IO APPENDICE ALLA NOTIZIA
N. 443. ATHLÈTE. Buste.
La tête de ce buste nu^ qui est d'un fini parfait, offre cette physionomie ideale, que les artistes grecs ont donnée aux statues athlétiques , et par fois à celles de Mercure (i).
N. 444- JOUEUSE DE LYRE. Statue.
La coiffure de cette femme jouant de la lyre annonce lepoque de Trajan et d'Adrien. La statue est donc le portrait d'une musicienne alors célèbre, dont le nom ne nous est pas parvenu (2)1.
N. 445. ACTÉON. Sarcophage.
L'histoire mythologique du malheureux fils d'Aristée et d'Autonoé forme quatre compositions distinctes. Trois Nymphes , d'une proportion plus forte que le reste des figures , soutiennent des guirlandes qui encadrent et séparent les deux com-
{i) V. Vopera sopraccitata, portico N. 27. — Gli Editori.
(2) Ntlle Sculture della Villa Borghese, ov' è dato questo simulacro in disegno , reca il nome della Musa Terpsicore ( portico N. 1 ). Degna di particolare osservazione ne è la testa ^ la quale dovrebbe certamente essere stala un ritratto. L'acconciatura dei capelli somiglia molto a quella che suol vedersi nelle immagini di Messalina , e un tal poco eziandio in quelle di Giulia di Tito , secondo il costume introdotto nel primo secolo delPera volgare. La lesta, benché staccata , pare fuor di ogni dubbio f antica sua j)ropria. Questo monumento j fra gli altri suoi pregi , ha quello an- \:ora di una non ordinaria integrità. — Gli Editori.
positions exécutées sur la face du monument. On voit à la droite du spectateur Diane qui se baigne à la fontaine de Gargaphie , et le chasseur Thébain qui en la regardant est changé en cerf. On voit il la gauche le héros imprudent devenu la proie des ses propres chiens. Actéon ^ comme sur le théâtre grec, n'a de cerf que le bois (i).
N. 446. ÉPICURE. Buste.
Les succès de la secte épicurienne , à Rome , furent 'sans doute une des causes de la multiplicité des portraits qui nous restent de ce philosophe.
N. 447. ADRIEN. Buste.
Ce buste héroïque d'un Empereur, ami des arts et de la paix , a été trouvé dans les ruines de Gabies. {Monumenti Gabini , N. 29.)
N. 448. NÉIVIÉSIS. Statue.
La Déesse de la Justice distributive se distingue
! dans ses images par Tattitude caractéristique du
bras droit. Il présente la coudée, mesure la plus
usitée dans l'antiquité, et prise allégoriquement
pour la proportion du mérite et de la récompense.
(i) Questo bassorilievo , e sì quello che è indicato al N. 4^6» sono annoverati dal PVinckelmann fra i sei più famosi ch'esistessero del sito tempo in Roma ( Stor. dell'Arte, lib. S, e. 3, § 8). Feggasi descritto fra le Sculture della Villa Borghese, si. VII ^ N. 16 e 17 , e ne' Mon. scelti Borghesiani, T, II ^ tav. ici. — Gli Editori.
5l2 APPENDICE ALLA NOTIZIA
La corne d'abondance désigne dans la main de Néme'sis les biens que les Dieux distribuent aux mortels qui sont l'objet de leur bienveillance (i).
N. 449. HERCULE enfa'nt. Statue.
Le fils de Jupiter étrangle les serpents que Junon, sa marâtre j avait envoyés vers son berceau.
La petite statue est placée sur le cippe sépulcral dH Antonius Aiitéros et de Cassia Melitene sa sœuFj il est orné de têtes de béliers, de griffons, de guirlandes et d'autres sculptures. Le Daupbin, ainsi que la Néiéïde de l'autre cippe, N. 44*^? ** rapport au séjour des bienheureux dans les îles de l'Océan. Gruter, qui a publié l'inscription de ce tombeau , page 652 j N. 7 , la donne avec deux lignes de plus , que Reinesius avait justement regardées comme une imposture (2).
(i) F. i Mon. Gabim, N. 3i , p. 88. — Gli Editori.
