‹ Opere varie, italiane e francesiChapitre 38 sur 122 · N. 73. > TRAJAN · texte numérisé non relu

N. 73. > TRAJAN

Vêtu en philosophe plutôt qu'en Empereur, Trajan assis, porte un globe dans sa main gauche. La tête, qui est antique, offre évidemment le portrait de ce prince très-connu par les médailles 5 mais il est nécessaire d'observer qu'elle n'appartenait pas originairement à cette statue , et que la restauration des mains a été faite en conséquence du rapport de la tête.

Avant d'être placée au Vatican par Clément XIV, cette statue se voyait à la Villa Mattei, sur le mont Gœlius, à Rome (2).

N. 74. SEXTUS, de Chéionée.

Le nom de Sextus, de Cbéronée, oncle de l'historien Plutarque et l'un des précepteurs de Marc- Aurèle, a été donné à cette statue sur le fondement d'une médaille grecque sur laquelle on a cru reconnaître le portrait de ce philosophe.

Cette statue , eu marbre grec , est tirée du Musée du Vatican. La tête antique est rapportée (3).

(i) V. il N. A. nel Museo Pio-Clem. T. Ili, iav. i4 e «f/f Iconogr. Gr. T. /, tav. 29, § 3. — Gli Editori.

(2) V. il Museo Pio-Clementino , T. IIJ , tav. 7, — Gli Editori.

(3) Vedi in questo volume al n. XLFl , pag, Î87. — Gli Ediioii. ;

DEL MUSKO NAPOLEONE 3l3

N. 75. GUERRiEtl, dit PiiocioN.

Il est debout, nus pieds, le casque en tête, et couvert en partie d'une chlainyde qui paraît d'un tissu épais et d'une étoffe grossière: l'extrême simplicité de ce costume est peut-être le seul fondement sur lequel, jusqu'à présent, on a cru reconnaître dans cette statue Phocion, ce guerrier distingué par sa modeste simplicité. Mais la beauté idéale de la tête, rend plus probable que le sujet appartient à l'iiistoire héroïque 5 et l'endroit où la statue a été retrouvée, peut faire croire qu'elle représente un des héros instituteurs des jeux Isllimiques, tels qu'Adraste ou Amphiaraiis.

Cette statue , en marbre pentélique , a été trouvée à Rome, vers le milieu de ce siècle , dans les fondations du palais Gentili, au pied du mont Quirinal , près l'endroit où était anciennement le temple d'Archémorus. Pie VI la fit placer au Vatican. Les jambes sont modernes (i).

(i) Nell'edizione del 1800 l'autore ai'fn'a avvertito che ^opinione di coloro che in questa statua prétendent voir Ulysse travesti, allant avec Diomede reconnaître le camp des Troyens est appuyée sur des rapprochemens moins incertains. — Feggasi in questo volume al N. XXXVII , p. i5i , ove piglia in nuovo esame l'avviso che la statua da lui stesso esposta nel Museo Pio-Clem. T. 11^ tav. 43 , rappresenti Focione , e il perche egli avesse un tempo opinato eh' essa potesse anche rappresentare Ulisse. — Gli Editori.

N. 70. MÉiVAxNDRE.

Assis sur un siège dit hémicycle, h cause de son dossier demi-circulaire, Méiiandre, honoré par les Grecs du litre de prince de la nouvelle comédie, paraît se reposer de ses travaux littéraires et jouir de sa renomméa : il est sans barbe, et porte la tunique et le manteau carré dos Grecs , pallîum. Son nom se voyait sans doute autrefois gravé sur la partie de la plinthe qui est rompue j mais, à son défaut, un bas-relief antique, qui représente ce célèbre poëte avec une inscription authentique, sert à prouver que celte statue nous offre son véritable portrait.

Cette belle figure , en marbre peatélique , ainsi que celle de Posidippe , qui en est le pendant , ont été trouvées vers la fin du seizième siècle , à Rome , sur le mont Viminal , dans les jardins du couvent de Saint Laurent in Panisperna. L'une et l'autre étaient placées dans une salle ronde qui faisait partie des bains d'Olympias. Sixte V les fit transporter dans la Filin Montalto , depuis Negroni , d'où , sous le pontificat de Pie VI, elles passèrent au Musée du Vatican (i).

