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de cailloux et couverts de mousse et de petites épinettes noires; les bords du lac Spirit qui peut avoir 2 milles de long par un mille de large sont plats et sableux. Sur toute cette espace on ne voit pas de roche en place, mais seulement quelques gros cailloux roulés généralement de diorite et diabase.
J'ai suivi la ligne à l'Est de la rivière Harricanaw sur environ 15 milles. On trouve d'abord un terrain plat de bonne glaise, apte à être cultivé et couvert de bois moyen composé en majorité d'épinette noire, de cyprès, de gros tremble avec un peu d'épinette grise et de bouleau, puis quelques petits marécages à fond de glaise ou de cailloux de peu d'étendue et ne paraissant pas non plus s'étendre loin de la ligne au nord et au sud. A environ 7 milles de la rivière et au nord de la ligne existe un effleurement rocheux assez considérable de 120 pieds de hauteur montrant de la serpentine dont i} sera parlé plus loin. De là jusqu'au Peter Brown creek, le terrain est argileux, couvert de bois moyen et le même terrain avec alternance de quelques petits marécages à fond de glaise se rencontre encore sur une distance de 5 milles à l'Est. Je n'ai pas été plus loin, mais les ingénieurs du Transcontinental m'ont rapporté que à partir de ce point jusqu'à la rivière Bell le terrain est généralement marécageux, inais cependant assez solide pour être traversé par la ligne du ch: min de fer.
Toute la région depuis le lac Askikwaj jusqu'à une couple de milles au Nord de la ligne et les deux côtés de la rivières Harricanaw telle que rapportée plus haut forme un territoire remarquablement beau pour la culture, le sol est argileux et plat, la différence de niveau depuis la rivière jusqu'à la tête du Peter Brown, soit 11 milles n'étant que de 80 pieds ; ce terrain est évalement bien drainé et vu sa situation, traversé par une grande rivière navigable pour steamers et par une gronde ligne de chemin de fer est certainement appelé à un bon avenir au point de vue agricole. Comme climat les deux mois de juin et juillet pendant lesquels je me suis trouvé dans cette réion du Nord étaient aus-i chauds que le sud de la province, à l'exception de quelques nuits de gelée blanche au commencement de Juin et au milieu de juillet qui ainsi que Je m'en suis assuré au retour, se sont produites à la même époque dans toute la province.
La glace des lacs dans le haut de la Harricanaw était partie vers le 5 mai et j'ai appris ensuite que l'été s'était continué d’une façon normale jusqu'à la tin de sepcembre. Quelques plantations de patates et méme de grains faites aux dépô!s du Transcontinental ont très bien réussi. Je comprends que d'après
nanas
rds du À :
tre des observations faites il y a eu de très basses températures remarquée en hiver,
lcsseut mais d’une façon générale on peut dire que le climat de cette région est compa- Table à celui du Nord de la province.
: : Au nord du lac Abittibi le même terrain argileux se rencontre et je l'ai me notamment constaté sur la rivière Amitikik. A 15 milles environ du lac, M. Rte “Moberly, ingénieur du Transcontinental, a défriché un petit morceau de terrain ses let y a semé des patates et des grains et planté des arbres fruitiers Au com- . ais mencement de juillet, quand je l'ai visité tout paraissait bien pousser malgré la séten- “sécheresse, et j'ai appris plus tard que tout avait bien réussi. Des essais ee AU Je culture au lac Abittibi, faits sur une plus grande échelle, ont aussi donpes né de bons résultats. Cette bande de terre argileuse paraît se continuer vers à JUS- Est avec des alternances de marécages et d'un peu de terrain sableux ; on peut
Vs 5 “d'ai'leurs dire que toute la région située à l’Est du Lac Témiscaminyue jusqu'au ae a ‘delà de la hauteur des terres contient de larges portions de bon terrain qui ne » 910, {peuvent manquer d'ê re ouvertes quand des voies de communications seront PO Sétablies, ndant !
Le bois est assez abondant mais a déjà été exploité Île long de la rivière | * Ottawa et des grandes voies d'eau ; en s'avançant vers le Nord il devient plus . BU. | petit et les essences dominantes sont l’épinette noire, le cyprès et le tremble. Ce portée. : jernier est particulièrement abondant et atteint des dimensions qui pourraient on Je faire utiliser pour des usages locaux. On ne voit que peu de pin et d'épinette, pl cependant il existe du pin sur le côté N.E. du lac Long au-delà de la hauce teur des terres et un peu de belle épinette grise dans la vallée du Peter Brown
— creek.
vppelé Ne . J'ai signale les quelques rapides ou chutes qui pourraient être utilisés cots- R . * me pouvoir d’eau, mais leur capacité n’est pas énorme. Au delà de la hauteur ne des terres, dans la région de l'Harricnnaw, je n'en ai pas vu d'utilisable.
que te la 2 Dans les rivières et lacs que j'ai suivis on trouve le brochet, le doré, l’es-
turgeon. Le brochet paraît le plus abondant d'après les postes de pêche des eh sauvages.