(2) La statua d'Ercole fanciullo è tra le Sculture della Villa Borghese {stanza JIJ ^ N. 6) ^ ed ivi i pure il cippo sepolcrale qui accennato dal nostro Autore ( stanza II, N. 12). La brevissima epigrafe, t^ià pubblicata dal Grutero con. pessima aggiunta , dice :
DIS . MANIBVS M . ANTONIO . ANTEROTI ET . CASSIAE . MELETENI
soi\oni
Gli Editori.
N 45o. URANIE ou l'ESPÉRANCE. Statue.
Le nom d'Uranie donné jusqu'ici à cette statue > n'est guères fondé que sur la couronne étoilée qui orne sa tête, et sur le volume qu'elle tient de la main droite j additions qui ont été faites par Girardon lorsqu'il restaura cette figure. Sa pose et le mouvement qu'elle fait en relevant de la main gauche le pan de sa tunique , pourraient faire conjecturer qu'elle représentait l'Espérance , que les anciens ont constamment figurée dans cette attitude.
Cette statue est tirée de la galerie de Versailles. Le mouvement du bras gauche est assez indiqué par les plis de la draperie qui est traitée avec beaucoup de goût.
Le bas -relief qui orne le piédestal représente Prométhée formant les hommes: Minerve leur donne ! la vie sous l'emblème d'un papillon.
N. 45i. LA PROVIDENCE. Statue.
Cette figure de femme, tenant un globe de la main droite, a un air plus majestueux et plus sévère qu'il ne conviendrait à une des filles de Mémoire, Des figures pareilles sur les médailles impériales sont désignées par les légendes comme les images de la Providence.
Le bas-relief encastré dans le piédestal porte le nom latin de l'ancien artiste Diadumenus. On
Vise. Op. var. T, IV. 33
5l4 APPENDICE ALLA. NOTIZIA
V voit Jupiter assis qui, s'entretenaiit avec Tliétis, est surpris par Junon (i).
N. 4^2. CIPPE d'AMEMPTUS.
Cet autel sépulcral , richement orné de symboles bachiques , centaures , masques , festons , flambeaux, plantes, oiseaux, etc., d'un excellent travail, a couvert autrefois les cendres d'Amemptus , affranchi de Livie.
Au-dessus du cippe est placé un groupe représentant Bacchus en compagnie de Silène j mais cette réunion de deux petites figures antiques est
(t) Una esposizione più dotta e accurata di questa leilìssima statua veggasi nel presente volume a car. i.\i , ^ N. LX. Il bassorilievo poi reputato dal De Clarac un 1 <ìes plus beaux du Musée Royal trovasi disegnato ed inciso in rame nella Verona illustrata del Maffei e nel Museo Veronese, /;. n\i\ ne' Marmi Torinesi, T. Il, IV. XXI; ne' Monumeuls du Musée , T. I , p. ^ , e altrove. Notar si dee che sebbene Rivautella e Ricolvi, illustrando i Marmi Torinesi, scrivessero che in questo monumento notar si vuole rinsculptum nomen artificis^ e P^isconti anch'esso affermasse che vi ha le nom latin de l'ancien artiste Diadumenus , pure esso manca nel Catalogo degli artefici compilalo da Francesco Giunio, dal De Clarac e dal Sillig. Molti sono i Diadumeni ricordati nelle antiche iscrizioni e nei classici; e famoso fra tutti è quello che fu già nella Villa Sinibaldi ed or è nel Museo Vaticano , sulla cui umetta è scolpita una figurina in alto di cingersi la fronte con un nastro o diadema per alludere al nome ; imitazione del Diadumeno od atleta di Policleto. Visconti , Museo Pio-Clemenlino , T. VII ^ p, 246, edizione di Milano ^ PVinckeUnann , Stor. dell'Arte, T. 11^ p. igS , edizione di Roma. — Gli Editori.
DEL MUSEO NAPOLEONE 5l5
due à un artiste moderne qui a cru par ce moyen en augmenter l'importance (i).
N. 453. C ARAC ALLA. Bustes.
L'un des bustes est un portrait de cet Empereur dans son costume civil; l'autre le représente dans son costume militaire (2).
