'ai traversé jusqu'à la hauteur des

terres. De l'autre côté du Portage j'ai suivi le lac Opasatica, la Lonely River, les lacs Barrière et Obikoba, d'où j'ai rejoint le lac des Quinze, me rendant à la ferme Gillies, d'où j'étais parti, après avoir couvert environ 600 milles.

Deux autres chemins peuvent être suivis pour se rendre au lac Askikwaj : lo. On peut, après avoir laissé le lae Expanse, suivre la rivière Ottawa jusqu'à une chaîne de petits lacs qui conduisent à la hauteur des terres et de là au lac Wiquaskopang.

20. On lasse la rivière Kinojevis à un portage conduisant au lac Long, puis au lac Wabacous et à la rivière Keekeec pour atteindre la partie sud du lac Keewagama Ces deux routes sunt plus courtes comme distance, mais plus difficiles à cause de nombreux portages. Par le chemin que j'ai suivi on peut compter sept jours, depuis la ferme Gillies jusqu'au lac Askikwaj, avec seulement huit portages ainsi que suit : Sur la rivière Ottawa, Esturgeon, 7 arpents ; Petit Esturgeon, immédiatement après, 1 arpent ; Sur la rivière Kinojevis, Cyelone, 3 ar pents, suivi d'un petit sault de la rivière ; Clay, 21 arpents ; Cascade, 14 arpents ; Sur la rivière Keewagama, en arrivant près du lac, un petit rapide de 1 arpent, suivi d'un autre de 5 arpents ; enfin le portage de la hauteur des terres, 2 milles. À partir du lac Askikwaj on ne rencontre plus d'obstruction, sauf trois petits rapides au nord du Transcontinental, sur la rivière Harricanaw. qui se descendent sans portage. Tous les portages ci-dessus sont faits pour éviter des rapides, mais généralement on les saute en descendant. En dehors de ces rapides les rivières rencontrées sont assez larges et profondes et ont peu de courant, sauf dans quelques endroits retrécis.

Aspect général du pays

La région parcourue depuis la baie des Quinze est généralement plate ou ondulée, elle est encore assez bien boisée, mais une bonne partie du bois de commerce y a été enlevée, elle est d'ailleurs sous permis de coupe de bois. Dans les parties basses le sol est argileux et de très bonne qualité dans la vallée des rivieres Ottawa et Kinojevis. On y voit de distance en distance des collines rocheuses dont nous parlerons plus loin. La hauteur des terres est rejointe insensiblement

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t ne présente qu'une légère élevation audessus des terrains voisins. Quand on passé cette hauteur des terres on trouve le grand lac Askikwaj d'une largeur de 8 milles E. O. par 7 milles N. S. dont les rives et les îles sont rocheuses, les ‘grèves étant formées de cailloux et de sable; la vallée des rivières conduisant

hu lac Wiquaskopang renferme aussi beaucoup de terres basses argiieuses avec “es collines,rocheuses, on y voit encore un peu de bois et sur le côté Est du luc Long il existe du pin actuellement sous limite. 4 Depuis le lac Wiquaskopang jusqu'au lac Askikwuj la rivière est large et présente une profondeur supérieure à 15 pieds pouvant avoir une étendue d'eau havigable pour de gros steamers et qui d'ailleurs se continue jusqu ‘au ler rapide de la rivière Harricanaw formant environ 70 milles de navigation.

4 Quand on descend la rivière Harricanaw en laissant le lac Askikwaj on ne rencontre que peu de collines rocheuses qui, d'ailleurs, appartiennent toutes à la ormation Huronienne et à des granites et sycnites de cette époque. Le terrain st plat et recouvert d'une épaisse couthe d'excellente terre argileuse qu'on onstate des deux côtés de la rivière. Oa y voit aussi quelques parties plus Dasses qui sont inondées aux hautes eaux mais qui seraient facilement assé- “chées si on faisait disparaître l'obstraction qui existe au premier rapide d : a rivière Harricanaw et qui permettrait de baisser son niveau d'environ 3 ie

A la suite de ce premier rapide qui se descend facilement on trouve deux autres rapides de cailloux qui ne nécessitent pas non plus de portages.

ee La rivière depuis le lac Askikwaj jusqu'au lac Obalski, soit environ 50 miles, présente plusieurs petits affluents navigables en canots pour quelques milles et dont le plus important est le ruisseau Peter Brown, à 5 milles en hant du premier rapide, qui est navigable pour 15 à 18 milles avec quelques obstractious “peu importantes.

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$ A environ } de mille en haut du premier rapide la ligne du Transcontinen- “tal R.R verse la rivière Harricanaw en un point où les rives sont argileuses, la dargeur étant de 400 pieds et la profondeur de 26 : à partir de ce point j'ai suivi “la ligne à l'Ouest jusqu’au Spirit Lake qui paraît se trouver juste au Nord de la 4 auteur des terres. Sur ce parcours de 7 milles le terrain est formé d'une terre “largileuse assez bien boisée pour 3 ou 4 milles, puis de petits marécages à fond

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