SE : Dans la saison où j'ai voyagé, j'ai vu peu de petit gibier, mais ai rencontré après un grand nobre d'orignaux notamment vers la hauteur des terres. On y voit
> aussi du chevreuil.
Géologie
En partant de Ville-Marie on suit le chemin qui traverse une région fertile où on voit peu de roches affleurer. Au bout d'une dizaine de milles, le terrain devient plus accidenté et on rencontre après avoir passé la rivière à la Loutre des affleurements de roches vertes de formation Huronienne. Du dépôt Gillies jusqu'à la Longue Pointe, on trouve également des roches d'aspect éruptif ressemblant à de la diabase. De ce point jusqu'au lac Expanse les roches sont comsées de granit et sur l'île Brysou de ce lac, des prospects ont été faits pour inica. En continuant à remonter la rivière Ottawa, le terrain est peu accidenté et les afeurements rocheux sent composés de granit qui parfois tourne à la pegmatite. Quand on prend la rivière Kinojevis vers le nord, la roche est du gneiss et on retrouve cette même roche jusqu'à l'entrée du Crooked Lake : en continuant, —a roche : : :! ange en quartzite et a le caractère Huronien, tandis que depuis la Longue Post. jusqu'à l'entrée du Crookcd Lake les roches rencontrées, yneiss et granit, appartiennent au Laurentien.
Le premier rapide rencontré (rapide Esturgeon) est passé par un portage à gauche de 6 arpents. C'est un rapide de cailloux et dans le portage on voit un bloc de pegmatite, on ÿ a aussi trouvé un peu de molybdénite ; un autre petit rapide suit le premier, le portage à gauche a un arpent. En suivant la rivière, qui ne présente qu'un faible courant, les rives sont plates on un peu ondulées, bien boisées et couvertes de terre argileuse et d'alluvion. On n'y voit guère de roche, cependant après avoir passé la rivière Roger, on passe entre des collines de granit et de pegmatite d'une couple de cents pieds. Quelques milles plus loin, nous laissons la rivière Ottat par où on peut se rendre aussi à la hauteur des terres, pour prendre son à la rivière Kinojevis qui va se crntinuer sans obstruction dans un terrain d'atluvion plat sans affluents importants jusqu'à la décharge du lIne Long, qui est aëssi un chemin de canot pour aller au lac Keewagama Le terrain devient plus rocheux et on passe entre des collines de gneiss de 100 à 200 pieds de hauteur. Le gneiss est d'abord micacé, puis devient plus quartzeux et en examinant vers l'ouest on voit une suite de collines semblables, se continuant jusqu'au Crooked lake.
La rivière présente aussi plus de courant et à un point, aux basses eaux, il y a même un rapide, mais qu'on ne portage pas. En arrivant à l'entrée d'une baie profonde nommée Crooked lake, on constate encore du gneiss des deux côtés.
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C’est là que passe le chemin d'hiver employé en 1905-06 pour transporter les provisions aux explorateurs du Transcontinental. Jusque-là, les roches rencontrées présentent un caractère bien nettement Lauflntien, étant des granits et des gneiss, mais maintenant elles sont changées et deviennent comparables à celles de la formation Huronienne. La rivière s'élargit sous le non de lac Kinojewis et on traverse des quartzites à droite ; une grosse île bare la rivière dont le courant devient plus fort 1e chaque côté, puis en continuant on voit une succession de roches arrondies de couleur verte, à gruin assez fin, avec un peu de quartz et que j'ai marqué sur la carte comme diorite.
