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N. 371. ÉPICURE ET MÉTRODORE

Hermès.

Cet hermès à deux têtes est le portrait d'Épicure et de son ami Métrodore de Lampsaque. Les Epicuriens solennisaient , le 20 de chaque mois, la

(i) Feggansi le Sculture della Villa Borghese, T. II, p. 35, N. 28. — Gli Editori.

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mémoire de ces deux philosophes. Un pareil hernies trouvé à Rome, avec les noms, a fait connaître ces deux portraits.

N. 372. LUCIUS VÉRUS. Tête colossale.

Le portrait de ce Prince , qui tirait vanité de la noblesse de sa figure , est un chef-d'œuvre de goût et de finesse d'exécution. Il a été découvert, avec plusieurs autres bustes du même Empereur et de Marc-i\.urèle qui Favait adopté pour frère y lì une lieue de Rome sur la voie Cassienne , dans la ferme i^ Acqua Traversa , oii Lucius Vérus avait une maison de plaisance (i).

N. 373. GERMANICUS. Statue.

Le neveu de Tibère , que son caractère noble et doux fit tant regretter des Romains , est représenté par cette statue : ses médailles nous le font reconnaître ; et la statue de l'Empereur Claude son frère, trouvée en même temps, et qui en fait le pendant, met cette découverte hors de doute. Germanicus est presque nu , à la manière héroïque. Les deux statues avaient été élevées dans la Basilique de Gabies, et furent retrouvées en 1792 parmi les ruines de cet édifice. On les voit gravées dans les Monumeiitl Gahini , numéros 7 et 5.

(i) Così questa^ come la testa colossale di Marc Aurelio indicata al N. 670 , trovatisi incise in rame e illustrale nelle Sculture della Villa Borghese, st. V, N. 10 e 11 , e né' Monument» S'^elti lìorghesiani , T. II, tav. 25 e 26. — Gli Editori.

Dans le piédestal du Germanicus on a encastré l'inscriplion sépulcrale de Caìdis, affranchi iVJponus, publiée par Spon , Miscellanea, sect. VI.

N. 374. CLAUDE. Statue.

Cette statue du faible successeur de Caligula, trouvé dans les ruines de Gabies en 1792 , avec celle de Germanicus son frère , se reconnaît facilement par la comparaison des médailles frappées sous son règne et avec son efiide. Le costume est le même dans les deux statues ; mais l'exécution de l'autre a été mieux soignée.

On a encastré dans le piédestal l'inscription sépulcrale àiUngonìus Diadumenus.

N. 375. SEPTIME-SÉVÈRE. Buste.

L'Empereur est revêtu de la chlamj'^de impériale, appelée paludamentum.

N. 376. ACHILLE. Statue.

Le jeune héros, sans aucun vêtement, a la lète couverte d'un casque, et un anneau ou épisphj^ rion au-dessus de la malléole de la jambe droite. On conjecture que cet accessoire a été placé comme une défense sur cette partie du corps d'Achille , qui seule, suivant une tradition mythologique, n'était pas invulnérable: d'ailleurs la beauté de la tête et l'air guerrier de la figure conviennent particulièrement au fils indomptable de Thétisj et on

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peut croire que cette statue est une imitation antique de l'Achille en bronze d'Alcamène (i).

N. 377. FAUNES. Statues.

Ces jeunes derui-dieux jouent de la flûte : ils sont représentés dans le moment où ils prennent haleine. C'est ce qu'exprimait Tépithète dUAnapauomenos, donné par l'antiquité au Faune que Protogène avait peint dans la même action , et qui probablement a été le modèle de ces deux statues. Le Faune appuyé sur un pilastre est plus parfait que l'autre. On l'a gravé dans plusieurs ouvrages d'antiquité , et dernièrement dans le Musée Royal (a).

N. 378. SEXTUS POMPÉUS. Statue.

La disposition de la chevelure fait reconnaître dans cette figure héroïque un personnage romain: il semble que les traits de la physionomie offrent quelque ressemblance avec ceux de Sextus Pompée, tels qu'on les voit gravés sur ses médailles. Cette statue, trouvée près de Monte Porzio , non loin de Tuscidum, a été exécutée en marbre de Paros par l'artiste grec Ophélion , fils d'Aristonidas : ce statuaire a gravé son nom sur le derrière de la cuirasse qui sert de soutien à la figure.

