RIVIERE AUX OUTARDES
Pour arriver à la rivière aux Outardes, nous devons descendre un forte côte, du sommet de laquelle elle se montre formant une vaste étendue d’eau visible sur une distance d'environ trois milles vers le nord-ouest et sur une largeur atteignant presqu’un mille. Le point de vue ici, est admirable de beauté, surtout le matin, lorsque les rayons de soleil perçant la brume qui s'élève de l’eau fait miroiter le sable des immenses bancs parsemés ça et là dans le lit de la rivière, laquelle coule lentement dans une belle vallée large bordée de chaque côté par deux chaines de montagne parallèles et bien boisées ; et les feuilles des bouleaux et des trembles rougies ou jaunies avec différentes nuances par les pluies froides font un contraste sur le fond noir des sapins, ce qui donne l'illusion d'un vaste cadre sculpté entourant ectte scène unique. Plus loin, la rivière continue sa course vers le nord pour onze milles, avec des rétrécissements et des élurgissements successifs jusqu'au premier portage qui se fait sur la rive Est.
Sur ce parcours, le courant est généralement lent et l'ascension et très facile, sauf dans quelques raidillons, et parfois les bancs de sable sont ainsi arrangés que l'on pourrait croire à l'obstruction complète du canal si ce n’était le courant. La vallée est large et peu boisée, elle est composée d’un terrain sablonneax s'élevant quelques fois en berges d’une centaine de pieds de hauteur, Le premier portage est occasionné par un rapide de trois arpents de longueur, donnant une dénivellation d'environ dix pieds: trois quarts ue mille plus loin, se trouve le deuxième pet it portage d’à peu près de même longueur. La rivière ici, par une chute et un rapide fait une descente de vingt pieds. En haut de ce portage, la direction est Nord-Est pour un mille, ensuite Nord- Ouest pour un demi-mille et de là vers le Nord-Nord-Est jusqu'à la rivière Grassy, où elle tourne un peu plus vers l'Est jusqu’à un grand ébouli du côté Ouest, une distance d'environ douze milles du rapide, ce point étant à 124
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Sur la route du portage supérieure vers la rivière aux Outardes.
Rivière aux Outardes en haut de la chute appelée Descente
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Rivière aux Outardes, chute de 40 pieds de hauteur à 140 milles de la mer (Massit de gneiss)
milles de la mer. La vallée s’est un peu rétréci, mais elle est encore généralement large et d’allure semblable à celle plus haut décrite, les berges de sable en quelques endroits s’élevant même jusqu’à 125 pieds; elle est assez bien boisée ainsi que la plupart des montagnes avoisinantes, les épinettes atteignent souvent un diamètre de dix à douze pouces, mais en général le bois est petit. Pour les dix milles suivants, la course est plus ou moins tortueuse et d’une direction générale Nord-Est ; l’aspect général est le même, les montagnes sont peu hautes, sauf en quelques endroits où elles peuvent atteindre mille pieds. Le courant est généralement assez fort, mais la montée se fait aisément. À partir de la rivière des Chutes, tributaire de la Outardes, à 135 milles de la mer, celle-ci fait une grande courbe vers l'Ouest et se dirige ensuite vers le Nord--Est en faisant plusieurs autres détours jusqu’au troisième portage, appelé ‘‘Steep Portage””, une distance d’environ neuf milles; de Jà, la rivière prend les proportions d’un lac et se dirige vers le Nord pour 1 mille et derai où nous arrivons au quatrième portge; pour ler dix milles et demi suivants la direction résultante est à peu près Nord, jusqu’à l’embouchure de la rivière des Bois au 156e mille. La vallée n’a pas beaucoup changé, «' ce n’est qu’elle a été en grande partie dévastée par le feu, en haut du quatrième portage, le côté Est surtout ayant été ravagé. Au l4le mille, la rivière Tête de Lièvre se jette dans la Outardes en faisant une très belle chute d’une
: centaine de pieds à peu de distance du confluent ; le courant est parfois très
> fort. En haut de la rivière des Bois, l’eau est peu profonde et coule sur un lit caillouteux en rapidant, presque continuellement jusqu’au portage ‘‘Kettle”’, une distance d’environ trois milles vers le Nord-Ouest. Ce dernier portage long d’environ deux milles se passe sur le côté Ouest à travers un brûlé qui a eu lieu il y a douze ans, il est très beau et plat sur toute sa longueur, sauf deux côtes en partant et la descente à la rivière. Le terrain est complètement dénudé et le sol est essentiellement composé de sable et probablement peu propre à la culture; tout le long de la route il y a de nombreux petits cyprès de un pouce et moins de diamètre, ce qui fait ressembler ce plateau à une prairie verdoyante. Sur ce parcours la rivière subit une forte dénivellation par une série de violents rapides et de chutes, celle de la tête ayant environ 25 picds de hauteur. Plus haut la rivière s’infléchit un peu vers le Nord et ensuite elle prend une direction à peu près régulière vers le Nord-Ouest pour une cinquantaine de milles jusqu’au deux cent treizième mille, point de départ du portage vers la petite rivière Hibou.
