‹ Opérations minières dans la province de Québec pour l'année 1906 [microforme]Chapitre 7 sur 33 · RME ET · texte numérisé non relu

RME ET

due à un affleurement de roche gris vert, dure, à grain fin, c:ntenant du mispicke

Un peu plus luin on rencontre un rapide de cailloux qu'on passe à droit Par un portage de 3 arpents. On trouve ensuite un peu de schiste chloriteux e après avoir passé une savane, On arrive à un petit lac avec beaucoup de gro cailloux de granite et syénite. Ce lac est suivi d’un rétréci passant dans wi savane et on rejoint alors le grand lac Kajakamikamak. Ce lac renferme un dizaine d'îles, ses bords sont rocheux et vers le sud-ouest on aperçoit une mon. tagne rocheuse brûlée d'environ 500 pieds, paraissant être à 1 ou 2 milles du lac. L'ile sur laquelle j'ai campé était composée d'une roche verdâtre, à grain fin, contenant du mispickel et analogue à celle mentionnée plus haut. J'ai examiné une colline sur le côté est du lac qui parait formée de diabase dans laquelle on voit des parties assez tendres, ressemblant à de la chlorite. Les collines autour du lac sont couvertes de bois, spécialement tremble, bouleau, épinette.

En laissant le lac, la rivière est belle et a une largeur d’une trentaine de pieds, elle traverse une savane et continue ainsi pour une couple de milles vers l'Ouest, puis tourne au nord et devient plus plate et étroite, serpentant dans les aulnes et quand j'y suis passé le 12 juilles, il n’y avait Presque plus d’eau dans ce ruisseau et nous avons été obligé de trainer le canot une certaine distance sur les branches : on rencontre ensuite un barrage de cailloux dioritiques que nous avons portagé, puis un petit étang et un autre barrage de roche également portagré, puis un autre étang suivi d'un barrage plus long avec un portage régulier à lroite qui conduit au luc Kakameonan. Ce lac qui est le dernier sur le côté sud de la hauteur des terres, est boisé des deux côtés, avec des battures marécageuses. Au côté sud-est du lac, on voit des afHeurements de diorite quartzeuse.

De l'extrémité de ce lac on passe la hauteur des terres par un portage de 1,600 pieds de long, Passant sur une colline de glaise de cinquante pieds de hauteur, bien boisée de bouleau et tremble avec de belle épinette grise. On rejoint ainsi un petit étang montrant des collines de diorite quartzeuse.

De ce lae on se rend au suivant par un portage à droite de 1,200 pieds, passont Sur une colline rocheuse de quatre-vingt pieds. Sur la droite de ce nouveau lac on voit un afHeurement assez élevé composé d'un conglomérat à grain fin .dans lequel on distingue du quartz et du felsdpath. Au Nord-Ouest, le lac se rétrécit et devient vaseux an point que nous avons dû traîner le canot jusqu'à un élargissement du lac.

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* On sort alors par un petit ruisseau tortueux et vaseux très encombré de branches où mes guides ont cependant pu descendre le canot, tandis que je prends à gauche le portage régulier de 1,200 pieds qui passe sur une colline glaiseuse boisée où on ne voit pas de roches, sauf quelques gros cailloux de diorite quart- #euse, Le ruisseau s'élargit et serpente jusqu'à un petit lac de trois-quarts de Mille de long où on voit à l'entrée plusieurs énormes cailloux de diorite quart- Zeuse vert pâle d'ailleurs peu usés : le terrain est plat et boisé des deux côtés. Un ruisseau navigable, serpentant dans une savane, conduit à un autre lac plat à droite, tandis qu'à gauche on suit de grosses collines de quartzite verte, analogue à celle qu’on voit à la Baie des Pères, à Ville-Marie, En laissant ce lac, on arrive presqu'immédiatement au grand lac Agotavekami.

Les côtes de ce lac sont rocheuses et formées de collines de hauteur moyenne, il renferme de nombreuses iles rocheuses. Dans la partie Est j'ai examiné une couple de grosses collines formées de conglomérat à pâte verdâtre, de quart- Zite et de quartz. J'ai traversé le lac dans une direction Nord-Ouest et ai examiné quelques îles rencontrées en chemin. J'y ai constaté une roche ressemblant à de la diabase à assez gros grain, puis un autre à grain p'us fin, plus loin une roche plus tendre et des schistes dioritiques et chloritiques. Au Nord-Ouest du lac on aperçoit une rangée de grosses montagnes en partie dénudées : l'autre côté du lac est moins élevé et parait boisé de tremble et épinette blanche. Ce lac est descendu de trois pieds depuis le printemps. On arrive alors à la rivière Abittibi qui est peu profonde à son entrée et a environ trois cents pieds de largeur, les deux rives sont ondulées et couvertes de tremble ec de petites épinettes, elles présentent une succession de baies profondes et on y voit quelques iles : la largeur s'étend à huit cents pieds. A l'entrée on voit des schistes dioritiques puis de la divrite quartzeuse et sur les îles j'ai remarqué la roche verte à grains fins contenant du mispickel dont j'ai déjà parlé. Le rapide Danseur, qui est le seul de cette rivière, se trouve à trois milles du lac Agotavekami. C'est en réalité une petite chûte de sept pieds de hauteur tombant entre deux collines de roches sur une largeur de cent pieds et une iongueur de cent-cinquante pieds.