N. 454. CINÉRAIRE de CLODIUS.
Ce vase d'albâtre d'Egypte , couleur de miel , avait servi aux usages funéraires dans cette antique contrée, comme le témoigne TinscripLlon hiéroglypbique' qu'on voit gravée sur l'une des faces. Le luxe des Romains l'employa pour y déposer les cendies d'un magistrat de la famille Clodia , qui probablement était le fils de Clodius , l'ennemi de Cicéron: l'inscription latine qu'on lit sur la face opposée en est la preuve.
N. 455. TIBÈRE. Buste.
Le successeur d'Auguste est représenté avec la cuirasse et le paludamentum.
(1) Villa Borghese, st. FI, N. &. — Gfi Editori.
(2) Notar si dee che amendue questi busti ^ di^'crsi da quelli segnati ai numeri 35 e i54, erario^ prima di appartenere al Museo di Parigi, nella Villa Borghese {st. Ill^ iV. 27 e 28 ). Il primo di essi è assai singolare per aver V orecchio destro trapassato da un foro , secondo le costa-* manze superstiziose degli Orientali e degli ylfricani. — = Gli Editori.
5l6 APPENDICE ALLA NOTIZIA
JV. 456. GORDIEN PIE. Buste.
Il est dans le même costume : la ressemblance est bien prouvée par la comparaison des médailles.
N. 4^7. AUTEL TBUBfGULAiRB , ornë de basreliefs astrologiques.
Ce monument curieux et rare, dont l'une des faces a été gravée dans les Monumenti inediti de Winckelmann , N. 11, et toutes les trois dans les Monumenti G abini , page 228, représente trois signes du zodiaque personnifiés , la Vierge , le Scor-< pion et le Sagittaire, avec les trois divinités , Cérès, Mars et Jupiter, qui, suivant l'opinion des payens, avaient leur domicile dans ces astres.
L'autre autel, plus petit et de la même forme, placé au-dessus , était consacré à Mars , dont les trois Génies qu'on y voit sculptés portent les armes : il a été gravé dans le Musée Français.
N. 458. ÉLIUS CÉSAR. Buste.
Une certaine ressemblance de cette tête avec les portraits assurés du fils adoptif d'Adrien peut le faire reconnaître dans ce buste, qui est bien certainement le portrait d'un personnage romain de la même époque.
N. 4^9. VASE d'albatbe.
Il est de la même matière et de la même conservation que le vase du N. 4^4? quoique la forme en soit différente.
N. 460. BUSTE ATTBIBUÉ A MacRIN.
L'envie qu'on a de rehausser le mérite des portraits antiques par des dénominations qui les assignent à des personnages connus, avait fait donner à ce buste celle de Macrin 5 mais la vérité est qu'il ne ressemble aux portraits de cet Empereur que par la coupe de la barbe (i).
N. 461. ALEXANDRE SÉVÈRE. Buste.
La ressemblance de ce portrait avec ceux d'Alexandre Sévère a plus de réalité j cependant on ne peut pas dire qu'il soit aussi certain que celui qui a été marqué au N. 180.
(i) Se questo busto è lo stesso che fu indicato al N. 160, come crediam fermamente che sia , perche procedono entrambi dalla Villa Albani ^ ed in non diiCj ma un solo busto era attribuito a Macrino { Marcelli , Indie, antiq. p. 20 ) , pensar dobbiamo che l' autore dopo V edizione del i8o3 abbia mutato parere : replichiamo quindi V esposizione del monumento affinchè il N. 460 serva di emendazione al N. 160. -* Gli Editori.
5l8 APPENDICE ALLA NOTIZIA
N. 462. CIPPE DE FtJNDANIUS VlîLINUS.
Ce beau cippe ou autel sépulcral , en marbre pentélique , orné de sphinx, de masques, de têtes de béliers, de festons et d'oiseaux , contenait les cendres de P. Fundanius Velinus de la tribu Terentia.
Il était au Vatican , et auparavant à la yUla Mattei.
N. 463. ISIS. Buste.
On distingue la déesse de l'Egypte à sa coiffure distribuée en boucles parallèles. Cet ouvrage de marbre noir antique n'appartient pas aux arts primitifs de cette contrée célèbre ; le style de la sculpture se ressent de l'école grecque.