W. 77. POSlDiPPE.

Natif de Cassandrée en Macédoine , Posidippe a passé , chez les Grecs , pour l'un des meilleurs auteurs de ce quils appelaient la nouvelle comédie ; il est vêtu à peu-près de la même manière que

(i) Vedi il Museo Pio-Cleinenlino , T. III, lav. i5, e in 'juesto tvlu'/ie al n. XLl^ ^ p. i83. — Gli Editori.

DSî, MUSEO NAPOLEOlSE 3l5

le poëtc Mënandre (voyez rexplicalion du N.° préce'dent) , et comme lui il est assis sur celte espèce de siège qui ^ de sa forme circulaire , a pris le nom d'hémicjcle. Il a des anneaux à ses doigts et des brodequins aux pieds. Le nom de FIOSEi- Ainn02 ( Posidippe ) j gravé sur la plinthe . ne laisse aucun doute sur le personnage repiéscnté dans cette statue , qui réunit une imitation frappante de la vérité à une extrême simplicité de travail.

Elle a été trouvée dans la même fouille que la précédente et placée successivement dans les mêmes endroits. Il est bon d'observer que les masques des deux statues ont été autrefois détachés par l'effet de la rouille d'un goujon de fer fixé sur le sommet de leurs têtes, et qui probablement avait servi à établir une espèce de grande auréole ( Meniscos ) dont les Grecs avaient soin de munir les têtes des statues exposées à découvert j pour en mieux conserver la propreté. On conjecture que ces deux statues avaient autrefois orné le théâtre d'Athènes (i).

La fille de Jupiter est ici représentée debout et couverte de cette large et double chlarayde appelée Diplax , qui passe sur sa tunique et va , suivant l'usage , se rattacher sur l'épaule droite ; elle a le casque en tête, et sur la poitrine l'égide bordée de serpens, avec la tête de Méduse.

(i) Vedi il Museo Pio-Clementino, T. Ili, tav. 16, c in questo volumi- al n. XLìV, pag. 179 — Gli Editori.

3l6 NOTIZIA

Cette statue , eu marbre pentélique , est tirée de l'au' cienne Salle des Antiques^ les bras sont modernes { i ) .

N. 79. ALCIBIADE. Hermès.

Quoique cette tête non achevée soit seulement mise aux points, elle montre assez de ressemblance avec les portraits avérés d'Alcibiade, pour pouvoir l'y reconnaître. Cet hermès est recommandable par les traôes qu'il nous conserve de la méthode mécanique de mettre la sculpture aux points, suivie par les anciens. 11 est de marbre pentélique.

N. 80. MERCURE exagonios. Hermès.

Cette tête, de marbre pentélique, montre dans sa physionomie les mêmes traits qui caractérisent quelques images de Mercure. Les oreilles , sillonnées par des cicatrices horizontales, sont propres à Tinventeur de la gymnastique.

Cette sculpture vient du château de Richelieu.

N. 81. HIPPOCRATE. Hermès.

Les portraits du coryphée des médecins étaient multipliés chez les anciens: celui-ci, quoiqu'il n'égale pas en beauté d'art celui qui sera décrit sous le num. 242, retrace cependant la même physionomie.

Il était à la Filla albani. Le nom de Xeuocrate , gravé sur la gaine, est moderne.

(i) P^ecli in questo volume al n. VI -^ pag. 18. — Gli Editori.

DEL MUSEO NAPOLEOWE ÓIJ

N. 83. Q. HORTENSIUS. Hermes.

Cet hermès, dont la tête offre un portrait romain, a beaucoup d'analogie avec celui de Quintus Hortensius , orateur célèbre dont il existe à Rome un buste, constate par une inscription authentif{ue.

Cet hermès, de marbre pentéliqUe, vient de la Prilla Albani,

Page 1