-Le portage est à droite et a deux cents pieds environ : les roches sont de la dio-

rite quartzeuse. Cette chûte pourrait très facilement être barrée entre les deux collines de roches et on élèverait le niveau de six à sept pieds, donnant ainsi douze à quinze pieds de différence de niveau qui pourrait fournir une force im-

iportante, vû la grande masse d'eau en arrivre.

Après avoir passé le rapide Danseur, la rivière continue sans grand courant

et montrant de nombreux affleurements rocheux des deux côtés, d’abord une diorite quartzeuse avec grains de quartz, ensuite des roches vertes schisteuses tendres ressemblant à du tale, puis une roche rougeñtre semblable à de la serpentine et qui est suivie par de la diabase. A environ quatre milles du lac Abittibi on rencontre une grosse île que j'ai examiné et dont la roche que j'appelle gabro se compose d'une pâte verte contenant des grains de feldspath. On continue à voir des afHleurements rocheux des deux côtés jusqu'au point où on aperçoit le lac, le terrain devenant plat et sableux et la vue s'étendant très loin.

Au lac Abittibi, sur les premières pointes à l'Est, se trouvent des postes de la Compagnie de la Paie d'Hudson et de Révilica Bros, avec un groupement de familles sauvages représentant dans le milieu de l'été trois à quatre cents personnes. La Cie. de la Baie d'Hudson a défriché un peu de terrain où on voit des patates de belle venue et un peu de grain ainsi que de foin, elle possède un certain nombre de vaches et boeufs. D'après informations obtenues du chef du poste, la glace part du lac vers le 10 mai et la neige commeuce à rester sur la terre à partir du 15 octobre. Il y a sur le lac un bateau à gazoline faisant le service des malles du Transcontinental.

J'ai examiné les roches sur la partie Est du lac : étant campé près du poste Révillon Bros, un de mes guides remarqua sur la roche même où nous étions des petits points brillants qu’il pensa être de l'or et je m'assurai que véritablement cette roche renfermait de l'or en très petites couleurs, notamment dans des fissures contenant une couche de quartz de l'épaisseur d'une feuille de papier, cependant d'autres petites couleurs paraissent se trouver dans la roche elle-même. Cette roche est de couleur vert foncé à grains fins, auartzeuse et très dure, analogue à celle que j'ai désignée à plusieurs reprises dans ce travail sous le nom de diorite quartzeuse, elle se brise aisément en biocs rectangulaires en raison de minces feuilles de quartz qu'elle renferme. Dans le voisinage, j'ai constaté une petite veine de quartz blanc d'un couple de pouces, dans laquelle je n'ai pu découvrir d'or : des analyses faites sur des échantillons n'en ayant pas non plus montré.

Le lac Abittibi est peu profond, on dit pas plus de onze pieds, il descend de quatre à cinq pieds en été.

J'ai suivi la côte Est en trouvant la même roche sur la pointe occupée par la Cie. de la Baie d'Hudson : la roche devient ensuite plus schisteuse, puis on voit une bande assez considérable de quartzite blanche que j'ai examinée et où

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| je n’ai rien constaté. Plus loin, sur une pente avant d'arriver à la baie d'Amiki-

tik, j'ai constaté un affleurement assez considérable de diabase. Cette baie est peu profonde et plate ; la rivière traverse un pays plat de bonne terre glaiseuse couverte de bois mêlé. Elle a une largeur d'une centaine de pieds et continue sans rapide jusqu'à la ligne du Transcontinental, sur une dizaine de milles.

On y rencontre quelques affeurements de roches, spécialement de diorite quartzeuse. Cette section du pays paraît être la continuation de la bande de terrain argileux constaté vers la rivière Harricanaw et que la ligne du Trans-

continental traverse presque en droite ligne.

Au dépot de cette compagnie sur cette rivière, M. F. Moberly, ingénieur, a fait défricher un morceau de terrain cù il a planté des patates, des graines et même des arbres fruitiers : le tout avait assez belle apparence malsré la sécheresse quand je l'ai visité vers le 15 juillet. Le bois est composé de tremble de

bonne dimensions.

