‹ Opérations minières dans la province de Québec pour l'année 1908 [microforme]Chapitre 30 sur 45 · HS TES ES HART · texte numérisé non relu

HS TES ES HART

Chute en haut du Lac à l'Ile Brülée, Rivière aux Outardes.

Baie Nord-Est, Lac Plétipi.

le reste est bien boisé et surtout la partie Sud. Le lic O<kasquengomats est crienté Sud-Ouest Nord-Est dans sa plus grande longueur qui est de trois milles et demi et il a environ un mille de largeur. C’est un beau lac parsemé de plusieurs îles rondes et paraissant très profond ; en plusieurs endroits, les berges snt rocheuses et plongent sous l’eau avec une forte inclinaison.

Montagne Brillante (Shining mountain).

Rien de bien brillant n’a été remarqué à l’approche de cette fameuse montagne dont on voit les sommets du lac Pletipi; il est vrai que le temps a été très sombre pendant le séjour que j’y ai fait; en outre des nuages qui cachaïent le soleil, une épais: fumée apportée par un vent d'Ouest et provenant probablement de feux de .srêts, nous mettait dans une demi obscurité ; de ce chef au-

cune photographie n'a pu étre prise, ce qui est malheureux car le coup d’oeil en certains endroits était maguifique.

Ce qui peut être la cause de ce nom, ce n’est pas l'éclat de la roche qui est noire ou verdätre foncé mais bien les nombreux quartiers de Quartzite blanche ou grisâtre distribués un peu partout même sur les endroits les plus élevés. Les différentes hauteurs de cette montagne n’offrent que peu de falaises, les sommets sont ordinairement arrondis et nus avec une garniture de beau bois sur les flancs et dans les vallées. Je n'ai pu corroborer la version des sauvages voulant que son nom de Brillante lui viennent de ce que des cristaux de minerai de fer dont la masse serait composée brilleraient au soleil ; probablement que les sauvages qui n'ont aucune notion de minéralogie, trompés par le changement de formation qui a lieu en arrivant à cette montagne auront pris pour du minerai de fer ce qui n'est qu’une roche pyroxénique

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verdâtre foncé. Le panorama est très étendu, du sommet de cette montigne qui domine les terrains avoisinants : vers le Sud-Est, on voit l'immense plaine du lac Pletipi et vers le sud un terrain boisé et plat s'étendant jusqu'à des montagnes visibles à l'horizon, tandis que vers le Nord c’est une suite ininterrompue de chaînes de montagnes irrégulières plus ou moins dénudées jusqu'à l1 hauteur des terres, une trentaine de milles plus loin.

D'ici, je me suis rendu à la charge Est du lac Pletipi que j'ai explorée pour quelques milles en montant, c’est une belle rivière de trois à quatre cents pieds de largeur se dirigeant vers le Nord dans une vallée basse et bien boisée. Elle paraît beaucoup plus considérable que celle de l'Ouest. De là je suis revenu,

En montant, j'ai essavé de me rendre au lae Matonipi en passant par la rivière Longue pour y examiner les dépôts de fer rapportés par M. Low, mais par suite d’une erreur de mes guides, je n’ai pu mener cetie tentative à bonne fin. La rivière Longue n'est qu'une série d’une douzaine de petits lacs dont 2 le plus grand de trois milles de longueur, ‘est situé à la partie supérieure, ils = sont séparés par de petits rapides qui nécessitent souvent des portages.

1 est peu probable que cette rivière soit la décharge du lac Matonipi

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comme on le supposait, car au point où je l'ai laissée, elle était ré luite à u ruisseau insignifiant ne devant égouter qu’une petite surface. Je me sui: ret du environ douze milles du point du confluent à la Outardes, dans u'e ciri tion Nord-Est. Tout le district de cette petite rivière Longue, que l'on pou rait plutôt appeler un labyrinthe de lacs, est semblable et généralement pa vre ; le bois y est vert mais petit et composé presque essentiellement d'épinet noire, de cyprès, de tamarac et de quelques rares sapins et bouleaux. Le s est marécageux ou sablonneux sur les côteaux et presque partout, couvert € roches anguleuses ou roulées que l'on trouve en si grand nombie dans certai endroits, que l’on pourrait marcher sur elles sans toucher au drift. Partout surface est tapissée de mousse blanche et épaisse qui tient le sol humide. l'Est de la série des lacs visités, se trouve une montagne peu élevée et arrond qui est bien boisée d'épinette et de cyprès.