N. 464. ADORANTE. Statue.
Cette figure, exécutée en porphyre avec un art et une finesse qui étonnent, avait, suivant l'usage de la sculpture poljclirôme, la tête et les extrémités d'une autre matière. On les a restituées en marbre statuaire j la tête qu'on a rapportée, est antique. La draperie de pourpre , indiquée par le porphyre, peut faire conjecturer que cette statue était originairement le portrait d'une Impératrice. Les épouses des Césars aimaient h se faire représenter sous les emblèmes de la Piété. ( Voyez cidessus N. 438.)
Le bas- relief encastré dans le piédestal repré-
DEL MUSEO NAPOLEONE 5l9
sente un sacrifice bachique , célébré par un Faune et par un Silène (i).
(i) La descrizione, di questo bel simulacro dettata dal cav. Lamberti è così elegante e precisa ^ che non possiani trattenerci dal farla gustare a' nostri lettori. La statua , die'' egli ^ assai maggioi'e del naturale, fu tenuta già da molli pei- un' immagine di Giunone , e spiegitta per Giunone nella Villa Pinciana dal Montelatici. Tutto il grandioso e magnifico panneggiamento , che scorie sino ai piedi della figura, e con largo cerchio le si aggira intorno alle spalle , alle braccia ed al petto , è scolpito con arte eccellente in porfido rosso. La testa bellissima , ornata di diadema, ed antica, ma tolta da un altro simulacro, è lavorata in marmo statuario \ e dello stesso marmo sono ancora le mani e i piedi moderai coi loro sandali di verde antico. La direzione delle braccia, che si aprono facendo forza alla veste che le ricopre , ed inualzansi verso il cielo, dimostra che in questa beila scultura viene rappresentata una qualche Augusta sotto l'aspetto di Adorante. Fu già osservato , mercè il confronto d'altri monumenti famosi , che le femmine primarie di Roma, e principalmente le donne dei Cesari , solevano venire elfigiate sotto le sembianze di Adoranti. Un tale atteggiamento e una tale espressione , proprj della Pietà idoleggiata, furono già adottati per le immagini delle Auguste , le quali amarono di comparire coi simboli e con gli attributi di quella Virtù , come si raccoglie dalle medaglie e massime in alcune, credute comunemente di Livia. La qualità ancora del marmo con cui è formato il nobile panneggiamento può aggiugnere qualche probabilità alla congettura. Il porfido ebbe già nome di sasso porflretico , cioè purpureo , e fu scelto per rappresentare la porpora , vestimento assegnato alle persone imperatorie. Nessuna scultura , fra quante ne esistono o di antico o di moderno lavoro in marmo che non sia statuario , può concorrer di pregio e di eccellenza con questa. Eseguite con arte egregia sono le pieghe del manto ricchissimo, e i sottosquadri ne sono tanto più ammirabili , quanto il porfido , per la sua estrema durezza , resiste più di qualunque
520 APPENDICE ALLA NOTIZIA
N. 465. LE NIL. Buste.
Des épis de blé entrelacés avec des fleurs de lotus et d'autres plantes marécageuses forment la couronne du Fleuve; et des dauphins demi-cachés dans sa barbe ondoyante le caractérisent pour le Nil , que ces poissons remontent , et que les anciens avaient l'usage de représenter en sculpture sur des marbres et des pierres de couleur brune. La tête, qui est seule antique , est en effet d'un granit noir d'Egypte ; mais le style est grec.
N. 466. SÉRAPIS. Buste.
Les images de ce dieu d'Alexandrie que l'on confondait avec Jupiter et avec Pluton, étaient exécutées en matières de couleurs brunes. Ce buste colossal d'une belle conservation est de marbre noir antique. Le modius ou boisseau est un attribut de Sérapis, et un symbole de richesse. Le nom grec de Pluton dérive des richesses que ce dieu souterrain cache dans les entrailles de la terre.
N. 467. ISIS. Statue.
Cette figure, du style de Técole grecque, a été exécutée en marbre noir pour les draperies ; la tête , les bras et les bouts des pieds , qui étaient perdus , ont été restaurés en marbre statuaire :
altro marmo alla potenza del ferro ed al magistero dello scultore {stanza FUI y N. G, /;. 78). — Gli Ediloii.
DEL MUSEO NAPOLEONE Sai
dans l'antique ces parties étaient probablement de la même matière. Les draperies noires étaient propres à Isis; mais ce qui caractérise encore mieux cette Déesse, suivant une remarque de Winckelmann, c'est le nœud qui réunit sur la [)oitrine les bouts du manteau égyptien h franges, appelé calasiris.
