GEOLOGIE DE LA REGION
L'étade géoloc'que de la réci na été fuite très complètement par M. AP Low et a été publiée dans le : ort de 1906 de la commission g‘olosiiue dti Canadr. Je ne puis done que renvoyer à ce rapport pour les détails, D'ailleur ie n'ai pu pour ma part remener que fort pen d'informations pendait mon
4 + , } e ; court séjour dars là région.
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Je donpnerat cepeneont un exnse ramde des conditions géologiques di.
en insistant sur celles qui <ermbient plus spéci-lement rattichées aux
isements des minéraux utiles
Au point de vue de l'ingénieur, du prospecteur à 11 recherche du miucrai.
peut diviser les roches de la région en deux séries.
La première qui est une e de roches acides exnprend les eneiss et les erats (roches laurentiennes, granites à mieu noir, granite à amphibolt). C'est érie stérile, colle qui à moins de découvertes ultérieures peu probables ne nierme aueun des minéraux utiles dont je parlerai plus tord ‘suliure, rnétite, amiante). Ces roches sont faciles à reconnaître : elles sont en véné-
1 à grains visibles à l'œil nu, de couleur rose ou blanche avec grains voir
La deuxièrae qui est une série de roches ba ques comprend Îles h!
chistes Tustrés, schistes ehleriteux, diibas nétiie, conglomérats, C'est
érie produelive, celle duns 1 on peut avoir l'espoir de trouver quel-
e chose, Ces rocles cnt pour caractère commun leur eouleur vert sombre.
L'âge relatif de ces roches sera plus difficile à fixer. Ce n'est pas d'ailleurs pour l'ingénieur une question d'importance capitale. Les actions de métamorphisme ultérieur, d'altérations secondaires soit par la press'on (ditbase: deventes schisteuses) soit par la chaleur (fissure de retrait avec remplissage de serpentine où de magnétite) soit par cireulition de vayeurs (injection des ro ches fissurées) sont d’un intérêt bien plus immédiat au point de vue economique. Voici cependant une classification approchée de ces roches.
Keewatin.— Il serait représe. té d'après M. Low par une partie des diibises, sans que l'on puisse affirmer que telle diabase appartient plutôt au Keew: n qu'au Huronien inférieur. L'existence d’un sous-sol de Keewatin est mafesté par la présence dans les conglomérats Huroniens inférieur de cailloux . diabise schisteuse qui ont dû être arrachées des roches de l'époque Keeïva par une érosion postérieure et enrobée en même temps que les galets granies dans un ciment d'origine voleanique contemporiin du Fur nien if ir.
Laurentien.— Au Laurentien se rattacheraient q'elates ereiss de Ti re Chibougamau, les granits à horneblende an sud du lac Chibougamau l'ouest du le Simon. Ce sont res roches qui ont fourni les galets grani-
es de conelomérat rattaché au Huronien inférieur.
Hu en inférieur.—On range dans cet étage ure série de roc'es dont le
en cetère connu est l'extrême richesse en produits magnésiens et qui j :r ce fait méme présentent toute une couleur commune verdâtre où vert brunätre, Cette époque qui dût être fort longue a vu se produire sans aneun doute des phénomènes de sédimentation dont les schistes de la déchirge du lac Bourbeau nou offrent un exemple, des phénomènes d'érosion ainsi que le prouve l'existence de cailloux arrondis dans les conglomérats de la brie MceKeszie. Ces pério des de sédimentation ont été troublées par plusieurs venues éruptives basiques toutes très riches en produits mosnésiens et dont aueluues-unes étaient aceomnpagnres de telles quantités de produits ferreux que cert ‘ins massifs renferment actuellement plus de 50 pe. de magnétite. Ces éruptions se sont faites soit ous la forme de magmas fondus qui lorsqu'ils sont eristallisés en profondeur ont donné naissance aux gabbros du Sorcier et qui lorsqu'ils se sont épancké a l'air libre ont donné des roches à structure fine dont diabase est le nom gén: ral, soit sous tonne de boues qui auraient donné naissance à des diabases plus facilement <chisteuses. Il faut ajouter l'action métamorphisante des vapeurs qui accompagnèrent ces venues magnétiques et qui transformèrent les sédiments contemporains en roches que les altérations postérieures ont rendu it possible à distinguer des roches éruptives proprement dites.
Chaque venue éruptive bouleversait et plissait la venue pr ‘cédente d'oi cette structure feuilletée que présentent presque toutes les diabises et qui fac Lita ultérieurement la transformation des produits magnésiens primitifs e1 produits hydratés. C'est ainsi que prirent naissance les schistes talqrenx e chloriteux si abondants le long du lac Assinichibastat.