GEOLOGIE

Tout le terrain visité est essentiellement composé de strates crystalines « de massifs de roches éruptives, comprenant la masse des roches archéenn et appartenant à la formation Laurentienne inférieure ou supérieure. (Cet fortuution est caractérisée par les gneiss micicés plus ou moins schisteux, 1 gneiss syénitiques tournant quelques fois à la quartzite, des roches hornble diques, ete., on trouve souvent des oxides de fer mélangées à la masse. 1 laurentien supérieur est surtout représenté par l'anorthosite, roche essentiel] ment feldspathique, plus ou moins décomposé en certains endroits et cont nant souvent du fer titanique. Les masses sont généralement sillonnées veines ou de dykes de pegmatite et souvent la formation est bouleversée p des masses de roches éruptives acides ou basiques.

Les terrains de surface sont surtout composés d'argile stratifiée et de sal couvert de cailloux de la nature de la roche de formation.

Pour la géologie de cette partie de la route, qui comprend la rivière Mar couagan, nous référons au rapport de monsieur Low, publié en 1897.

Route de portage entre les rivières Manicouagan et Outardes.

Le premier affleurement observé est sur la montagne qui borde la vall de la rivière où un gneiss syénitique grisâtre à grain fin et très quartze affleure en grosses masses entrecoupées de veines de pegmatite à gros grain contenant du fer magnétique en petites poches distribuées dans la veine.

Une autre observation a été faite sur la partie Sud du deuxième lac, se trouve un immense développement d’un gneiss semblable au précéde Peu d’affleurements ont été remarqués le long de cette route, bien qu’elle pa à travers des montagnes jusqu’au lac Rognon, mais les ‘‘boulders”” distrib ça et là dans les vallées, et qui sont de provenance locale indiquent que la f mation est la même.

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Sur le côté Ouest du lac Rognon, près de la Gorge, se trouve une falaise plongeant presque verticalement dans le lac; la roche est un gneiss rouge et rose contenant des petits grains de magnétite renfermés dans la masse ; la surface est plus ou moins rouilleuse.

Jusqu'à la rivière aux Outardes, j'ai remarqué par places, des gneiss micacés grisâtres à stratification bien marquée et à couches noires et blanches ou rouges, avec des grosses veines de pegmatite à cristaux de feldspath blanchâtre et de quartz contenant aussi de la biotite. A certains endroits, les gneiss sont très quartzeux et tournent vers la quartzite d’une couleur rose pâle. La vallée de la rivière du Milieu est encaissée entre deux montagnes de gneiss, celle de l'Est étant à surface gris-noir, aux endroits dénudés, et celle de l'Ouest est souvent recouverte d’une couche de rouille, ce qui lui donne un couleur rouge-foncé, Cette vallée est surtout composée d’épais lits d'argile stratifiée.

Fivière aux Outardes.

Plusieurs affleurements ont été observés sur les bords de la rivière aux Uutardes, en bas du premier portage ; des gneisss rubinnés, micacés et quartzeux sont interstratifiés avec d’autres gneiss plus quartzeux d’une couleur uoirâtre, contenant des grains de magnétite.

Au premier et deuxième po:tage, la roche est bien dévelopié®, elle a un aspect massif et une structure gneissique bien marquée par places, à surface

grisâtre ou rouilleuse. De nombreuses petites veines de quartz sillonnent la inasse.

A partir du deuxième portage au Steep Portage, de nombreux affleurements sont rencontrés un peu partout et le caractère général est le même æneiss syénitique quelques fois assez bien rubannés à surface grisâtre ou rougeatre, cette deuxième couleur se trouvant surtout aux endroits où la roche est lavée par les eaux d’égouttement des terrains avoisinants, presque partout des dykes de pegmatites où des veines de quartz coupent la formation. Ces dykes comprennent des cristaux bien définis de biotite et de quartz englobés dans une pâte feldspathique rougeûtre.

Aux confluents des rivières Castor et des Chutes, ce dernier étant environ 135 milles de la mer, les montagnes de gneiss sont coupées en falaises abruptes et montrent de la roche massive à surface noirâtre, Environ deux milles en bas de la rivière Tête de Lièvre, on trouve un grand développement de gneiss jaunâtre à grains moyens et très quartzeux interstratifié avec d’autres roches à grains plus fins et contenant beaucoup de petits cristaux de grenat rouge d’environ la grosseur d'un pois et d’une autre roche contenant de la hornblende et du mica noir, la surface est gris foncé et souvent rouilleuse ; le tout est coupé de grosses veines de pegimatite. Dans le détour à la rivière Tête de Lièvre et plus haut, le mur Est du canal est coupé verticalement dans

une roche semblable. Les bords de la rivière jusqu’ici sont très souvent com posés essentiellement de cailloux roulés de 1 pied de diamètre, plus ou moins et de provenances différentes ; ordinairement il n’y a aucune matière pulvéru lente entre ces cailloux.