L'autel sur lequel on a placé celle statue est consacré à Diane. MalTei a publié l'inscription , Muséum Veronense , page :i6Q. Cet autel , et celui du N. 4^9, découverts probablement en même temps , ornaient autrefois les jardins de Sixte- Quint.
N. 468. NÈGRE. Statue.
Les esclaves nègres faisaient partie du luxe des Romains , et ont été représentés par les anciens statuaires. Ou ne peut que louer le sculpteur moderne qui, en restaurant ce fragment précieux d'albâtre fleuri, appartenant à une statue du genre de la sculpture polychrome , en a fait par la restauration un nègre richement habillé. Les cheveux bouclés sont imités de ceux d'une statue antique qui était jadis dans les jardins de Sixte-Quint à Rome.
Le bas-relief encastré dans le piédestal représente trois Nymphes (i).
(i) Nelle Sculture della Villa Borghese, ov' è dato questo Moro inciso in rame {st. Vili ^ n. 7), si dice che Vopera è del secolo decimosettimo , tenuta pero in molto pregio e pubblicata nelle antiche descrizioni della Villa Pinciana. — Gli Editori.
522 APPENDICE ALLA NOTIZIA
N. 469- DIEU EOYPTiEx. Demi-figure.
Le petit serpent qu'on remarque sur la coifVure de cette figure, était en Egypte un symbole des divinités, et fait voir que le sujet de ce beau fragment de basalte noir n'est pas un jjrêtre, mais un dieu de cette contrée^ vraisetnblublement Osiris.
Cette demi-figure est placée sur un autel , dont les côtés sont ornés de bas-reliefs relatifs à la chasse. L'inscription qu'on lit sur le devant porte que cet autel était consacré aux Forces {Virihus). Gruter l'a publié, page 89, N. 9 (i).
(i) Oltre Vara qui accennata , qualcJi' altro monumento si conosce dagli Eruditi ov' è menzione delle Forze parcdre^ cioè aderenti^ di Nettuno ( Averold. Piti, di iJresc. p. ac)o ) , di Diana ( Grut. p. io 11, i; Gud. ;5. 29 , a), delle Ninfe {De Lama y Iscr. della Scala Farnese , p. Gy), e delle Linfe,, come in questa tuttora inedita da noi trascritta a Villincino ^ provincia di Milano^ neW esterna parete della chiesa di Santa lilaria:
LYMPHw . VIRlBiw
Quintus . VIBIVS . SEVERVS
Votum . So/cU
Vis divina sita est in rerum natura , et causas gignencli , augendi , minuendi habet , dice Stratone , presso Tullio (De Nat. Deor. /, i3), e perciò la Forza è delta da Esiodo figlia del gigante Fallante e di Sn'ge ( Theogon. f. 385 ) , e da Igino sorella delle Fonti e dei Laghi { Fabul. praef. p. S) , venerali dagli antichi siccome divinità. Il Maffei non ebbe certo presenti queste nozioni , allorché veduto un marmo sincero, consacrato alle Forze^ VIRIBUS {Averold. I. e.), anziché darne il significato,, slimo più espediente il tacciarlo di fa h ita (A. C. L. p. 47^)* — Gli Editori.
N. 470. ÌSIS NEÌTH. Buste.
Cette Déesse adorée à Sais, sous le nom de Neïth , était confondue par les Grecs avec leur Minerve. C'est ce rapport que le sculpteur grec a voulu faire sentir en plaçant une chouette, symbole de Minerve, sur le piédouche d'un buste de marbre noir, que la coiffure et la draperie ou calasiris égyptienne devaient faire reconnaître pour Isis. La figure de l'idole , effacée autrefois , probablement par haine pour les superstitions des payens , a été restaurée (i).
N. 47t. ISIS. Statue.
Cette figure presque colossale , d'une parfaite conservation , est sculptée en marbre noir et dans le style grec. Trouvée à la Pailla Adriana dans le siècle dernier, on l'a vue autrefois dans le Musée du Capitole , où cependant elle n'avait pas la lete antique , que l'on a dernièrement restituée.
