IV. 386. VENUS victorieuse. Groupe
Cythérée , qui par ses charmes a captive le Dieu de la guerre , a dans ses mains l'epée de son amant, tandis que Cupidon, à côté d'elle, semble essayer le casque du dieu vaincu.
Le bas-relief encastré dans le piédestal représente Bacchus pogon ou barbu , menant , comme divinité de l'année , la danse des Saisons. Elles sont trois, suivant la mythologie la plus ancienne; le style de ce morceau de sculpture tient de l'étrusque (2),
N. 387. VÉNUS DBAPÉE. Groupe.
Ce groupe, qui représente la mère de l'Amour avec son fils , intéresse les artistes et les antiquaires, par l'inscription grecque qui est gravée sur la plinthe , et qui présente le nom de Praxitèle. D'après cette autorité , on est fondé à croire que ce morceau de sculpture est une imitation de la Vénus drapée de Praxitèle, que les Pariens de l'Hellespont préférèrent dans leur choix h la Vénus de (iiiide du même maitre.
Le bas-relief du piédestal représente une déesse ,
descrizione per la nuova spiegazione che dà il Fiscontl al Bassorilievo PVinckelmanniano , del quale un disegno assai più accurato può vedersi nei Mon. du Mus. T. //•'', p. lì. — Gli Editori.
(2) F. le Sculture della Villa Borghese , st. F, N. 7 , e i Monumenti scelli Eorghesiani , T. /, tav. 28. — Gli Editori,
DEL MUSEO «APOLEOME 4^*
tenant dans sa main un long sceptre, exécutée dans le style des monuments choragiques.
N. 388. VÉNUS DE TROAS. Statue.
Quoique la pose de cette figure de Vénus soit à-peu-près la même que celle de la Vénus de Gnide, ce qui la distingue particulièrement, c'esi le petit coffre sur lequel tombe la draperie que la Déesse retient de la main gauche. Il existe à Rome une statue toute pareille , sur laquelle on lit une inscription grecque qui nous apprend que le statuaire Ménophante l'avait imitée de la Vénus de Troas, Cette ressemblance nous assure que la statue que nous examinons est aussi une imitation du même original , exécutée probablement par quelqu'élève de Praxitèle, sous Alexandre-le- Grand qui rétablit cette ville antique.
Le bas-relief du piédestal représente un Faune dansant.
N. 389. MINERVE. Statue.
La beauté majestueuse de la tête, l'agencement des draperies , où la vérité et la variété s'allient à un style noble et sévère, distinguent cette statue de la Déesse d'Athènes , imitée probablement de quelque original de Phidias, peut-être de la Minerve de bronze qu'on avait surnommée la Belle. Dans la statue de Phidias , la Déesse armée avait la lance et le bouclier, ainsi que celle que nous examinons. Le collier de perles qui orne le cou s'accorde bien avec Tépithète qu'on avait donnée Vise. Op, var. T. IV. 3i
483 APPENDICE ALLA NOTIZIA
à la statue dont on peut croire la nôtre une imitation. Celle-ci est de marbre de Paros.
N. 390. VÉNUS ou NYMPHE. Statue.
La disposition de la draperie dans cette figure de Venus demi-nue est à-peu-près la même que celle d'une autre statue indiquée sous le N. 879, mais le bras droit et la tête ont moins de mouvement.
Le bas-relief du piédestal représente un Faune dansant accompagné d'une panthère.
N. 391. DIANE. Statue.
Le mouvement de cette figure , et les vestiges du carquois qui restent encore sur l'épaule droite, ne laissent pas de doute sur le sujet. Cest la fille de LatonCj prêLe h frapper de ses flèches divines quelque objet de sa colère- car sa longue tunique ne convient pas au costume d'une chasseresse, Un grand nombre de figures de Diane, avec la même pose, existent dans plusieurs collections, et prouvent que cette statue est l'imitation de quelque original célèbre.
Le bas-relief du piédestal représente une Mènade ou Bacchante en fureur ayant entre ses mains un des objets des mystères dionysiaques.
N. 392. TRANQUILLINA en Cerès.
L'épouse de Gordien Pie, fille de Mysithéus , est représentée la lète coiffée d'un voile. Ce cos-
tiune a servi d'autorité à l'artiste moderne pour Ini donner les attributs de Ce'rès. Souvent les Impératrices ont été représentées par les statuaires anciens avec les emblèmes de cette divinité.
N. 393. BACCHUS. Statue.
L'attitude que nous avons remarquée dans la statue de ce dieu, N. 1 44 ? exprime également en celle-ci la mollesse et le repos. La pose de la figure ne diffère pas beaucoup de l'autre j mais dans celle-ci les proportions sont plus svelles, et la tête semble tourner des regards propices vers le spectateur.
Le bas-relief encastré dans le piédestal a fait l'ornement de quelque tombeau grec. L'artiste a représenté un guerrier j et une femme qui semble lui présenter à boire. C'était une des cérémonies nuptiales de l'antiquité.
N. 394. LES DANSEUSES. Bas-relief.
Cinq jeunes femmes, se tenant par la main dansant aulour\l'un temple d'architecture corinthienne. Elles donnent une idée de ces chœurs où le chant des hymnes et la danse s'unissaient pour embellir les fêtes du paganisme (i).
Au-dessus de l'arcade qui donne entrée dans la salle, et au-dessus de la niche la Diane, sont
(r) Questo è il bassorilievo originale di marmo pente." lieo da cui fu cavata la controprova in gesso descritta al N. 149, p. 369. — Gli Editori.
484 APPENDICE ALLA NOTIZLA
encastres dans les tympans deux grands bas-reliefs qui autrefois ont fait partie du même sarcophage. Celui du fond représente le conseil des Grecs , de'crit dans le premier livre de l'Iliade ^ et la querelle d'Agamemnon et d'Achille. On voit au milieu de la composition ce héros qui s*est levé pour se retirer dans sa tente ; derrière lui est Minerve par qui sa colère vient d'être calmée. Le sujet de l'autre bas-relief est la rançon d'Hector : prosterné aux genoux d'Achille , le malheureux Priam embrasse ces mains meurtrières qui se sont baignées dans le sang de ses fils, et qui viennent de le priver de celui qui était le soutien de son troue et de sa patrie.