Au troisième ou Steep Portage, la rivière en bas du principal rapide fai une chute d’une quarantaine de pieds en passant par dessus un massif d gneiss rougeâtre ct rose, poli par les eaux et entrecoupé de veines de roch essentiellement feldspathique montrant de beaux cristaux. On trouve souven cristaux de grenat rouge, direction N. 80° E.

La roche au 40 portage est généralement un gneiss très quartzeux grisâtr et à grains fins interstratifié d'un gneiss micacé noir : il se trouve des bande presquc essentiellement composées de quartz très fortement chargées de petit cristaux de grenat rouge, allure N. 800 E.

Les affleurements jusqu’au portage Kettle sont nombreux et conserver toujours à peu près le mème caractère ; gneiss rubanné plus ou moins distin tement à surface grisâtre et massifs de roche srénitique, avec de nombreu cailloux d'unorthosite distribués un peu partout le long de la rivière. Vers ] 149e mille se trouve un développement de gneiss à gros grains de quartz et « feldspath entrecoupés de dykes de pegmatite contenant parfois du mica ambr( Au bas du Kettle portage affleure un gneiss dioritique dont le principal const tuent est la hornblende qui lui donne une couleur noire verdâtre foncée ; est sillonné par de nombreuses petites veines de pegmatite rosâtre.

Sur le plateau du portage Kettle les affleurements sont rares, mais les gr blocs de roche distribués à la surface montrent un changement prochain dat la formation, la pierre est à pâte feldspathique blanche contenant de gros cri taux noirs probablement d’anorthosite. A la tête du portage les murs du can: sont coupés dans un massif d’anorthosite dont il existe un immense dévelo] pement en cet endroit, elle est entrecoupée de gneiss rubannés ordinaires et « gneiss dioritiques à grains fins semblables à ceux notés en aval du rapide, d petites veines de pegmatite coupent la masse en tous sens. Cette anorthosi est non feuilletée et a une surface noirâtre, sa cassure présente parfois d'ass beaux reflets, elle est souvent plus ou moins décomposée et quelquefois la rocl feldspathique est blanche et contient de gros cristaux noirs, semblables à cet vus le long du portage.

Jusqu'à l'élargissement de la rivière quelques milles plus haut, de not breux affleurements ont été examinés avec le même résultat,sauf que l’anorth site se trouve parfois à l’état plus compacte et plus générale. Depuis l’élarg: sement jusqu’au confluent de la rivière de la montagne Blanche, très peu ! roches sont exposées sur les bords immédiats du canal, quoique les montagn abruptes n’en soient pas éloignées: mais à ce confluent les montagnes se s0 resserrées et de très belles coupes de roche sont visibles, l’anorthosite est pi

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ou moins décomposée ici et contient des lambeaux de gneiss dioritique noiràtre. Sur les quatre ou cinq milles su:vants de nombreux affleurements de roche semblable sont visibles, mais plus haut aucun n’est rem: bas du grand rapide une dizaine de milles en haut des grandes courbes où le gneiss réapparaît. Les montagnes jusque vers le ruisseau de l’Enfer (Hell creek) sont hautes et plus ou moins abruptes, elles ont un aspect pittoresque, ce qui semblerait caractériser la formation d’anorthosite ; nlus haut

elles sont plus arrondies et moins élevées : il est probable que le contact de

l'anorthosite avec le gneiss se trouve vers les grandes courbs.

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A partir du pied du grand rapide jusqu’au point de départ vers la rivière Hibou, les affleurements sont nombreux. La roche est un gneiss micacé, plus ou moins quartzeux souvent interstratifié d'un gneiss dioritique noirâtre. Vers le milieu de ce rapide on voit des lambeaux de pierre vert foncé essentiellement composée de horneblende cristalline encaissée dans une matrice quartzeuse très torturée, direction N. 35° O. Au point de départ du portage se trouve un grand affleurement de gneiss micasé rubanné grisâtre, direction N. 229 E. Tout le long du rapide le lit du canal est couvert de cailloux ue grosseur très variable et de provenance de formations avoisinantes.

Vers le milieu du portage entre les rivières Outardes et Hibou un grand développement de roche est exposé, d’abord c’est un gneiss rubanné très quartzeux et à surface blanchâtre interstratifié avec un autre gneiss noirâtre grenu à grain fin, direction N. 45° À. ; ensuite il se trouve une épaisseur d’environ 400 pieds d’une roche gneissique à surface ochreuse de couleur foncée, probablement péridotique transformée en produits hydratés dont un peu de serpentine ; elle contient aussi un peu de magnétite disséminée

à grain fin mélangé à toute la masse.