Aux environs du tracé sud du Transcontinental, ces roches sont bien développées et changent un peu de caractère, on les voit sous furme de grosses collines arrondies: sur la rive droite, au sud de la ligne, il ÿ a une colline de cette roche avec un peu de quartz, et la ligne elle-même traverse des collines de roches vert clair, à graïn fin, contenant du mispickel, dans laquelle on voit un peu de ca'cite. En continuant, on rencontre une roche de couleur claire, contenant beaucoup de feldsath blane. A environ 4 milles au nord de la ligne, on voit une diorite schisteuse, tandis que sur la gauche une colline boisée de 2 à 300° est probablement de la même roche. ‘
La rivière continue à couler tranquillement, sans grand courant, sur une largeur de 150’ environ dans un terrain plat d'alluvion, couvert de bois varié, épinette grise, tremble de grosse dimention, cyprès et quelques rares pins, jusqu'au rapide Cyelone, que j'ai nommé ainsi par suite des ravages visibles qu'y à fait ur cyclone récent. Des deux côtés de ce rapide qu'on portage à gauche sur 3 arpents, on constate un grand développement de roche, particulièrement sur la droite. Ces roches dioritiques, de couleur vert foncé ou vert clair et d'aspect parfois schisteux, présentent aussi des masses à grains plus gros que j'ai indiquées comme gabro, la pyrite de fer est assez abondante dans les schistes Sar la gauche, j'ai constaté une petite veine de calcite avec de la pyrite de fèr et de petites taches de galène. La rivière pourrait être facilement barrée en ce point et on atteindrait une hauteur d'eau d’une douzaine de pieds sur une largeur de 50 pieds, donnant ainsi un pouvoir d'eau de quelques centaines de chevaux. Quelques arpents plus loin on passe à la main un autre petit rapide sur des roches semblables,
On laisse à gauche la branche ouest de la rivière Kinojevis et la rivière se continue sur 7 à 8 milles sans grand courant, dans un terrain argileux
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boisé très propre à la culture jusqu'à un petit rapide sans portage suivi de suite par le Clay Rapide, nommé ainsi à cause de l'argile couvrant cette région. Cet argile, dû à la glécomposition des roches voisines, est bien coinpacte et apte à la fabrication des briques et de la poterie; son origine est bien démontrée par l'existence de petits cailloux de formes étranges et arrondies et qui consistent en une roche vert grisâtre à grain fin. Ce rapide de cailloux se passe à droite par un portage de } de mille. Après avoir passé le portage, on rencontre sur la droite des schistes chloriteux puis de la diorite verte parfois schisteuse, contenant quelques veines de quartz avec pyrite de fer A gauche, le terrain est bas et marécageux; on rencontre des plateaux d'alluvion, mais la terre paraît moins bonne.
A environ 6 milles du portage, sur la gauche, se trouve une colline dénudée de gravier d'environ 150’, qui paraît se continuer au N.-E. par des collines semblables, tandis que vers le nord et le N.-0. on aperçoit des collines rocheuses d'environ 500’ de hauteur. La colline est composée d'un gravier lavé sur le dessus, tandis qu'à 1 ou 2 pieds de profondeur, on trouve du gros sable de mer. J'en ai lavé une couple de plats sans trouver autre chose qu'un peu de sable noir.
De l'autre côté de la rivière se trouve un affleurement de roche verdätre arrondie, au grain assez fin, que j'ai appelée diabase et qui renferme de petites veines de calcite.
La rivière coule dans wi: terrain plat jusqu'au rapide Cascade qu'on passe à droite par un portage de 4 mille. Le rapide passe sur de gros cailloux de diorite quartzeuse ; 3 milles plus loin, on monte un petit courant. Le terrain est
plat, mais sur la gauche on aperçoit des cullines rocheuses. [2
Trois milles plus loin, sur la droite, existe une grosse colline dénudée, de 200 à 300’, composée de quartzite traversée de nombreuses veines de quartz ayant de« épaisseurs qui vont jusqu'à 6 pieds, On y voit aussi de la pyrite, a.:s je n’y ai remarqué aucun autre minéral, et des échantillons que j'ai fait analyser n'ont rien donné. Les environs de cette colline sont plutôt marécageux, mais de l’autre côté de la rivière, vers le N.-E, on aperçoit d’autres collines probablement aussi quartzeuses.
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ë La rivière se continue dans un terrain bas et marécageux jusqu'à la riviere
{Carcajou. A partir de là, on trouve un beau terrain argileux sans roches en “vue. Nous laissons de côté la branche Nord de la riviere Kinojevis, et nous pre- Mons au Sud la rivière Keewagama qui est une belle rivière de 120’ de large, ‘presque sans ccurant et traversant un terrain argileux et plat sans roches appa-
“rcates.
En arrivant au premier rapide, on constate un affleurement de gneiss d'un caractère Laurentien, dans lequel on voit un peu de quartz et de la molybdénite. :Le rapide, qu'on portage à gauche sur un arpent, court sur le même gneiss. Ce lrapide a une chute de 7', une largeur en haut de 50’, il peut fournir un bon