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La serpentine ne correspond qu'à une transformation locale des parties les plus fortement magnésiennes des roches primitives, et aussi des plus compactes. Il est difficile de dire qu'elles furent à l’origine ces roches qui constituent actuellement les massifs de serpentine impure de la baie MeKenzie, du lac Assinichibastat, du lac Bourbeau: Ce furent probablement des peridotites et des pyroxenites:; quoiqu'il en soit, on peut dire que la transformation serpentineuse des roches anciennes est un fait très fréquent dans la région qui s'étend entre la baie McKenzie, le nord du lac Doré et le lac Assinichibastat,et que l'on rencoutre tous les degrés de transformation depuis la diubase à reflets serpentineux et talqueux jusqu'à lu serpentine compacte. Comparée avec les serpentines de la région de Thettord la serpentine de Chibougamau est bien moins pure; sa couleur est vert sombre ou noire, sa cussure grenue, Au microscope elle montre que les cellules 6e serpentine sont entourées de bandes tulqueuses: des grains de magnétite S'Y rencontrent toujours et quelquefois en quantité considérable, Certains échantillons montraient une épidote déconposée, d'autres des cristaux de caleite, quoique l'on rencontre un peu partout des massifs de serpentine de petites veines d'amiante, cette serpentine ne s'est montrée jusqu'à présent productive d'amiante exploitable que dans la région du nord et du N.-0, de la Baie MeKenzie,
Roches magnétiques.--Thin< tut le paxs qui avoïsine la baie des Fes, il est mpossible de se servir de la boussole. Le premier point où ont été signalées des perturbations magnétiques forme ee qu'on appelle le Cône Magnétique sur la rive ouest de la brie MeKenzie. D'outres centres analogues existent notamment dans le mas-if montagneux du Sorcier et dans l'île Pertige, de so:te que l'on peut dire que toutes les recñes qui bordent la brie MeKenzie et qui forment le massif du Soreier sont des roches ? magnétite avee tous les degrés entre la serpentine proprement dite et la diabise à masnetite rentermant 69
pb. e. de mognétite. Cette magnétite A largement distribuée est d’une torma-
ion contemporaine à la formation de la roche méme et les concentrations locales qui apparaissent sous forme de filons ont dû se produire peu de temps après la consolidation par simple remplissoge des fissures qui se sont ouvertes par retrait où par tassement du magma. Cette considération est assez importante parce qu'elle fait prévoir que ces veines de magnétite n’auront pas une contiuuité très grande en profondeur ou en longueur et qu’elles ne sont aucunement assimiables aux remplissages filoniens des grandes fractures du sol .
Quant aux venues métallifères proprement dites, celles qui apportèrent les sulfures de fer et de euivre avec les métaux précieux, elles semblent localisées aux régions de diabases plissées voisines des gabbros dans la partie nord du lac Doré et dans l'île Portage. Comme elles se rencontrent aussi bien dans les diabases schisteuses que dans les gabbros, il est difficile d'affirmer que ces venues
étallifères proviennent de l’éruption même des gabbros. Ces gabbros ont cpendant Joué un rôle en ce sens que ce sont eux qui ont plissé et provoqué la foliation des diabases voisines et ont préparé une voie naturelle aux vapeurs
minéralisantes. Ces vapeur ont, où bien rempli les fractures pour donner les vrais filons de quartz dont quelques-uns sont aurifères, où bien injecté les roches schisteuses et donné les gites d’iniprégnation et de ses:régation que nous décrivons en détail plus loin.
Montagne du Sorcier et rive Nord de la Baie des lles.--La montagne du Sorcier forme une série de hauteurs aligneës N.-0, NeE., et constituées pat une dinbase à grains fins, vert sombre où noir. Au niveau du lot 7 rang LV Roy, la ligne de faite est cependant constituée par un galbro à gros grain: qu'on observe sur tout le flane sud de la chaîne presqu'à la baie des Les, Er suivant la ligne de faite de l'Ouest à l'Est on voit nettem nt la teneur et magnétite augmenter en mème temps que les feldspaths disninuent.
