‹ Opérations minières dans la province de Québec pour l'année 1908 [microforme]Chapitre 23 sur 45 · DESCRIPTION DES ROUTES SUIVIES · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DES ROUTES SUIVIES

Rivière Manicouagan.

La rivière Manicouagan qui déverse un très fort volume d’eau se jette dans le Golfe St-Laurent environ 240 milles en bas de Québec. Pour les quatre premiers milles, la direction est franchement Ouest et le chen-1 n'a pas moins de trois milles de largeur parsemé de nombreux et immenses bancs de sable, visibles à basse marée et rendant la navigation impossible pour des bateaux de fort tonnage. Dans les deux milles suivants, en même temps que le courant augmente, la rivière se rétrécit et le canal est parsemé de plusieurs petites îles rocheuses, suivies pour deux milles dans une direction Nord-Ouest, d'une série de rapides et de chutes dont la plus haute a environ trente pieds, produisant en tout une dénivellation de 90 pieds. A l’endroit des chutes et des rapides, le canal a à peine quelques centaines de pieds de largeur et l’eau se précipite entre deux murs de roche verticaux.

Le portage que nécessitent ces accidents se fait en suivant un chemin de chantier sur le côté Ouest de la rivière. ?l est très beau et très aisément passable si ce n’est sa longueur qui est de urois milles et demi et deux grandes côtes que l’on monte en partant, le reste est à peu près uni. De la tête du portage, la rivière se monte sur une longueur d'environ deux milles vers le Nord, longeant le côté Ouest de la vallée qui a environ un mille de largeur et qui est bien boisée d'épinettes, de bouleau, de sapin et de quelques merisiers.

Une dizaine d’arpents en haut, sur le côté Ouest, se trouve une route que les sauvages suivent pour se rendre à la rivière aux Outardes, distance d’environ quatre milles et de là à Bersimis où ils passent l'été.

La rivière aux Outardes de ce point vers le Golfe va en divergeant de la rivière Manicouagan et quand elle arrive à la mer, elle coule directement Ouest, de sorte qu’à leur embouchure, ces rivières sont distantes d’une quinzine de milles, laissant entre elles une vaste presqu'île d’argile et de sable stratifié qui a dû être charroyé par leurs eaux. (Cette péninsule est couverte d'un bois assez bien fourni mais généralement petit.

La rivière Manicouagan, en haut du premier portage coule du Nord, puis du Nord-Nord-Est pour les dix milles suivants. Le canal qui tend plutôt à suivre le côté Ouest de la vallée a environ une largeur d’un quart de mille en bas, mais il se rétrécit plus haut en même temps que le courant augmente ét la rivière est parsemée de plusieurs îles de drift bien boisées. Les monta-

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gnes avoisinantes sont peu hautes et couvertes de petits bois; celle ap] montagne salée est située environ un mille en haut du premier portage, el à peu près 600 pieds de hauteur et s’avance jusqu’au canal de la rivière; tire son nom d’une source d’eau salée qui coule de son flanc sur le bord & rivière, La vallée est composée d’argile et de sable et est bien boisée arbres atteignent souvent un diamètre et une hauteur pouvant fournir de matériaux de construction.

Pour les deux milles suivants, la navigation est interrompue par suite de chutes et de rapides à travers des rochers abruptes, ce qui est © du deuxième portage. Ce portage long environ de deux milles et demi se encore sur le côté Ouest de la rivière en suivant un très bon chemin | commençons par monter une longue côte qui nous conduc sur un plateau 1on trois cents pieds au-dessus de la rivière à la partie inférieure, le rest chemin est à peu près de niveau, excepté une côte descendante de 140 p à la partie supérieure. Le terrain le long de cette route est composé de : et d’argile et est bien boisé ; il forme un beau lot de terre de deux à trois n carrés, coupé de petits ruisseaux à vallée profonde; la rivière sur cette tance fait une courbe vers l’Est où elle est bordée par des montagnes de cents à huit cents pieds de hauteur, mais elle retourne vers l’Ouest dar milieu de la vallée à la partie supérieure des rapides. La dénivellation t est de 150 pieds environ et est causée par un rade d’en ‘iron un mille de gueur, suivi d’une chute, ensuite d’un bassin en lac et d’un autre petit r: à la tête duquel se trouve encore une chute. Le dernier portage plus haut tionné est celui dont on se servait lors des chantiers, mais il y en a un. qui s'éloigne moins de la rivière et qui est plus court, c’est le portage sauvages. Il part immédiatement en bas du rapide et nous devons passe un immense tas de gros morceaux de granit à angle vif; nous prenons et le bois pour un mille où nous rembarquons et quatre arpents plus loin, portageons pour une dizaine d’arpents où nous prenons la rivière dans les tranquilles, ce point est environ trois quarts de mille plus bas que le d'arrivée de l’autre route de portage. Ensuite la rivière s’infléchit ut vers l'Ouest et au bout d’une dizaine d’arpents elle se dirige vers le 2 elle est alors bordée de chaque côté par des montagnes de huit cents « pieds de hauteur, souvent coupées en falaise le long du chenal et la pl dénudées à leur sommet. Le cours continue dans cette direction pour dizaine de milles, ensuite il tourne vers le Nord-Est pour deux ou trois 1 et enfin vers le Nord jusqu’à la Fourche ou confluent de ia Tootnustook. cette distance, la vallée se trouve souvent réduite au lit de la rivière et le rant est généralement assez fort, variant de 3 à 5 milles à l’heure. Pari se trouve ça et là, d’un côté ou de l’autre du canal, de bons lots de te assez bas et bien boisés, les essences exploitables étant les mêmes que plus haut mentionnées.

La rivière Tooknustook est un des plus puissants tributaires de la !

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