‹ Opere varie, italiane e francesiChapitre 27 sur 122 · N. 19. CÉRÈS · texte numérisé non relu

N. 19. CÉRÈS

Cette statue colossale , en marbre pentélique , d'un style sevère et d'un effet imposant et majestueux , s'annonce au premier coup-d'œil pour l'image d'une Déesse. La tunique et le petit peplum forment ses habillemens. Ce sont les syml^oles ajoutés par la restauration , qui y font reconnaître Cérès.

Elle existait depuis trois siècles environ , dans la cour du palais de la Ghancellerle Apostolique, d'où elle iravait été tirée que pour orner la grande rotondo au Musée du Vatican (i).

fina crosta argillosa di cui sogliono trovarsi sotterra coperti i lavori antichi. Al primo sguardo tale statua ci dà un? idea dell' arte che non s' accorda con questi tempi , poiché ha untarla di grandiosa maestà nelle parti, nelle quali però non si scopre quell'abilità che è propria degli antichi maestri: vi sono, a così dire ^ i colori principali , ma vi mancano le mezze tinte , perloche la figura acquista un non so che di pesante (Stor. dell'Arte, T. II y p. 4o4 )• -^ queste osservazioni il Visconti aggiunse nella prima edizione della Descrizione delle Antichità del Museo Napoleone , che la lète , à la vérité , a quelque rapport , pour l'âge et pour la barbe , avec les portraits authentiques de cet empereur : mais elle en diffère par la dureté de la physionomie , et par le costume de la chevelure. Elle doit cependant appartenir à quelque grand personnage romain du tems des Antonins , peut-être ùi quelque magistrat on gouverneur de province. — Bisogna credere che più accurate osservazioni posteriori gli abbiano sgombrato questi dubbi, attesoché qui adotta interamente V 0pmione del fVinckelmann , opinione seguita dal Saint- Victor nel Museo delle Antichità , disegnato , inciso , ec. da Pietro Bouillon , tomo V, n. 1. — Gli Editori. (') Più mature considerazioni hanno fatto aW autore

288 NOTIZIA

ÌN. ao. MINERVE colossale, dite la Pallas

DE VellETRI. '

La fillt; de Jupiter est reprcseiilee datis cette admirable statue , avec toute la beauté majestueuse qui coiivieut au caractère de la Sagesse, au Gènio des talens et des arts. Rien de plus noble ni de mieux imaginé que l'ample peplum qui , formant une riche draperie autour de ses membres , retombe jusqu'à ses j)ieds : les plis , artistement variés , en sont distribués tout-à-fait dans le goiit de Fancienne Ecole grecque. La Déesse est coiffée de son casque j armée de f égide , et elle a une pique à la main 3 mais son air doux et sou regard tranquille semblent indiquer assez que les études et les ornemens de la paix ne lui sont j)as moins chers ni moins familiers que les combats.

Ce sublime ouvrage, de marbre de Paros, a été déterré de 1797,* dans le territoire de Velletri, ville distante de Rome de () à i o lieues , parmi les ruines d'une maison de plaisnîice romaine. Aurait-on décoré de ce rare monument la maison de campagne oii Auguste avait été élevé dans son enfance? Le Musée, en possédant VApollon du Belvédère et la Pallas de i^el- Letri , peut se vanter de renfermer dans son sein , parmi les statues les plus classiques qui nous restent de l'antiquité, celle qui a été la première, et celle qui a été la dernière à revoir le jour (i).

riconoscere in questo simulacro la Musa Melpomene. V . in questo stesso volume a pag. ^j. — Gli Editori.

(i) Questa magnifica statua trovasi disegnata dal Gr anger e incisa dal Morace nel Museo pubblicato dal Bouillon; ci è pure nel tomo I , pi. i dei Monumenti del Musée Français. — Gli Editori.

N. 21. JVERON, vainqueur aux jeux de la Grèce

Statue debout, de proportion presque colossale, toute nue, excepté les cuisses, qui sont enveloppées dans une large draperie , costume héroïque imité des statues de Jupiter, et adopté dans la suite pour celles des Empereurs et des Césars. La tête en est très-remarquable, parce qu'elle nous offre les traits connus de Néron , quoiqu'ennoblis par l'artiste. Ses cheveux sont serrés par un bandeau (taenia) appelé proprement diadème, qui servait autrefois d'ornement à la tête des rois, et qui était en même tenis le signe distinctif de tous les vainqueurs dans les jeux sacrés de la Grèce. Néron, qui avait remporté des prix dans tous ces jeux, soit à la course des chars, soit dans les concerts des citharèdes, oubliait le rang de maître du monde au point d'être vain de ces honneurs du théâtre.

Cette statue est de maibre pentélique. La tête antique de Néron, exécutée ea marbre de Paros, y a été rapportée par le sculpteur qui a restauré cette antique à Rome. Elle convient parfaitement à la statue, pour les proportions aussi bien que pour le costume.