Dans la partie Est du massif apparaissent de nombreux fiions ce megnétite compacte qui ne sont autie chose qu'une concentration secondaire toute locale dans des fissures de retrait de lu magnétite dont était imprégné le magmi éruptif. En certains points ces fissures ont reçu un deuxième remplissige c'est ainsi qu'au fond de la baie qui oceupe le lot 8 rang LIT canton Roy on peut voir dans un prospect qui à été fait à environ à un demi mille de la rivi une roche contenant de la magnétite traversée de veines de magnétite et de ser pentine fibreuse (picrolite). De la mauvaise amiante tapisse les épontes de ce: veines ou les recoupe. L'analyse de la roche a donné.
Si 0, 28.26 Er Fe, 0,—85.57 Fe, O; 34.99 so { Fer 24.90 Mgo 26.20 Cao traces AL 0, 9.07 97.91 Non dosé (T, 0, alcalis, eau) 2.09 100.00
Sur la rive ouest de cette méme baie on peut voir également une vein: remplie par moitié d'un feldspath plagioclase (anorthite) et d'une magnétit fibreuse mélangée à de l’amiante.
Baie McKenzie.—Les rives en sont formées d'une roche serpentineuse tan tôt assez pure comme dans la partie nord de la baie (lots Get 7, rang v 117 can ton Roy), tantôt magnétique (cône magnétique), tantôt contenant des intru sions de pyroxènes et de grenats. La partie centrale de l’île d'amiante est ut bon exemple de ces intrusions pyroxéniques et grenatifères dans la serpentine Ces intrusions se présentent sous l’aspect d’une roche blanche dure, à cassur unie qui pourrait être confondue avec une quartzite, mais qui au microscop: montre des grenats et des pyroxènes accompagnés de feldspaths pagioclases C’est au contact de ces intrusions, dans la serpentine que se rencontrent le plus belles veines d’amiante .
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Lac Bourbeau, vers le Sud-Ouest.
En s'éloignant vers la montagne du Jongleur et de Cuming la serpentine fait place à une diabase en général riche en produits de transformation secondaire. Un échantillon pris au sommet du Jongleur a montré au microscope une mosaique très fine de feldspaths et d'éléments magnésiens, amphibole et épidote dominants. Le sommet du Cumiug est formé d’une roche gri-e dure, sans grain apparent, à cassure inégale et qui montre au microscope de grands cristaux de pyroxène se transformant tantôt en amphibole, tantôt en produits magnésiens hydratés. La pâte est formée d'épidote, de zoisite, de feldspath rarement maclés: des masses de leucoxène (association de minéraux titanifères, opaques en plaque mince) sont fréquentes, Je n'ai trouvé de serpentine ni sur les flancs ni sur le sommet de la montagne Cuming, encore moins de l'amiante comme certains prospecteurs l'avaient signalé.
Île Portage.—ïa roche dominante est une diabase qui, dans la partie Est au contact du gabbro à subi une action métamorphisinte avec transformation en schistes talqueux, imprégnations d'éléments métalliques sulfurés, fracture de glissement qu'un remplissage ultérieur a injecté de quartz et d'éléments sulfurés. Comme cette diabase contenait primitivement de la magnétite, il n'est pas rare de voir certaines roches contenir à la fois des cristaux de magnétite provenant de la roche même et des cristaux de pyrites injectés ultérieurement.
Lac Doré.—Les rives de ce lie présentent successivement du sud au nord
d’abord un granit à amphibole, puis un gabbro, puis une diabase semblable à celle de l’île Portage. C'est au contact de la diabase et du gabbro que l'on rencontre en plus grande abondance les sulfures de fer et de cuivre.Dans la diabase schisteuse les sulfures sont injectées entre les feuillets de la roche, tandis que dans les gabbros les éléments injectés se distribuent en zônes parallèles, ce qui donne à la roche une apparence gneissique.
Lac Bourbeau.—Les rives sont constituées par une diabase tantôt schisteuse et riche en tale, tantôt compacte et passant fréquerament à la serpentine impure. C’est ainsi qu’au fond de la baie du Cran penché, une dalle inclinée à 409 et de direction E.O. est formée à la base d'une serpentine impure et compacte qui vers le milieu de sa hauteur passe à une serpentine franche, mais plissée et contournée. Cette serpentine contient entre ses feuillets de plissement une amiante dure et traversant le tout de minuscules veines d'amiante soyeuse. La roche examinée au microscope montre en lumière parallèle de très rombreux grains de magnétite alignés en filaments opaques sur un fond blanc composé de produits d’hydradation magnésiens avec serpentine dominante et épidote,
Le seuil de la décharge du lac Bourbeau est constitué par des schistes noirs de direction ouest et de pendage 60° Nord. La couleur de ces schistes semble due à des matières charbonneuses.
MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART (ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
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