De l’autre côté on trouve encore un gneiss micacé, direction N. 35° O. Plus loin on rencontre encore des afHeurements de roches un peu magnétiques semblable à la bande décrite plus haut,

sauf argissement par lequel e en cet endroit est un s en MOrCCAUX assez gros ; direction N. 2° O. Au premier portage

Sur la rivière Hibou aucun affleurement de roche n'a été remarqué en bas du dernier rapide qui se trouve juste avant l’él la rivière se jette dans la Outarde, la pierre exposé mivaschiste à cassure jaune, le quartz se trouve parfoi la surface est grisâtre tirant sur le noir, en haut du confluent de la rivière Hibou un gneiss micacé grisâtre afleure, direction N. 259 E. Plusieurs autres affleurements ont aussi été vus jusqu’au confluent de la rivière Longue, parfois la masse prend une couleur rosée à texture granitique; du gneiss est visible en haut de la chute à la tête du lac à l'ile Brûlée, direction N. 45° O. L'observation suivante a été faite au 2ème lortuge en haut du lac à l’île Brûlée, où un gneiss micacé, entrecoupé de masses granitiques et sillonné par des veines de pegmatite affleure, direction N. 399 O0. En haut de ce protage aucun affleurement n’a été remarqué le long de la rivière jusqu’au lac Pletipi, dans les rapides l’eau coule à travers les quar-

tiers de roc déta“hés qui montrent cependant que la formation doit être gneissique et syénitique.

Sur la pointe Nord de la grande presqu'île du S.-E., se trouve un large affleurement de gneiss micacé à biotite. Les bords du lac en cet endroit sont couverts de cailloux roulés de différentes espèces ; des blocs de pegmatite provenant probablement de dykes voisins ont été remarqués contenant de gros morceaux de fer spéculaire et des petits cristaux de mica noir et de grenat rouge. Aucun autre affleurement n'a été remarqué sur les bords du lac qu sont formés de cailloux et de beau sable jaune ou blanc ; à plusieurs endroits même vers le milieu, la partie inférieure de la baie du N.-0., est sillonnée de bandes de cailloux affleurant à peine de l’eau. A l'extrémité de cette bai une roche syénitique jaunâtre parfois stéatiteuse est exposee.

De nombreux affleurements ont été observés sur le côté Ouest du petit lac quelques arpents au N.-0. du Pletipi; la roche est d’une couleur vert fonc composée de pyroxène plus ou moins décomposé en produits hydratés et chlo rite : cette même formation a été identifiée en plusieurs endroits jusqu'au la Oskasqueogomats, mais sur les bords de ce lac la roche est souvent sillonné: de petites veines lenticulaires de quartz et parfois la structure gneissique es bien marquée, direction N. 609 E.

La montagne Brillante dont la hauteur des sommets varie de 1,000 1,20G pieds de hauteur au-dessus du lac est essentie'lement composée d’un roche vert foncé ou noire composée de pyroxène (Augite) ; plusieurs observa tions en différents endroits nous ont montré la même formation. Sur le pli teau intérieur de la montagne se trouve un immense développement d'un quartzite blanche avec teintes vertes claires et semblant contenir parfois u peu de tale. Cette quartzite prend une couleur rouge sombre à la surface au endroits lavés par le eaux. Ce sont des morceaux ue cette roche qui ont ét remarqués même sur les points les plus élevés de la montagne.

L'observation suivante a eu lieu sur un“ petite île en face de la grand presqu'île du Nord du lac Pletipi où un gneiss micacé grisâtre affleure. A: cune roche sur place n’a été remarqué à l1 charge N.-E., du lac, qui coule st une épaisse couche de drift, à son embr uchure, sur le côté Ouest, une immen: batture de beau sable à peine recouvert par l'eau s'avance plusieurs arpen dans le lac. Sur le côté Est, environ deux mills du bord en gagnant les mo: tagnes, j'ai observé un gneiss micacé grisâtre, direction N. 40° E. Fiusieu autres observations ont été faites sur les îles du côté Est du lac où des gnei micacés parfois dioritiques affleurent, direction N. £o° E. Des veines de pe matite entrecoupent la masse des roches.

Très peu d’affleurements sont vus sur les terrains bas et marécageux av sinant la rivière Longue, mais les nombreux quartiers de roc distribués un p partout montrent que la formation est essentiellement gneissique.

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