N. 22. OTHON. Statue.

Statue toute nue d'un personnage romain, à la manière des statues héroïques. La coiffure, parfaitement semblable à celle des portraits d'Othon, a fait penser qu'on y pourrait bien reconnaître cet Empereur, dont le règne fut de si courte durée. Cette statue, ea marbre pentélique, a été trouvée Vise. Op. var. T. IV. 19

ago NOTIZIA.

près de Terracina , pendant Ics travaux entrepris pour

le dessèchement des marais Pontins (i).

N. 23. MELPOMENE. Colossale.

Cette figure de douze pieds , une des plus fortes parmi celles que les siècles ont respectées , représente la Muse de la tragédie, vêtue de la même tunique à longues manches, et ceinte de la même ceinture que la Melpomene sculptée sur le basrelief des neuf Muses , N. 3g. Elle a de plus un petit manteau rejeté sur le dos et rattaché h sa ceinture d'une manière tout-h-fait pittoresque. Ce manteau portait le nom de chlamjdc , et faisait partie du costume théâtral. On est étonné quand on examine comment l'habile artiste qui a exécuté ce colosse , a pu donner tant de grâce à la physionomie noble et sentimentale de sa tête.

Cette Muse était probablement l'une des neuf qui ornaient le théâtre de Pompée: elle était resiée dans la cour du palais du cardinal Riario , devenu ensuite celui de la Chancellerie Apostolique, et bâti sur les dessins du Bramante dans l'emplacement de ce théâtre. Pie VI la fit restaurer et transporter au Vatican: on a ajouté dans la restauration le masque d'IIcrcuîe , que l'on voit dans la main de la statue (3).

(r) // coiitc De Clarac , dal quale appariamo che quexta statua è rimasta a Parigi ^ osserva che la physionomie ne répond pas toul-à-fait à celle d'Othon qui nous est connue par ses médailles. Si elle ne représente pas Othon, c'est celle d'un Romain qui a vécu à la même époque. (Description des Antiques, ec. p. 67). — Gli Editori.

(■2) V. ii Museo Pio-Clementino, T. II ^ tav. 26, enei presente volume al n. XI, p. 40. — Gli Editori.

N. 24. DOMITIEN. Statue.

Les statues qui nous retracent le portrait du dernier des Flavius , sont très rares j ses monumens ayant été détruits par la haine publique et par un décret du vSénat. Cette statue de Doniitien, en marbre de Paros , placée à la maison de campagne d'un particulierj peut-être de quelque affranchi de ce prince , a pu échapper h la destruction. L'Empereur y paraît tout nu 5 il n'a qu'une courroie en écharpe pour y suspendre l'épée appelée parazonium , et une petite chlamyde autour du bras gauche.

Cette statue déterrée en i j58 , dans le territoire de la Colonna (l'ancien Lahicwn)^ à six lieues de Rome, a été tirée de la Pailla Albani.

N. 25. ANTINOUS en IlERcutE.

Le favori d'Adrien est représenté en Hercule, îl s'appuie sur sa massue enveloppée d'une peau de lion.

Cette statue, de marbre de Luni, a été trouvée près de Tivoli. La tête antique y a été rapportée.

Une couronne tissue de feuilles de chêne orne le front d'Octavius. Cette couronne , appelée civique, lui fut déférée quand il eut mis fin aux guerres civiles. 11 est armé d'une cuirasse, et habillé de la chlamyde impériale appelée paliidamentiim.

2^2 NOTIZIA

N. 27, TFBÈRE. Tête en bronze.

La couronne civique ombrage aussi le front de Tibère dans cette rare tête en bronze , de grandeur presque colossale.

N. 28. CLAUDE. Tête eu bronze.

Le successeur de Caligula est couronne de lauriers. Cet ouvrage en bronze est dans tout le reste parfaitement conforme au Tibère du N.*' précédent.

Ces deux têtes, de bon style, mais d'une fonte qui n'est pas assez soignée, avaient peut-être été placées dans la basilique de quelque municipe romain de l'ancienne Gaule. La partie postérieure de toutes les deux a été restaurée dans le xvi siècle^ les couronnes, à ce qu'il paraît , ont été retouchées a la même époque.

N. 29. CLAUDE. Busle en bronze.

L'Empereur est couronné de lauriers comme au N. précédent: mais le style et l'intégrité recommandent ce bronze bien davantage.

Ce morceau, ainsi que le Titus du N. suivant, a été tiré du château de Richelieu.

N. 3o. TITUS. Busle en bronze.

Ce rare buste est le pendant de celui de Claude, quon vient de décrire. Ils ornaient probablement la Curie du même Municipe.

Tiré du château de Richelieu, ainsi que le N. 29. Il est à croire qu'on les avait déterrés dans les mêmes fouilles.

DEL MUSEO NAPOLEONE 2q3

N. 3i. ELIUS CÉSAR. Buste.

Ce nest que sur quelque ressemblance avec les portraits authentiques d'Elius César, que ce buste a e'té connu à la Filla Albani, sous le nom du fils adoplif d'Adrien.

Ce buste de Lucius Verus , égale en authenticité, et presqu'en mérite, celui du même Empereur , décrit sous le N. 1 1 9.

Il a été tiré de la f^illa Albani.

Page 1