Dans le piédestal sont encastrées deux figures, sculptées en bas-relief sur du grès très-dur, qui semblent les portraits de deux persomiages égyptiens exécutés avec beaucoup de finesse. L'écriture hiéroglyphique qui les accompagne est très-nette. Ce bas-relief a été acquis à Aix avec la statue du N. 474.
(i) T^edesi disegnala e descritta nelle Sculture della Villa Borghese, st. FUI , n. 12, e ne' Mon. du Musée, T. IF, p. 55. — Gli Editori.
524 APPENDICE ALLA NOTIZIA
N. 472. FIGURE ÉGYPTIENNE debout.
Statue.
CeLte petite figure de femme, dont la draperie ornée d'hiéroglyphes forme une espèce de tablier, appartient par le style à fancienne école égyptienne, et est remarquable par la finesse de Texécution.
Elle est placée sur une gaine antique d'albâtre fleuri, formée d'une tête et d'une patte de panthère.
N. 473. FIGURE ÉGYPTIENNE a genoux.
Statue.
Elle est exécutée en basalte , et placée sur une gaine pareille à la précédente , dont le haut est de granit rose.
N. 474. PRÊTRE EGYPTIEN. Statue.
Ce personnage est à genoux assis sur ses talons, les mains posées sur les cuisses. Cet ouvrage , d'une parfaite conservation, est exécuté dans une pierre jaunâtre fort dure qui est le saxum arenaceum de M. Wad {Fossilia jEgyptiaca, N. 398). Il nous donne une idée du plus haut point où l'art statuaire se soit élevé chez les Egyptiens. Les proportions des parties sont exactes, les indications des os et les articulations sont justes et même savantes. Le caractère national se montre particulièrement dans le visage et dans l'élévation des
oreilles. Ce moiiuinent , qui faisait partie du cabinet de M. Sallier à Aix en Provence, vient d'être acquis pour le Roi par les soins de M. le Comte de Forbin.
Le piédestal est orne' d'un bas-relief égyptien tiré des fragments d'un obélisque qui fut trouvé jadis à Rome dans les environs du temple d'Isis et de Sérapis.
N. 475. THALAMÉPHORE. Statue.
Une femme consacrée au culte égyptien est le sujet de cette statue de granit noir à taches blanches et d'un très-beau style 5 elle porte un de ces petits temples ( thalamos ) usités dans les pompes ou processions, dans l'intérieur duquel on voit une idole debout. Le pilier qui sert d'appui à la statue , est couvert d'hiéroglyphes sur deux côtés.
Le piédestal est orné d'un autre fragment du même obélisque, dont on a fait mention au numéro précédent.
Deux gaines à tête de griffon , placées à côte de l'arcade , supportent deux petites statues égyptiennes , dont l'une à genoux est de basalte vert , l'autre assise est de basalte noir.
N. 476. THALAMÉPHORE a genoux. Statue.
Cette figure à genoux , de basalte noir', porte dans ses mains un petit trône, sur lequel trois idoles sont assises. Ce monument fut trouvé dans le siècle dernier le long de la voie flaminienne , à environ dix lieues de Rome.
f)2() APPENDICE ALLA NOTIZIA
W. 477. ISIS. Statue.
Cette figure de basalte de dimensions encore plus fortes epe celle du N. 4/1 5 ^st loin d'être aussi bien conservée. On l'a tirée des jardins de Versailles ; le style se ressent des écoles grecques.
Trois inscriptions hiéroglyphiques sont encastrées dans le piédestal.
Deux gaines de marbre grec veiné , pareilles à celles des numéros 472 et 4?^? supportent deux monuments de l'art égyptien; l'un est un épervier, emblème d'Osiris et du Soleil; l'autre un cynocéphale, animal du genre des singes, que les superstitions de l'Egypte avaient consacré à la Lune.
N. 478» FIGURES EGTPTiENNEs. Groupe.
Ces deux statues, moindres que nature, sculptées dans le même bloc de granit rose , représentent un homme et une femme. Les hiéroglyphes qui sont grossièrement gravé.s sur différentes parties du groupe , apprenaient sans doute à ceux qui savaient lire l'écriture sacrée . les noms de ces deux personnages. Il semble par le style du monument, qu'ils ont vécu k une époque où fart statuaire des Egyptiens était dans la décadence.