Pour les quatre premiers milles en haut du portage ‘‘Kettle’’, le courant : est très fort et la vallée large et peu boisée, ensuite, le canal parsemé de plu- = sieurs îles s’élargit et l’eau coule plus lentement en même temps que les mon-
tacnes se sont resserrées et présentent un aspect sauvage et pittoresque, elles sont très hautes et souvent érigées en falaises abruptes, en plusieurs endroits il a de bons bois. Cette allure se continue jusqu’à l'embouchure de la rivière à la Montagne Blanche où le canal se rétrécit de nouveau, et quelques milles
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plus haut il est encaissé entre deux murs de roche où l’eau coule en rapide dans une gorg de deux ou trois arpents de longueur. A partir du ruisseau du Diable, la vallée s'agrandit et prend les proportions d’une plaine de deux ou trois milles de largeur, dans laquelle la rivière fait une série de grandes courbes très aiguës: le sol de ce terrain semble très bon pour la culture, par places environ un pied de terre grise, contenant une bonne proportion d'argile a été remarquée, le reste est du sable siliceux ordinaire. Les montagnes ont perdu leur aspect pittoresque et les cimes sont plus arrondies. En haut des grandes courbes, le courant est lent et la vallée large et bien boisée, les épinettes et le cyprès étant les essences dominantes, Vers le 202ème mille -ommence un grand rapide qui se continue jusqu’au point de départ pour ls rivière Hibou, il est très dur. C’est un violent courant, continuel, à travers de gros cailloux dangereux pour les canots, Les montagnes ont continué leur affaissement et la vallée est couverte de monticules sablonneux qui s'élè vent en hautes berges parfois composées de gravier.
Route de portage de la rivière Hibou.
Cette route longue d'environ sept milles part environ un demi mille e haut du confluent de la rivière aux Bluets. La direction est Nord-Uuest pou un mille et demi jusqu’à un petit lac, ensuite, Ouest pour trois milles ju<qu' un autre lac de l’autre côté duquel, par deux autres portages Vers le Non Ouest on arrive à la rivière Hibou. Le terrain suivant cette route est plat presque complètement dénudé par d'anciens feux de forêt, sauf quelques sav. ues assez bien boisées. De nombreuses roches erratiques sont distribuées ( et là sur un sol sablonneux.
Rivière Hibou.
La direction de la rivière Hibou, qui n’est guère qu’un ruisseau à l’e droit où nous l'avons prise, est environ Vord astronomique. Elle coule à t: vers une vaste plaine mamelonnée en faisant de nombreuses courbes et pl sieurs rapides qui occasionnent cinq petits portages, tous passés sur le ci Est. La plaine à travers laquelle coule cette petite rivière est surtout co posée de terrains bas, marécageux et de buttes de terre grisâtre tiès sableu Elle est assez bien boisée mais les arbres sont parfois très clairsemés et en gé! ral petits, surtout sur les buttes de sable. Les essences remarquées sont : l'é nette noire, le tamarac, et surtout le cyprès qui croît par-ci et par-là sur points élevés à travers la mousse blanche (sphagnum), conser rant le terr humide; les tamaracs ici sont tous verts, on en voit plusieurs de dix à uo pouces de diamètre. Le chemin de cette petite rivière est pris pour éviter ascensions difficiles à la perche et plusieurs portages que n’cessitent les vol et continuels rapides de la rivière aux Outardes j'isqu’au confluent de
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