(i) Questa è la statua d'Achille di cui ahhiam fatto cenno al N. 276, P'^S' 4^^- — ^^^ Editori.

(2) V. le Sculture della Villa Borghese, T. II , p. 27, N. 8. — . Gli Editori.

L'inscription sépulcrale d\^lius Pastor, publiée par Gruter, p. 1119, N. 6, est encastrée dans le piédestal de la statue.

N. 379. VENUS SORTANT DU BAIN. Statuc.

La Déesse, à moitié enveloppée d'une large draperie qu'elle retient de la main gauche, lève la main droite vers sa tête, comme pour relever et nouer sa chevelure (i).

N. 38o. THALIE. Statue.

La couronne de laurier qui ceint la tête de cette figure j convient à une Muse: d'après cette autorité, le masque comique et le volume, attributs de la Muse de la comédie , ont été ajoutés par le sculpteur moderne.

Cette statue a été tirée des jardins de Versailles.

Le bas-relief encastré dans le piédestal représente un sacrifice à Ariadne, épouse déifiée de Bacchus.

N. 38 1. LES NYMPHES. Groupe.

Trois Nymphes sont dans l'action de suspendre leurs vêtements humides autour d'une colonne comme pour les sécher. Ce petit groupe , d'une invention pleine de grâce, a produit un nombre infini d'i-

(i) F. le Sculture della Villa Borghese, si. VI, iV. 8, oi^'è detto che le parli ìgiiude di questo simulacro sono di una rara eleganza, e straordinario e sommamente gra^ zioso ne e Vatteggiamenlo, — Gli Editori.

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milations : il semble avoir été imaginé pour supporter un vase, ou pour faire Tornement d'une fontaine j il a été placé en conséquence dans le bassin d'une fontaine de marbre.

Le chevalier Piranesi l'a gravé dans son recueil de Vases, pi. 8i (i).

N. 382. THALIE. Statue.

Il existe plusieurs répétitions antiques de cette figure, remarquable par l'ample draperie qui l'en- \eloppe.

Le bas-^relief encastré dans le piédestal est un ouvrage de l'ancienne école grecque, et représente le combat d'Apollon contre Hercule qui vient d'enlever le trépied de Delphes.

N. 383. COMMODE jeune. Busie.

Malgré l'âge tendre du fils de Marc-Aurèle représenté par ce buste, la physionomie a assez de caractère pour être reconnaissable : les cheveux, et la draperie qui couvre Tépaule gauche, sont exécutés avec un goût exquis.

Dans l'embrasure est placé un trépied moderne d'un dessin très-élégant , exécuté en marbre rouge antique avec la plus grande finesse.

(i) Vedesi inciso tra le Sculture della Villa Borghese, st. JII , N. 6, c ne' Monuxn. scelti Borghesiani , T. /» (ai'. 36, — Gli Editori.

N. 384. JULlà PAULLA. Buste.

Les traits de la première femme d'Antonin Eiagabale, comius par les médailles, se retrouvent sur ce buste, qui est d'une belle conservation.

La petite statue de porphyre placée dans Tembrasure de la croisée, est un ouvrage du seixième siècle.

N. 385. VÉNUS mabiiib. Groupe,

La Déesse, sans aucun vêtement, et h-peu-près dans la même attitude que la Vénus de Médicls et celle du Capitole, parait être sortie de la mer j un dauphin qui en est le symbole est à ses pieds ; l'Amour, debout sur ce dauphin, semble regarder Vénus avec admiration.

Sur le piédestal est un bas-rehef grec où Winckelmann a cru voir Philoctète {Mojium. inediti, N. 120). Il est plus probable que le guerrier est Thémistocle ou Cimon , puisque la figure qui est vis-à-vis est celle de la Victoire ; et l'aigrette de vaisseau qu'elle a dans sa main est le symbole d'une victoire navale. La figure de Minerve, élevée sur une colonne à laquelle un serpent s'entortille , représente la statue de Minerve Poliade , à la garde de laquelle, suivant l'opinion superstitieuse des Athéniens, veillait toujours un grand serpent invisible (i).

(i) ancorché sia questa Venere la medesima che fa dticritta sotto il N. 254, ^l^biam creduto replicarne la

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