‹ Opere varie, italiane e francesiChapitre 25 sur 122 · N. 9. ADRIEN · texte numérisé non relu

N. 9. ADRIEN

Tête de l'empereur Adrien, de grandeur colossale: elle était faite pour être enteé sur une statue armée de cuirasse, élevée à Rome, dans le vestibule de son mausolée, dit la Mole Adriana.

Cette excellente sculpture , eu marbre peutélique , a été trouvée à Rome, au château St-Ange, au commencement du siècle dernier. Pie VI l'avait fait placer au Vatican (i).

Le jeune favori d'Adrien est représenté , dans ce buste, avec des cheveux qui tombant en boucles parallèles tout autour de son col 5 des feuilles, qui partent du piédouche, s'élèvent au bas de sa large poitrine. Ces particularités nous rappellent les images d'Harpocrate ; et ce n'est pas la première fois que les portraits d'Anlinoùs nous • présentent les caractères de quelque Dieu de TE-

Cette sculpture, de grandeur colossale, exécutée en marbre grec dur, vient du Musée du Vatican Elle avait été déterrée en 1790, à Tivoli, dans les fouilles de la f^illa Fede, qui fait portion de l'aiìcienne ^illa Adriana (a).

(i) V. il Museo Pio-Cleraentino , T. VI, tav. 45. —

(2) V. il Museo Pio-Cleaicntino , T. VI., ta^. 47- — Gli Editori.

N. n. ANTONIN PIE.

Voile et couronné d'épis , cet empereur est représenté dans le costume des frères Arvales. On donnait ce nom à une dignité sacerdotale dont on rapportait l'origine à Romulns, et à laquelle on n'admettait que les premiers personnages de l'Empire (i).

La tête antique , eu marbre pentélique , est rapportée sur un buste en marbre de Paros. Antonin Pie est compté au nombre des frères Arvales , en quelques rares inscriptions romaines.

Ce buste colossal , et celui de Lucius Verus , au N. 12, viennent du château d'Ecouen.

Ce buste , qui est le pendant de celui qui précède, nous représente cet Empereur dans le même costume que son père adoptif Plusieurs monumens authentiques prouvent que Lucius Verus avait été aussi mis au rang des frères Arvales.

Il a, ainsi que l'Antonin Pie, la tête antique en marbre pentélique, rapportée sur un buste en marbre de Paros. Il vient du même endroit (2).

(i) Les frères Arvales tiraient leur nom des sacrifices qu'ils offraient aux Dieux pour eu obtenir la fertilité des champs , Arva (*).

(?) Veggasi P opera qui sotto citata, T. JII, pi. 55. —

O leggasi i Monumens antiques du Musée, T. III , pi ScjOcVj intagliato questo bd busto dal Piroli e illustrato da Luigi Petìt-Radel. Rispetto al busto di Lucio l'aero veggasi nello stesso T. Ili la pi 55. ' - Gli Editori.

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rv. i3. DOMITIEN.

L'empcrcur est couronne de laurier et armé de cuirasse.

Ce buste trcs-rare, et de grandeur colossale , a été tiré de la f^illa Albani (i).

N. 14. ESCIJLAPE.

Le Dieu de la médecine est ici caractérisé par une espèce de turban formé d'une petite bande d'étofie (théristrion) qui est roulée autour de sa lete , coifFure singulière qu'on voit dans plusieurs images antiques de ce Dieu , et dans quelques portraits d'anciens médecins. On peut encore observer, dans cette tête, que les traits, la barbe et la chevelure d'Esculape, quoique ressembîans à ceux de Jupiter, sont cependant bien éloignés de celte majesté imposante qui distingue le plus puissant des Dieux.

Ce buste est exécuté eu marbre peutéiique.

SALLE DES EMPEREURS

N. i5. TRÉPIED du Capitole.

Grand trépied en marbre pentélique d'un seul Lloc , destiné autrefois à servir de fontaine : il est orné de lig(u'es de Néréides avec des monstres ma-

(1} ^. la suddetta opera ^ T. III. pL 28. — Gli Editori-

DEL MUSEO NAPOLEONE nQii

rins- de masques de lions, ci de rinceaux de vignes d'un très-beau style. Un balustre cannelé on spirale soutient le fond de la tasse : ce balusfre est vide en dedans pour contenir le tuyau qui y conduisait les eaux.

Ce beau morceau, trouvé à la /^7//« Adriana , à Tivoli, était placé à Tentrée du Musée du Capitole. Caylus Ta fait graver:^ mais il se trompe eu le décrivant comme sculpté en marbre noir (i).

N. [6. JULIEN dit t'ArosTAT. Statue.

Le dernier des Césars de la race de Constantin , cet homme que ses vertus , ses travers , sa philosophie et son fanatisme ont rendu tour-à-tour l'idole et Tabomination des difìerens partis, Julien l'Apostat est représenté dans cette statue. La ressemblance de la tête avec son portrait constaté par les médailles , est de l'évidence la plus frappante. On y remarque la barbe, que Juhen ne se fit plus raser dès qu'il eut secoué la dépendance de Constance son beau-frère , et qui , à la cour de celui-ci , lui faisait donner le sobriquet de ca~ \ pella ( la petite chèvre ). L'Empereur est habillé I en mauteau grec, et porte sur sa tête un diadème i oij le laurier se voit entrelacé avec des cordons , et relevé par des pierreries.

Cette statue existait à Paris , oubliée dans les ate- , liers d'un marbrier. Le gouvernement eu ayant été insti'uit, la fit acquérir pour le Musée (2).

(i) y. in questo stesso volume una piìt accurata es pO'

^ ■dizione di questo monumento a pag. 252. — Gli Editori.

(2) Il est probable, disse il risconti nell'edizione del i8o3

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