Je suis revenu au lac Abittibi, ai r: monté la rivière et ai rejoint le lac Agotavekami que j'ai alors traversé dans une direction Sud. Ce lac est entouré de eollines rocheuses et renferme de nombreuses îles dont j'ai examiné plusieurs en passant. J'y ai d'abord trouvé des roches vertes assez tendres talqueuses, puis des cailloux de conglomérats à pâte verte contenant des grains de feldspath. On frouve ensuite de la diorite quartzeuse et dans la partie sud une quartzite vert clair, dure et pesante, renfermant beaucoup de pyrite de cuivre. On prend ensuite la rivière Kanasuta qui a une largeur de cent pieds avec un faible courant, le terrain est plat et boisé de tremble et d'épinette. Sur la droite, on voit un

peu de roche verte avec du mispickel.

La rivière se continue tortueuse dans un terrain plat jusqu'au premier rapide qu'on portage à gauche sur une longueur de deux arpents, ce rapide court entre deux cullines de diorite quartzeuse, il pourrait être utilisé comme pouvoir d'eau. On rencontre encore les mêmes roches des deux côtés sur une distance de un à deux milles et à cette distance sur la gauche on voit une colline de diorite quartzeuse de cent-cinquante pieds qui est traversée dans une direction Est- Ouest sur une centaine de pieds par une veine de calcite blanche rose contenant quelques grains de chalcopyrite et des taches vertes de carbonate de cuivre ; en montant, cette veine se trouve mélangée avec du quartz. Après avoir passé quelques collines rocheuses, la rivière devient tortueuse et passe dans un terrain

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marécageux. On arrive alors à une succession de trois rapides séparés par des intervalles de mille pieds d'eau ainsi que suit : le premier, sur de la diorite quartzeuse, donne une chûte de cinq à six pieds, se portage à droite sur cinq cents pieds ; le deuxième, sur des cailloux, portage à gauche cinq cents pieds ; le troisième, sur des cailloux, portage à droite, trois cents pieds.

Peu après avoir passé ces rapides, on arrive, entre une chaîne de collines quartzeuses, au lac Obadowagasking. Ce lac est rempli d'îles boisées, on y voit autour quelques terrains bas glaiseux : les roches sont d'abord des diorites quartzeuses qui, vers le mil‘su du lac, deviennent de véritables quartzites: vers la partie sud du lac, on voit un espèce de conglomérat à pâte dicritique avec de gros blocs de quartz, puis une roche à grain moyen renfermant beaucoup de feldspath blane et rose avec de l'hornblende que j'a désigné sous le nom de syénite, sur le côté est du lac. A l'extrémité sud et sur le côté est, existe une veine de pyrite de fer mélangée de quartz De l'autre côté du lac, on voit une grosse montagne de six cents pieds de haut. Par une rivivre plate serpentant dans un matécage, on rejoint un petit lac de trois-quarts de mille de long qui conduit au portage de la hauteur des terres. Ce portage à trois-quarts de mille de long et passe sur une petite colline d'une cinquantaine de pieds de haut. J'ai lavé de ce gravier sans y rien trouver.

On tombe alors dans un petit lac entouré de diorite quartzeuse, puis un autre portage à droite de la décharge de neuf cents pieds de long sur une roche analogue conduit à la tête du lac Opasatica,

Ayant eu connaissance de découverte de quartz aurifère dans cette région, je me suis rendu au lieu de la découverte, On sy rend en prenant la première baie profonde à l'est. Au fond de cette baie, j'ai lavé des débris de surface et y ai trouvé de fines couleurs d'or. Un portage de neuf cents pieds à gauche passe un rapide et conduit à une rivivre peu large conduisant au lac Ollier, d'où on aperçoit vers l'est une grosse montagne brisée de cinq cents pieds de haut. On passe un petit portage de cailloux de syénite et quartz conduisant à un petit étang vaseux, et de là par un portage à droite d'un quart de mille sur de la syénite en place, on arrive au lac Renault Un portage d'un quart de mille, pardessus une colline de schiste verdâtre de soixante pieds de hauteur, conduit sur le bord du lac Forcune où la découverte a été faite J'ai constaté là une roche consistant en une masse quartzeuse jaunâtre dans laquelle courent de petites

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allant jusqu'à cinq ou six pouces et plus : on y voit aussi des

Veines quartzeuses parties rouillées dues à la décomposition de pyrite de fer.

