‹ Opérations minières dans la province de Québec pour l'année 1908 [microforme]Chapitre 29 sur 45 · Partie supérieure de la rivière aux Outardes · texte numérisé non relu

Partie supérieure de la rivière aux Outardes

La rivière Hibou se jette dans la Outardes en un point 228 miles de la mer, où le canal est large et contient deux petites îles de drift.

La rivière aux Outardes en partant de la Fourche est large et a très peu de courant, mais quelques arpents plus haut et jusqu’au lac à l'île Brülée, elle est brisée par de nombreux rapides dont deux occasionnent des portages «ur le côté Ouest. Le lae à l’île Brülée, qui n’est qu'un élargissement du lit de la rivière a environ trois milles et demi de longueur par un mille et demi dans sa plus grande largeur, il est parsemé de nombreuses îles bien boisées, Juste à la tête du lac, une chute est passée par un portage à l’ouest à la tête de laquelle se trouve la rivière Longue, supposée la décharge du lac Matonipi. Depuis la Fourche jusqu'ici, les bords de la rivière sont généralement plats et aucune montagne d'importance ne s'offre à notre vue, le bois, partout est vert et bien fourni. En haut du confluent de la rivière Longue, la course générale est vers le Nord-Ouest jusqu’au lac Pletipi, une distance d’environ sept milles. Sur ce parcours plusieurs rapides sont passés, dont quatre sont cause de petits portages; vers deux milles en haut de la rivière Longue, le canal s’élargit et devient en lac, parsemé d’un grand nombre de belles grosses îles qui le bloquent presque complètement, tellement qu'à un endroit, l'eau se précipite tumultueusement en passant entre elles et nous devons faire un petit portage sur une île. La rivière ensuite subit encore un rétrécissement où l'on fait le premier portage et nous entrons dans le lac Pletipi en passant entre de nombreuses îles bien boisées ; mais ce n’est qu'après une couple d'heures de marche de ce point que la vaste plaine d’eau de la partie Est du lac se présente à nos yeux dans toute son ampleur.

LAC PLETIPI

Le lac Pletipi est classé par Monsieur Low, directeur de la Commission (Giéologique d'Ottawa, comme l'un des plus grands lacs de la province; il est de forme très irrégulière et mesure 210 milles de tour; ce long périmètre est dû à ce qu’il est échancré par d'immenses presqu'îles laissant entr: elles des baies de grande superficie et très longues. Ce lac est formé d’une nappe centrale, à laquelle viennent se rattacher cinq grandes baies principales qui elles mêmes en forment une infinité d’autres; truis de ces grandes baies se dirigent vers le sud et les deux autres vers le nord. La nappe centrale a environ neuf milles Est-Ouest et 414 milles Nord-Sud entre les pointes des deux presqu’îles ; mais la longueur du lac mesurée à partir du fonds de la baie Sud-Ouest, est de 30 milles tandis qu’elle est de 15 milles entre les extrémités des deux baies Nord-Est et Sud-Est. A chaque bout de ces quatre baies, se trouvent des rivières, celles du Nord étant les charges et celles du Sud, les décharges; les plus cunsidérables sont celles de l'Est, dont l’une est la source de la rivière aux Uutardes.

Tout le tour du lac ainsi que les baies sont parsemés de nombreuses e belles îles, la plupart desquelles sont bien boisées tandis que d'autres ne son que des affleurements de rocher ou des tas de cailloux que l’on rencontre mêm souvent très au large, ce qui présente certains dangers pour la navigation d nuit. En général, ce lac ne parait pas très profond, si on en juge par les nom breux quartiers de roc qui émergent un peu purtout ; mais aucun sondage n° pu être fait à cause du vent continuel que j'ai eu pendant mon séjour dans ce parages, ce qui rendait tel ouvrage impossible avec nos petits canots; en tou les cas les berges plongent dans le lac avec une inclinaison très faible, elle sont la plupart du temps composées de sable blane ou de ctilloux roulés, ce qu rend l'abordage dangereux pour les canots quand il y a de la vague.

Les bords du lac soit généralement bien boisés d'épinette blanche € noire, de cyprès, de tamarac, de merisier, de cormier, de sapin, ete. (C'e bo est petit et souvent très tortueux vers le Sud, ce qui est probablement dû a vent du Nord-Ouest qui semble é.re le vent dominant. Le sol qui est couvet de mousse épaisse est sablonneux et rocheux ; les terrains avoisinants le la du côté Ouest et Sud sont de vastes plaines marécageuses souvent couvertes d terrasses de sable peu élevées, elles vont généralement un peu en s'élevant mesure qu'on s'éloigne du lac, mais de ses côtés aucrne montagne n'est vis ble. Vers le Nord les montagnes sont plus rapprochées, mais la vaste pre qu'ile s'avançant vers le Sud, forme un beau terrain plat couvert d’une fori à bois très dense, le sol devant être bon pour la culture. Le côté Est du l: est ordinairement marécageux et couvert de mamelons de sable jusqu’à ur chaîne de montignes d'une direction environ Nord-Ouest Sud-Est sise à cin ou six milles du lie. Dans une tentative pour traverser cette chaîne de mont: gnes, et gagner le Matonipi, j'ai rencontré plusieurs petits lacs dins le: te rains bas avoisinant le Pletipi. Le tout est bien boisé. Après avoir perdu peu de temps à cause du vent sur le lac Pletipi, nous l'avons traversé et noi nous sommes dirigés vers la montagne Brillante en montant sa charge Oues laquelle forme un rapide pendant un demi-mille avant de se jeter dans le la Ce rapide est passé par un portage sans route sur le côté Sud ; nous trave sons ensuite un petit lac de un mille et quart vers l'Ouest et nous reprenons | rivière qui est large d'environ trois cents pieds, sans courant, pour deux mill et demi, la direction étant toujours Ouest ; ensuite elle tourne vers le Nord p: un rapide d'environ un mille et quart jusqu’au lac Oskasqueogomats (Nouves Bois), le portage se fait sur le côté Est : nous devons passer à travers un bo dense et embarrassé. Le terrain est généralement uni et bien brisé, avec 1 sol couvert de mousse blanche et paraissant bon. A partir de la tête du po tage une traverse d'environ deux milles vers l'Ouest nous conduit à un der mille de la montagne Brillante qui est formée de plusieurs pics élevés ento rant un petit plateau. L'aspect général du terrain parcouru depuis le lac PI tipi est différent de celui décrit plus haut ; les montagnes ont de nouveau fe leur apparition et celles du Nord sont arrondies et ont une hauteur de sept huit cents pieds : leur sommet est dénudé et couvert d’une mousse rougeâtr

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