N. 479. FIGURE EGYPTIENNE DEBOVT. StatUC.
Cette autre figure de basalte est toute antique, quoique la tête soit rapj)ortcc. Quant* au sujet, il n est pas plus aisé de le déterminer que celui du muî.'éio suivant.
Un fragment d'obélisque découvert à Rome ,. dans l'île du Tibre, orne le piédestal.
N. 480. FIGURE EGYPTIENNE ACCROUPIE. Statile.
Cette statue de grandeur naturelle , de granit noir, et d'ancien style égyptien, est d'une grande intégrité. On ne peut déterminer avec certitude si les figures représentées dans cette pose sont des portraits de personnes réelles , ou des images de ces Génies qui étaient censés accompagner les grandes divinités de l'Egypte.
Un autel rond, orné de guirlandes et de bucrânes d'ancien style grec , sert de piédestal à la statue. Jl a été apporté de l'île de Délos , et acquis pour le Roi avec les morceaux des numéros 471 et 474-
Deux sphinx de marbre noir sont élevés des deux côtés, ainsi que deux autres vstatues égyptiennes , ouvrages d'imitation. L'une en parangon représente Osiris j Fautre qui représente Isis , est du même marbre , à l'exception des chairs , qui sont exécutées en albâtre (r).
N. 481. ISIS. Statue.
Cette figure, exécutée en granit gris de Tîle d'Elbe , est une imitation des statues égyptiennes
(i) / simulacri d'Osiride e tV Iside ^ indicali come ouvrages d'imitation , sono moderni. V. le Sculture della Villa Borghese, si. Vili, iV. 2 e io. ~ Gli Editori.
538 APPENDICE ALLA NOTIZIA
irisis. Un second fragment de l'obélisque dont on a fait mention au N. 479? ^^'^^ ^^ piédestal (i).
N. 482. GRAND AUTEL des dovze Dieux.
Cet ouvrage de l'ancienne école attique ou éginélique , pris par erreur pour travail étrusque , est exécuté en marbre pentélique. Les bas-reliefs qui ornent les trois faces, sont distribués sur deux bandes.
Les figures qui remplissent la bande supérieure, sont les douze grands dieux de la religion grecque, quatre sur chaque pan de l'autel. Les figures de Ici bande inférieure sont plus grandes, au nombre de neuf seulement , et trois de chaque côté. Sur la première face, ce sont les trois Grâces qui dansent; sur la seconde, les trois Heures ou Saisons de l'année , dont l'une a dans la main des feuilles , l'autre une fleur, la troisième des fruits. Enfin sur la dernière face on voit trois Déesses sans autres symboles que des sceptres dans leurs mains droites, et leurs mains gauches ouvertes. Ce sont probablement les îlilhyes , déesses qui présidaient à la naissance des humains, et que l'on confondait quelquefois avec les trois Parques. Ce monument a été gravé et expliqué dans le sixième volume du Mus^o Pio-Chinentino j planche B, et dans les Monumenti Gabini , page 209.
Le grand vase en forme de cratère qui surmonte l'autel , est de marbre paoïiazzelto { le marbre
(i) Quest^ Iside pure è moderila, y. Villa Borghese, si. Vin, N. X. — Gii Editori.
DEL MUSEO NAPOLEONE Siq
phrygien ou sjmnadique des anciens ) : le bord est décoré de masques bachiques.
N. 483. PRÊTRESSE D'ISIS. Statue.
Cette statue , de marbre de Paros , est caractérisée par la palla repliée en forme d'étole , ornement des prêtresses isiaques décrit par Apulée , et reconnaissable sur quelques autres monuments. C'est le portrait d'une femme grecque qui vivait à la fin du deuxième siècle de l'ère chrétienne , ainsi que sa coiffure l'indique.
Ce monument , transporté d'Athènes à Marseille j a été acquis pour le Roi par les soins de M. le Comte de Forbin.
N. 484* GRAND VASE orné de cannelures , et dont les anses sont formées par des serpents.
Il est placé sur un autel sépulcral décoré de sculptures , et portant l'inscription de M. Antonius Tjrrannus. Cette inscription n'a pas été publiée exactement dans le Trésor de Gruter, p. io35, N. 14 (r).
(i) U epigrafe errata in Gruferò (1. e. ) vuoisi cor" reggere nella seguente maniera:
M . ANTONIVS . TYRAN