Plusieurs gros cailloux de quartz se trouvent aussi dans le voisinag®. La lé est formée de schiste chloriteux et de conslomérats dioridans le quartz et les échantillons essayés n'en ont s débris ferrugineux et même la terre de la colline, fines couleurs dans de la colline, sur

colline dont j'ai par “tiques. Je n'ai pas vu d'or “pas donné, mais en lavant le spécialement où la pyrite de fer a été brûlée, j'ai obtenu de tous les plats. Une petite excavation avait été faite au pied Je bord du lac Fortune : et c'est en ee coin que les découvreurs, MM. Ollier et Renault auraient trouvé de l'or en abondance, en gros grains.

acheté la ne, ont fourni au Département de beaux échantillons de quartz accompagnés d'un aflidavit établissant les decouvertes. ur de cette région,

un morceau de quartz d'une dizaine de livres montrant Ces prospecteurs, ayant subséqueminent

blanc montrant de l'or, Je ne suis pas en mesure d'exprimer une opinion sur la vale r là dans une bande

mais à première vue, il me parait que l'or pourrait se trouve vaste étendue.

de conglomérats schisteux qui pourrrit alors couvrir une assez Dans tous les cas, deux propriétés ont été achetées du youvernement, dont l'une par M. A. Oilier et autres, et l'autre par la “ King of the North Gold Mine: Co, Ltd.”, et des permis d'exploitation pris par plusieurs personnes. Je comprends de plus qu'on doit y faire des travaux de recherches et nous serons mieux informés à la tin de la saison de 1907.

scendant le lac Opasatica, on passe à gauche de grosses collines de Sur les bords on voit de nombreux gros cailloux variés s conglomérats de diverses variétés, puis on trouve laurentien, dans lequel on

En rede diorite très quartzense.

parmi lesquels on remarque de des deux côtés des masses de wneiss très quartzeux, voit, isolés, des cristaux de quartz et de feldspath rose.

voit gu’ e d'îles que dans la partie haute du lae Opasatica, les bords s grèves de cailloux, le terrain est wénéralement ondulé et On y voit en-

On ne

sont rocheux avec de : couvert de bois où le tremble, le bouleau et l'épinette dominent. mais ce bois y a déjà été exploité depuis longtemps.

core quelques pins blancs, la pegmatite et du granit.

ên continuant en descendant, on voit des gneiss, de È J'ai pris à gauche la Lonely River qui coule assez tortuense SU Une largeur d’une centaine de pieds dans un terrain bas, glaiseux et couvert de petit bois. En arrivant au lac Barrière, on voit quelques affleurements de granite qu'on re-

trouve en descendant des deux côtés. Après avoir passé un rétréci, le lac s'éla: git de nouveau et prend le nom de lac Obikoba, où l'on constate aussi du granit ainsi que sur les quelques îles situées dans sa partie Sud. On trouve alors u rapide qu'on passe à gauche par un portage de cinq à six arpents, conduisant une rivière coulant dans un terrain plat jusqu'ou lac des Quinze. Sur le côt Est de ce lac se trouvent des collines de gneiss et granite, tandis qu'à gauche o aperçoit les terrains argileux du canton Guérin.

Sur la côte Est, à environ deux anilles en haut des rapides des Quinze, j'a examiné un afeurement où on voit bien nettement un contact de diabase à gro grains avec du yneiss.

Après avoir laissé à droite ces rapides, on voit encore du gneiss, mais u peu avant d'arriver à une pointe en face de la Longue Pointe où se trouve 1 poste de la baie d'Hudson, j'ai examiné une roche noire à gros cristaux de horn blende qui est là assez développée. |

J'ai alors suivi les bords de la baie en arrivant au dépôt Gillies d'où j'étai parti, ayant couvert une route d'environ six cents milles.

La carte qui accompagne ce rapport dont certaines parties sont seulemeni relevées d'après des explorations a pour but de donner le plus d'information: possibles sur cette région d'après des cartes antérieures, celle du Transcontinen. tal et mes propres observations.

Pour faire suite à ce travail, je donne ci-après le résumé des explorations faites dans la même région par la Commission Géologique d'Ottawa.

Rapport sur le lac Témiscamingue, par A.-E. Barlow, 1899, vol. X, partie ] Rapport soremaire 1901, vol. XIV, partie A. Partie est de la région d’Abittibi, par J.-F.-E. Johnston.

Rapport sommaire 1906 : Exploration sur le parcours du Transcontinental à l'est du lac Abittibi, par W.-J. Wilson.

Rapport sommaire 1906 : sur le côté de Québec du lac Témiscamingue, pa A.-E. Barlow.

W.J. Wilson, de la Commission géologique, a exploré pendant l'été de 1907 la région traversée par le Transcontinental et s'étendant du lac Abittib:

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