N. 117. MÉLÉAGRE
Nu et n'ayant d'autre vêtement qu'une simple chlamyde qui est attachée sur ses épaules et tourne autour de son bras gauche , Méléagre , fils d'Oenée y roi de Calydon , est ici représenté se reposant après avoir tué le redoutable sanglier qui ravageait ses états 5 la hure de ce terrible animal est à son côté , et , près de lui , est assis son chien fidelle. La beauté de ce groupe ^ qui est regardé comme un des chefs-d'œuvre de la sculpture antique j est relevée par sa grande conservation} il n'y manque que la main gauche, qui s'appuyait sur une lance, dont l'extrémité est restée sur la plinthe.
Ce groupe est d'un marbre grec de couleur un peu cendrée, tel que celui que les anciens tiraient du mont Hymette. Quant à l'endroit où il a été trouvé , il y a deux traditions difféx'entes : Flaminio Vacca prétend que c'est sur le mont Esquilin , près de la Basilique de Caius et Lucius, lieu connu par beaucoup d'autres découvertes^ l'Aldovrandi , au contraire, veut qu'il ait été trouvé hors de la porte Portese , dans une vigne voisine du Tibre. L'autorité de ce dernier paraîtrait préférable, puisqu'il est d'une époque plus rapprochée de la découverte. Quoiqu'il en soit, après avoir appai-tenu à Fusconi , médecin de Paul III , ce groupe a été
(i) Fedi il Museo Pio-Clementino , T. FJ, tav. i, Gli Editori.
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loiig-tems au palais Piglimi, prùs la place Farnese à Rome , d'où Clément XIV l'avait fait transporter au Musée (lu Vatican (i).
N. n8. ADONIS.
La jeunesse et la grâce qui brillent dans toute cette figure , ont pu faire adopter le nom tVÂdo- Tiis qu'elle portait au Musée du Vatican. Cependant la statue ne présente aucun attribut qui puisse suffisamment motiver cette dénomination. Au contraire , il existe plusieurs statues d'Apollon qui ressemblent à celle-ci, par la pose, par le caractère et par la chevelure.
Cette statue , en marbre grec à petits grains , a été trouvée de nos jours , à trois lieues de Rome , sur la route de Palestrina, lieu dit Centocclle, Pic VI Pavait fait placer au Vatican-, la cuisse et la jambe droite, ainsi qu'une partie des bras et des mains dont l'une porte un javelot , sont très-habilement restaurés (2).
Frère adoptif de Marc-Aurèle et sonTassocié à l'empire , Lucius Vérus est représenté dans ce buste avec une cuirasse , et une chlamyde de l'espèce de celles que les Romains appelaient paludamentum.
(i) y. il Museo Pio- dementino , vol II, tav, 34- ~ Gli Editori.
(2) Effettivamente V Autore ha con probabilissime e dotte congetture provato essere da questa statua rappresentato piuttosto Apollo, che Adone al n. X , pag. 36 di questo volume. ^ Gli Editori.
Ses clieveux et sa barbe , dont il était très-soigneux, re'pondent aux descriptions que les écrivains du tems nous en donnent, et aux bustes en grand nombre qui en existent.
Ce buste , d'une belle conservation , est de marbre de Luni ^ il est tiré du palais ducal de Modène.
N. 120. DISCOBOLE se préparant au jeu.
Nu et debout, ce jeune athlète tient dans sa main gauche le disque, et paraît mesurer de l'œil l'espace qu'il va lui faire parcourir. Le ruban qui lui ceint la tête est le bandeau dont on couronnait les athlètes vainqueurs. La tête antique est rapportée, mais elle lui convient parfaitement.
Cette statue, en marbre pentélique, est tirée du Musée du Vatican, pour lequel Pie VI eu fit l'acquisition. Elle avait été trouvée à 3 lieues de Rome sur la voie Appienne, lieu dit le Colombaro , où l'on croit que l'empereur Gallien eût une maison de plaisance. ^Elle doit sa rare conservation aux tenons qui avaient été réservés dans le marbre, et n'avaient point été abattus (i).
N. 121. DISCOBOLE d'après celui de Myron.
Le corps penché en avant et le bras droit tendu en arrière , le jeune athlète est dans l'action de lancer le disque, moment très-difficile à saisir, et qui est rendu ici avec beaucoup d'art. Les descriptions exactes que les auteurs anciens nous ont
(i) P^cggascne una più ampia esposizione nel Museo Pio-Clemeniino , voi. Ili , tav. 26. — Gli Editori.
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laissées du célèbre Discobole ou joueur de diS" que , exécuté en bronze par Myron , prouvent que cette ' statue , ainsi que les autres répétitions qu'on en voit en divers lieux j en est une copie antique. Au tronc qui supporte la statue, on peut observer le striglie {strigilis)^ instrument dont les anciens faisaient usage dans leurs bains , pour se racler le corps, et en faire tomber la crasse et la sueur. Les athlètes qui s'exerçaient nus et enduits de parfums et d'huiles , l'employaient aussi ordinairement (i).
Cette statue est tirée du Musée du Vatican , où Pie VI l'avait placée. Elle a été trouvée, il y a peu d'années, dans la f^illa Adriana, à Tivoli. Le sculpteur qui l'a restaurée, d'après les autres copies antiques qui en existent , s'est permis de graver sur le tronc qui la soutient, le nom de Myron en caractères grecs.